Jean-François d'Aubuisson de Voisins

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Jean-François d'Aubuisson de Voisins
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Toulouse
Formation
Activité
Conjoint
Louise Marie Gabrielle de Vignes de Puylaroque
Autres informations
Distinction

Jean-François d'Aubuisson de Voisins (né le à Toulouse où il est mort le ) est un ingénieur en chef du corps des mines. Il est le seul ingénieur du corps des mines du XIXe siècle à n'être issu ni de la promotion nommée en 1794 lors de la réorganisation de ce Corps, ni de l'École polytechnique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Toulouse le 16 avril 1769, il est mort le 20 août 1841[2] dans la même ville au 6 rue des Nobles (maintenant appelée rue Fermat, cette rue relie la place Saint-Étienne à la place Sainte-Scarbes)[3].

Destiné par sa famille à une carrière diplomatique, il est d'abord élève à l'école royale et militaire de Sorèze jusqu'en 1786. Il y étudie le droit[3], une formation qu'il complète ensuite avec des cours de droit public. L'ambassadeur d'Espagne au Portugal, M. de Lahereria, lui offre un poste dans son ambassade mais meurt alors que d'Aubuisson est en chemin pour s'y rendre[1].

En 1789 il a 20 ans et est accepté comme aspirant au corps royal d'artillerie. Quelques mois plus tard, c'est la Révolution. Il passe à l'étranger et s'engage dans l'armée de Condé. Il y devient officier d'artillerie avant 1793. Six campagnes lui vaudront la croix de Saint-Louis[1],[3].

Il voyage ensuite en Allemagne, qu'il a déjà parcourue pendant sa période militaire, et s'installe à Freiberg en Saxe. C'est là que professe le célèbre minéralogiste Werner, avec qui il a sympathisé. Il approfondit ses connaissances datant de Sorèze sur ce sujet. Il écrit des mémoires et autres ouvrages sous le nom de Eteinger, qui lui font établir des relations avec l'Agence des mines à Paris[3].

Il rentre en France en 1805[1], où il est conservateur des collections minéralogiques de l’École de Paris puis ingénieur dans les départements de la Doire et de la Sésia[3].

En 1807 il est nommé directement ingénieur du Corps des mines à Toulouse, en raison de l'absence d'élèves disponibles pour cette promotion[1] (l'almanach impérial le pour l’année 1810 le cite[3]).

Ami du comte de Montbel et du comte de Villèle, le 13 mai 1816 une ordonnance royale le nomme membre du conseil municipal de Toulouse pour 15 ans — il le restera jusqu'à la révolution de 1830. Cependant dès juillet et deux fois par la suite dans cette même année 1816, il écrit plusieurs lettres au vicomte Lainé, président de la Chambre des députés, ministre et pair de France, pour se plaindre de de Villèle — ce dernier étant le député de Toulouse. En 1817, il devient membre du conseil municipal[3].

En 1819, le 12 février, il reçoit de l'Académie des Jeux floraux le 30e fauteuil de ses mainteneurs. Il en démissionne le 25 janvier 1831[3].

En 1821, il est élu membre correspondant à l’Institut de France[4] dans la section de Minéralogie[1].

En 1835, il coédite avec Amédée Burat, un Traité de géognosie, en trois volumes[5]

En 1841, il est nommé ingénieur en chef 1re classe au Corps des mines[3].

Il est membre et secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Toulouse[3].

Hydraulique urbaine à Toulouse[modifier | modifier le code]

Hydraulicien, il a réalisé de 1817 à 1828 le captage et distribution d'eau de Toulouse, dont le château d'eau actuel, en respectant à peu près son devis initial. Il en a dirigé les travaux en tant que conseiller municipal de Toulouse. Très remarqué, cet ouvrage présente des innovations multiples tant dans sa conception que dans sa réalisation. On note par exemple le captage par filtres latéraux à la rivière, et des roues de côté à aubes planes auxquelles contribua également Gaspard de Prony[1].

Une rue de Toulouse porte son nom.

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

  • Des mines de Freiberg en Saxe et de leur exploitation, trois volumes (1802)[6]
  • Mémoire sur les volcans d’auvergne et du Vivarais (1804)
  • Traité de Géognosie en deux volumes (1819)[7] : un des premiers traités géologiques publiés en France
  • Considérations sur l'autorité royale en France depuis la Restauration, et sur les administrations locales (1825)[8]
  • Histoire de l'établissement des fontaines à Toulouse, et considérations sur quelques objets d'hydraulique et de dynamique relatifs à cet établissement (1830)
  • Traité d'hydraulique (deux éditions : 1834 et 1840)
  • Traité du mouvement de l'eau dans les tuyaux de conduite (1836)
  • Divers autres mémoires géologiques[9]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]