Jean-François Larose

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Jean-François Larose
Image illustrative de l'article Jean-François Larose
Fonctions
Député de Repentigny
à la Chambre des communes du Canada
Élection
Prédécesseur Nicolas Dufour
Successeur Monique Pauzé
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Nationalité Canadienne
Parti politique Nouveau Parti démocratique (2011-2014)
Forces et Démocratie (depuis 2014)
Conjoint Véronique Arcouette
Profession Agent des services correctionnels

Jean-François Larose, né le à Montréal-Nord, est un homme politique québécois. Il a été député de Repentigny de 2011 à 2015, d'abord pour le Nouveau Parti démocratique, avant de le quitter et de se joindre au nouveau parti Forces et Démocratie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée et études[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'artistes, il est le père d'un garçon né en 2008.

En couple avec Véronique Arcouette depuis 2012, ils se sont mariés le 14 juin 2014[1].

Il étudie à l’Université de Montréal dans le domaine de la sécurité publique, en violence et société, ainsi qu'en gestion de police et sécurité. À la suite d'une polémique après son élection il explique avoir bien suivi ces cours mais ne pas avoir validé de diplôme[2]

Engagement militant[modifier | modifier le code]

Employé dans la sécurité, il travaille notamment dans la Société du Vieux-Port de Montréal et à l'Agence métropolitaine des transports. Il émigre un temps au Mexique, où il travaille pour le gouvernement dans la lutte contre la corruption et la protection des parcs fauniques. De retour au Québec il devient agent de la paix en milieu carcéral, particulièrement chargé de la réinsertion sociale des détenus. Dans ce cadre, il est vice-président de sa section syndicale[3].

Lors des élections municipales montréalaises de 2009 il est candidat pour le poste de maire de l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal pour l'Équipe Louise O'Sullivan. Il n'obtient que 582 voix (2,08 %) et n'est pas élu[4], il s'agit cependant de son premier engagement politique visible.

En novembre 2015, il fonde un organisme à but non lucratif appelé Azoth[5], qui vise apparemment à combattre en ligne l'État islamique ainsi qu'à soutenir éventuellement les États, organismes et entreprises à vocation humanitaire, en matière de prévention, de protection, d'information et de gestion de crise.

Élection et vie politique[modifier | modifier le code]

Il est investi par le NPD dans la circonscription de Repentigny pour les élections fédérales de 2011. Le , il obtient 51,92 % et emporte une très large victoire sur le député bloquiste sortant Nicolas Dufour[6].

À la Chambre des communes du Canada, il siège au sein du comité permanent de la défense nationale. Il devient également porte-parole de l’opposition officielle en matière de philanthropie et du secteur à but non lucratif.

En septembre 2014, il soutient publiquement une motion du député indépendant (ex-bloquiste) Jean-François Fortin visant à donner moins de poids aux partis dans la répartition de la parole au députés, afin de lever d'éventuels « baillons »[7].

Un mois plus tard, le 21 octobre 2014, il lance avec lui un nouveau parti fédéral, Forces et Démocratie, et quitte donc le NPD[8]. Le parti n'a « pas de ligne de parti, mais un objectif commun : assurer le bien-être des gens de toutes les régions et assurer la vitalité de tous les coins du Québec »[9]. Le Nouveau parti démocratique rappelle que le député avait voté à deux reprises pour une loi imposant aux transfuges de démissionner afin de respecter la volonté de leurs électeurs et demande par conséquent à Jean-François Larose de quitter son mandat[10].

Il se présente à l'élection fédérale de 2015 dans la circonscription de La Pointe-de-l'Île pour son nouveau parti. Il tente une campagne originale et obtient un petit buzz avec une vidéo ou il nage habillé dans le Saint-Laurent[11]. Malgré cela il termine avant-dernier avec 135 voix et 0,2% des suffrages.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élection fédérale de 2015
Candidat Parti # de voix  % des voix
     Guy Morrissette Conservateur +04 408, 7,98 %
     Mario Beaulieu Bloc québécois +18 545, 33,58 %
     Marie-Chantale Simard Libéral +15 777, 28,57 %
     (sortante) Ève Péclet NPD +14 777, 26,76 %
     David Cox Vert +01 130, 2,05 %
     Ben 97 Benoit Rhinocéros +00358, 0,65 %
     Geneviève Royer Marxiste-léniniste +00096, 0,17 %
     Jean-François Larose Forces et Démocratie +00135, 0,24 %
Total 55 226 100 %


Élection fédérale de 2011
Candidat Parti # de voix  % des voix
     Christophe Royer Conservateur +04 606, 7,44 %
     (sortant) Nicolas Dufour Bloc québécois +19 242, 31,09 %
     Chantal Perreault Libéral +04 830, 7,8 %
     Jean-François Larose NPD +32 131, 51,92 %
     Michel Duchaine Vert +01 078, 1,74 %
Total 61 887 100 %

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur sa page du Huffington post Québec, consulté le 25 octobre 2014.
  2. « Erreur sur les diplômes : Jean-François Larose blâme à son tour un employé du NPD », Hebdo Rive Nord, le 20 mai 2011, consulté le 25 octobre 2014
  3. Pour le paragraphe voir biographie sur le site du député, consulté le 25 octobre 2014
  4. Voir Résultat de l'élection générale municipale de la ville de Montréal de 2009, consulté le 25 octobre 2014.
  5. Bahador Zabihiyan, « Un ex-député fédéral lance un organisme pour « combattre » l'État islamique en ligne », sur Ici Radio-Canada.ca,‎ (consulté le 10 mars 2016)
  6. « Nicolas Dufour essuie un échec sans équivoque », Hebdo Rive Nord, le 03 mai 2011, consulté le 25 octobre 2014
  7. « Bâillonner un député, c'est ordonner un silence aux citoyens qu'il représente », post de blogue de Jean-François Larose sur le site du HuffingtonPost, publié le 24 septembre 2014, consulté le 22 octobre 2014.
  8. Jean-François Fortin fonde un parti régionaliste à Ottawa, Radio Canada, 21 octobre 2014.
  9. « Nos principes » sur le site officiel du parti, consulté le 22 octobre 2014.
  10. « Jean-François Larose trahit la mémoire de Jack Layton », communiqué du NPD, le 21 octobre 2014, consulté le 25 octobre 2014.
  11. « Environnement: Jean-François Larose se "mouille" dans le Saint-Laurent », Le Devoir, 17 septembre 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]