Jean-Daniel Beauvallet

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Jean-Daniel Beauvallet
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Jean-Daniel Beauvallet est l'un des rédacteurs en chef du magazine Les Inrockuptibles[1]. Il est basé en Angleterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fourbit ses premières armes avec Olivier Bas et Didier Delages dans le petit milieu rock de Tours. Étudiant en journalisme, il anime en même temps une émission de radio libre (« harmonie négative »), écrit dans plusieurs fanzines (Paresse éprouvante ou Kakou, fondé par l'artiste Jef Aérosol) et programme un certain nombre de concerts dans la ville.

Persuadé que le futur du rock se trouve à Manchester[2] où vient d'ouvrir le club l'Haçienda (qui deviendra quelques années plus tard l'épicentre de l'explosion de la house music), il se met en tête en 1983 d'aller s'y installer pour y enseigner. De là, il envoie un certain nombre d'articles à la presse française pour témoigner du renouveau de la scène anglaise incarné prioritairement par The Smiths.

Ne recevant aucun écho de la presse traditionnelle (hormis Libération, qui publie plusieurs de ses articles), il finit par intégrer en 1986, via la rencontre avec Christian Fevret, un nouveau magazine, Les Inrockuptibles, qui veut combattre l'affadissement de la presse rock en France en défendant les nouveaux courants qu'elle méprise. On lui devra par la suite, outre de nombreux articles sur de jeunes groupes prometteurs (devenus par la suite des stars, comme Oasis, Pulp, Franz Ferdinand, The White Stripes ou encore The Libertines), des entretiens au long cours et hors de tout discours promotionnel avec David Bowie, Morrissey, Scott Walker, New Order, Brian Eno, PJ Harvey etc. Il a également beaucoup fait pour faire connaître le chanteur Miossec. Responsable de la rubrique musicale au sein de la rédaction, il gère en outre la programmation du festival des Inrockuptibles depuis 1989 et est responsable de la sélection du concours de nouveaux talents « CQFD ».

Il a servi d'intermédiaire pour un documentaire sur la ville de Liverpool et sa musique intitulé You'll never walk alone (avec notamment, comme protagonistes, John et Michael Head, anciens de The Pale Fountains et Ian McCulloch d'Echo and the Bunnymen) réalisé par Evelyne Ragot et Jérôme de Missolz pour le compte de la chaîne Arte (1992). Il a également contribué à l'écriture et la réalisation de documentaires sur Jeff Buckley et Portishead. Il est, avec le lecteur de Bourganeuf, le présentateur du podcast des Inrockuptibles sous son nom de guerre : JD the DJ. JD the DJ officie parfois en tant que DJ lors de soirées mondaines, après avoir collaboré à des défilés de Jean-Charles de Castelbajac. Il fait partie de l'équipe informelle de DJ nommée Inrocks Steady Crew.

Les artistes que Beauvallet a le plus soutenus sont les Smiths et Bjork. Beauvallet a aussi été un détracteur de plusieurs groupes comme Siouxsie and the Banshees, tenant des propos misogynes à leur égard[3], alors que ceux-ci sont révérés et repris par certains musiciens loués par le journaliste, dont PJ Harvey[4], Johnny Marr[5], Radiohead[6] et Joy Division[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Daniel Beauvallet, Le Huffington Post
  2. 7 questions à JD Beauvallet, sur France TV Info
  3. Jean-Daniel Beauvallet. Les morceaux de la semaine de JD Beauvallet (152). lesinrocks. consulté le 1 septembre 2016. "les incantations de sorcière évoquent Siouxsie un jour de danse rituelle (contre les règles douloureuses ? pour la pluie acide ? pour le retour immédiat de la grandiloquence dans l’indie-rock ?)".
    Jean-Daniel Beauvallet. "On y est : The Great Escape à Brighton" lesinrocks. consulté le 2 septembre 2017. "Avec elles, toutes en minauderies, c'est un revival Siouxsie & The Banshees ou Slowdive qui nous pend au nez – comme une goutte glacée de morve de novembre".
    Jean-Daniel Beauvallet. "Les modes du rock anglais - Fashion victim" les inrocks. consulté le 2 septembre 2017. "Siouxsie [...] On a beau chercher, pas moyen de vous conseiller sans être vache le moindre disque".
  4. Appleford, Steve, « Checking In With . . . PJ Harvey In a New York State of Mind », Los Angeles Times, (consulté le 10 mai 2016) : « Q: Was there any figure who connected with you when you were just a listener? A: It's hard to beat Siouxsie Sioux, in terms of live performance. She is so exciting to watch, so full of energy and human raw quality. »
  5. Simon Goddard. "Mozzipedia: the encyclopedia of Morrissey and the Smiths [Siouxsie entry]". 2012. P.393. "Johnny Marr would later praise the McGeoch-era Banshees as a significant inspiration"
  6. Jazz Monroe, « Thom Yorke Talks Early Radiohead », Pitchfork.com, (consulté le 11 juin 2017) : « At one point, he recalls the captivating Siouxsie and the Banshees show that inspired him to become a performer. »
  7. « Playlist – Peter Hook’s “Field recordings », Q magazine, (consulté le 10 janvier 2017) : « Siouxsie And The Banshees were one of our big influences [...] The Banshees first LP was one of my favourite ever records, the way the guitarist and the drummer played was a really unusual way of playing. »

Liens externes[modifier | modifier le code]