Jean-François Angot-Darsonval

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Jean-François Angot-Darsonval
Jean-François Angot d'Arsonval
Naissance
Paris
Décès (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
État-major
Grade Maréchal de camp
Années de service 1777-1815
Commandement Kârikâl
Département de l'Yonne
Conflits Guerre d'Amérique
Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Légion d'honneur
(Officier)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)

Jean-François Angot, chevalier d'Arsonval[1], né le à Paris et mort le à Paris, est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Soldat au régiment de Chartres-Infanterie depuis le , Angot-Darsonval servit aux Antilles (notamment au régiment de la Guadeloupe à partir de 1782) lors de la campagne d'Amérique. Il y fut blessé deux fois. Entré dans la Légion belge, comme fourrier, le , il fut promu, la même année, lieutenant-quartier-maître (12 mai), puis capitaine (1er novembre). Il passa adjoint à l'état-major de l'armée du Nord le 1er brumaire an II. Adjoint de l'adjudant-général Dardenne, le 1er vendémiaire an III, il fut blessé grièvement au passage de la Meuse à Suflex, le 28 du même mois[2]. Chef de bataillon, sur le champ de bataille, le 3e jour complémentaire an VII, il obtint son premier commandement, comme chef de brigade (colonel), le 17 vendémiaire de la même année (confirmé le 29 frimaire an VIII). Attaché à l'état-major des grenadiers et [éclaireur]s le 19 thermidor an VIII, il fut affecté un moment à l'armée d'observation du Midi (an IX).

Officier de l'armée des Indes[modifier | modifier le code]

Darsonval ayant demandé au général Decaen à être employé à l'armée d'Orient, il fut attaché à l'état-major de cette armée le 23 floréal an IX. Là, il fit campagne à l'Île de France (aujourd'hui l'Île Maurice : an XI-an XII), à Mahé (principale île des Seychelles au commandement de laquelle Decaen le proposa), aux Indes Orientales (où il fut commandant à Kârikâl le 24 fructidor an X), sur la côte de Malabar et à Madagascar. Nommé adjudant-commandant le 3 messidor an XII, Angot-Darsonval était chef d'état-major de l'expédition de l'Inde, lors de la distribution des croix de la Légion d'honneur, en l’an 1806.

Guerres napoléoniennes et fin de carrière[modifier | modifier le code]

Adjudant-commandant, sous les ordres du maréchal Murat, à partir du 5 vendémiaire an XIV, il fut employé à la Grande Armée (an XIII - 1807). Il était chef d'état-major à la bataille d'Eylau (), sous les ordres du général Grouchy, commandant la 2e division de dragons (2 000 hommes). Après la campagne d'Allemagne (1809), il fit la campagne d'Espagne de 1811 à 1814. Vers la fin de sa carrière, il eut le commandement du département de l'Yonne (Auxerre). Retraité le , il fut nommé maréchal de camp à titre honoraire, le . Le général d'Arsonval, âgé de 62 ans, souffrait depuis une vingtaine d'années de la goutte. Il mourut le à Paris. Franc-maçon, il appartenait à la Loge militaire.

Campagnes[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Biret chevalier.png
Blason à dessiner.svg
Armes du chevalier Angot-Darsonval et de l'Empire

D'argent au chevron échiqueté d'or et d'azur, accompagné en chef de deux têtes de maure de sable, tortillées d'or et en pointe d'une épée haute en pal de sable ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires.[3],[5],[6]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Prentout, L'Île de France sous Decaen : essai sur la politique coloniale du Premier empire, Paris, Librairie Hachette et Cie, , 688 p. (lire en ligne) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il signait chevalier d'Arsonval sous la Restauration française, d'après Prentout 1901, p. 637.
  2. « Au quartier Général de Lahaye le 2 Fructidor an sept de la République. L’Adjudant Général Dardenne, chef de l’État-Major Général. (...) Certifie que le Citoyen Darsonval capitaine adjoint aux adjudans généraux a été blessé à la partie supérieure du cerveau d’un coup de sabre qui le laissa sur le champ de bataille à l’affaire qui eut lieu le 28 Vendémiaire an trois à Sufflex en Hollande entre la 1re division de l’armée du Nord et les anglais, et dans laquelle Cet officier a donné des preuves de la plus grande Bravoure. Signé : Dardenne.
    Je soussigné commissaire ordonnateur en chef des troupes françaises en Batavie, certifie que la signature apposée ci-dessus est celle de l’adjudant général Dardenne, chef de l’État-Major général, et que foi doit y être ajoutée. Signé, Blanchard »
    , certifié conforme à l’original dans « Cote LH/58/35 », base Léonore, ministère français de la Culture
  3. a b et c PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  4. L'appellation Chevalier de la Légion d'honneur n'est créée que sous la seconde Restauration.
  5. Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com
  6. « D’ARSONVAL Jean-François Angot, Chevalier de l'Empire sur f.arsonval.free.fr » (consulté le 7 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]