Jean-Henri Meunier

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Jean-Henri Meunier
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Biographie
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Jean-Henri Meunier, né le à Oullins, est un réalisateur, scénariste et acteur français.

Il a vécu quelques années dans le village de Najac, en Aveyron, où il a tourné trois films, La Vie comme elle va, Ici Najac, à vous la terre et Y'a pire ailleurs. Il vit depuis la fin de cette trilogie à Toulouse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photographe autodidacte, Jean-Henri Meunier réalise son premier film en 1975 L'Adieu nu avec Maria Casares et Michael Lonsdale grâce à l’amitié d’Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française. En 1976, il enchaîne avec Aurais dû faire gaffe, le choc est terrible. La Bande du Rex avec Jacques Higelin sort en 1980. Ensuite, il produit Pochette surprise, le premier album de Charlélie Couture pour Chris Blackwell et Island Records.

À la fin des années 1980, la rencontre avec l’outil vidéo et Maurice Cullaz, octogénaire ami de toute la planète jazz, lui permet de concilier ses deux passions, le cinéma et la musique, en réalisant des documentaires musicaux : Smoothie, pour et avec Maurice Cullaz, tourné de 1988 à 1992, Tout partout partager avec Ray Lema en 1997, Un violon au cœur avec L. Subramaniam en 1998, Une voix nomade avec Mina Agossi en 2008 et Solo sino pa que avec Bernardo Sandoval en 2010.

Son long métrage documentaire, La Vie comme elle va, diffusé sur Arte en mai 2003 et sorti en salles en mars 2004, s’est vu décerner le Grand Prix SCAM du documentaire de création 2004. Il a également été nommé par l’International Documentary Association (IDA) et le National film Board Documentary Award (Canada).

Ici Najac, à vous la terre est en sélection officielle, hors compétition au Festival de Cannes 2006. Il est nommé au César du meilleur film documentaire, ainsi que par la Directors Guild Of America (DGA) et par l’International Documentary Association (IDA).

Jean-Henri Meunier se replonge dans le brut, il suit pendant plus de 2 ans un groupe de SDF, dont un vagabond, clown « aux semelles de vent », Fakir, fil rouge de Rien à perdre (2009) qui relate le combat des Enfants de Don Quichotte toulousains pour avoir un toit. Le film est présenté en avant-première au Festival International du Film Documentaire – Thessalonique.

En 2011, il présente Y'a pire ailleurs, libre suite désordonnée de La Vie comme elle va et de Ici Najac, à vous la terre au Festival du Nouveau Cinéma (Montréal). La trilogie Najacoise est présentée en avant-première en mai 2012 à Documenta Madrid.

En 2012 sort Tout à Gagner, suite de Rien à perdre. Fakir, Roman et Patrick, 3 SDF du campement des Enfants de Don Quichotte de Toulouse ont réussi leur pari. Après avoir démonté leur tente pour intégrer un appartement, ils ont décidé d’avancer, grâce au travail, aux études, à l’amour.

Le réalisateur revient à la photographie et les éditions Au fil du temps présentent à l'automne 2012 Empreintes : « Jean-Henri Meunier prend son temps. Il n’a pas de permis de conduire, il marche à la vitesse de la vie d’un homme, pas plus vite. Il regarde dans le mur, il a les yeux sur la route. Et comme tout le monde, un téléphone portable. Meunier, un mur, la route, un téléphone qui prend des photos : voici un nouveau monde qui prend vie, des êtres vivants, et l’art, à tous les coins de rue. Ayez l’œil ».

En 2015, il présente en compétition au FIFIGROT (Festival International du Film Grolandais de Toulouse) Faut savoir se contenter de beaucoup : Noël Godin et Jean-Marc Rouillan y reçoivent le prix d'interprétation remis par Benoît Delépine.

Ce film est la rencontre de Jean-Marc Rouillan, ancien membre d’Action directe, et Noël Godin[1], entarteur et auteur d'une ’Anthologie de la subversion carabinée.

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme réalisateur[modifier | modifier le code]

comme scénariste[modifier | modifier le code]

comme acteur[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Grand prix SCAM du documentaire de création 2004 pour La Vie comme elle va
  • 2015 : Noël Godin et Jean-Marc Rouillan reçoivent le prix d'interprétation au FIFIGROT (Festival International du Film Grolandais de Toulouse) pour leurs rôles dans Faut savoir se contenter de beaucoup.

Nominations[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Empreintes : la terre vue d'en bas & des oreilles, préface de Serge Regourd, Éd. Au fil du temps, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Une carrière d'acteur pour l'ancien activiste Jean-Marc Rouillan », sur ladepeche.fr, 9 février 2016 [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]