Jean-Claude Caron (historien)

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Jean-Claude Caron
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Fonction
Président
Association des historiens contemporanéistes de l'enseignement supérieur et de la recherche (d)
-
Nadine Vivier (d)
Clément Thibaud (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
MontreuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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A travaillé pour
Membre de
Comité d'histoire de la ville de Paris (d)
Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoireVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse

Jean-Claude Caron (né le ) est un historien français et spécialiste des révolutions du XIXe siècle.[1],[2],[3]

Biographie[modifier | modifier le code]

Docteur en histoire en 1989, il soutient une habilitation à diriger des recherches en 1999. Il est en 2009 professeur d’histoire contemporaine à l’Université Blaise Pascal Clermont II. Il est également président de la Société d'histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, membre du conseil d’administration de la Société d’Histoire de la Révolution de 1848 et des Révolutions du XIXe siècle et de la Société des études romantiques, enfin, associé à l’IHMC.

Il appartient au Comité d'histoire de la ville de Paris[4]. Il a été membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive[6].

Jean-Claude Caron s'est notamment interrogé sur la signification de l’expression « Printemps des peuples » dans l’historiographie des révolutions de 1848[7].

Il s'est aussi penché sur l'histoire, la signification et la postérité des soulèvements populaires (14 juillet 1789, juin 1832, 23-, 6 février 1934, mai 1968...). Il montre ainsi que le lieu sur lequel se focalise la colère populaire (Louvre, Hôtel de ville, place de la Concorde...) détermine souvent l'objectif de l'insurrection, avant que les morts (les "martyrs") concourent au triomphe de l'insurrection[8].

Dans son livre collectif Paris, l’insurrection capitale (2015), il montre le rôle central de Paris dans les soulèvements populaires depuis le XIVe siècle jusqu'à Mai 68, en insistant sur la figure de l’insurgé parisien. Non seulement la capitale compte vingt-cinq soulèvements entre 1358 et 1871, mais elle est considérée au XIXe siècle comme « une métonymie de l’insurrection »[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Générations romantiques : les étudiants de Paris et le Quartier latin, 1814-1851, Paris, Armand Colin, 1991, 435 p.
  • La France de 1815 à 1848, Paris, Armand Colin, 1993, 190 p.
  • La nation, l'État et la démocratie en France de 1789 à 1914, Paris, Armand Colin, 1995, 364 p.
  • À l’école de la violence. Châtiments et sévices dans l’institution scolaire au XIXe siècle, Aubier, 1999.
  • avec Jacques-Olivier Boudon et Jean-Claude Yon, Religion et culture en Europe au XIXe siècle, Armand Colin, 2001.
  • L’Été rouge. Chronique de la révolte populaire en France (1841), Paris, Aubier, 2002, 348 p.
  • « Les raisons d’une célébration ou l’éloge de l’engagement » (p. 7-11) et « Violences vues, violences vécues. Hugo face à la violence socio-politique » (p. 69-84), in Jean-Claude Caron et Annie Stora-Lamarre (éd.), Hugo politique, Besançon, Annales de l’Université de Franche-Comté, Presses universitaires de Franche-Comté, 2004.
  • Dir. avec Frédéric Chauvaud, Les Campagnes dans les sociétés européennes. France, Allemagne, Espagne, Italie (1830-1930), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, 270 p.
  • Dir. avec Philippe Bourdin et Mathias Bernard, La Voix et le Geste. Une approche culturelle de la violence sociopolitique, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2005, 381 p.
  • Les Feux de la discorde. Conflit et incendie dans la France du XIXe siècle, Hachette-Littérature, 2006, 358 p.
  • Frères de sang. La guerre civile en France au XIXe siècle, Seyssel, Éditions Champ Vallon, 2009.
  • Paris, l'insurrection capitale (sous la direction de Jean-Claude Caron, avec des textes de Sylvie Aprile, Thomas Bouchet, Haim Burstin...), Ceyzérieu, Éditions Champ Vallon, 2014.
  • Les Deux Vies du général Foy. 1755-1823 Guerrier et législateur, Éditions Champ Vallon, 2015, 384 p.
  • Simon Deutz, un Judas romantique, Editions Champ Vallon, 2019

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Frédéric Ozanam, étudiant catholique », Revue d'Histoire de l'Église de France, janvier-, tome 85, fascicule n° 214, p. 39-53
  • « Usages des archives privées. Un manuscrit inédit, Le maquillage dans les prisons militaires, par Émile Réveillon, Amiens,  », Trames, n° 8, 2000, p. 61-76
  • « "Qui aime bien, châtie bien". Le pédagogue et le corps de l’enfant (France, XIXe siècle) », Télémaque, Presses universitaires de Caen, n° 17, "L’amour des enfants", , p. 63-72
  • « La sanction à l’école : pour une histoire des rapports de classe », Cahiers Alfred Binet. Éducation, psychologie et sciences de l’enfance, n° 668, , dossier : La sanction. Approches plurielles, p. 11-19
  • « Un siècle de science et de militance : pour une histoire savante et engagée », Revue d'histoire du XIXe siècle, n° 31, 2005, « La Société de 48 a cent ans », p. 7-12
  • « Comment naissent les publications. Contexte et conditions de la renaissance du bulletin de la Société (1983-1991) », Revue d'histoire du XIXe siècle, n° 31, 2005, « La Société de 48 a cent ans », p. 45-55
  • « Le "tournant" de 1845 et la prise de conscience de Michelet », journée d’étude sur Le Peuple, Université Paris VII, , in Textuel, n°47, Comment lire Le Peuple ? Jules Michelet, Le Peuple (1846). Textes réunis par Paule Petitier, 2005, p. 51-65
  • « Préface », cahiers Siècles, Centre d’Histoire Espaces et Cultures, Université Blaise Pascal, n° 19, Regards sur les sources. Histoire moderne et contemporaine, 2005, p. 3-6

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Caron Jean-Claude », sur IdRef Référentiel des autorités Sudoc http://www.idref.fr/ (consulté le )
  2. « Jean-Claude Caron », sur https://www.cairn.info/ (consulté le )
  3. Christophe Prochasson, « Compte-rendu "Générations romantiques. Les étudiants de Paris et le Quartier latin (1814-1851)" », Histoire de l'éducation, vol. 57, no 1,‎ , p. 125-126 (ISSN 0221-6280, lire en ligne)
  4. https://api-site.paris.fr/images/84503.
  5. « Adhérents du CVUH », sur blogspot.fr (consulté le ).
  6. Pour une liste complète, voir Luis et Conord 2019, p. 219-232.
  7. Jean-Claude Caron, « Printemps des peuples » : pour une autre lecture des révolutions de 1848 », Revue d’histoire du XIXe siècle, 2016/1 (n° 52), p. 31-45, https://www.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2016-1-page-31.htm
  8. Entretien avec Jean-Claude Caron, par Gilles Heuré, "De la Bastille aux émeutes de 2005, quand la révolte gronde à Paris", Télérama, 26/04/2015, voir https://www.telerama.fr/idees/de-la-bastille-aux-emeutes-de-2005-quand-la-revolte-gronde-a-paris,125734.php
  9. Julie Clarini, "Paris ! Paris soulevé ! Paris insurgé !", compte-rendu de Paris, l’insurrection capitale, sous la dir. de Jean-Claude Caron, Le Monde des livres, 23 février 2015, voir https://www.lemonde.fr/livres/article/2015/02/25/paris-paris-souleve-paris-insurge_4583260_3260.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Luis et Fabien Conord (dir.), Violence & politique de la Révolution française au début du XXe siècle. Hommage à Jean-Claude Caron, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Histoires croisées », , 234 p. (ISBN 978-2-84516-829-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Gacon, Au commencement était la guerre civile, La Vie des idées, . Recension de Jean-Claude Caron, Frères de sang. La guerre civile en France au XIXe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2009.
  • Conférence donnée [1] le à l'Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand : "Paris des émeutes, Paris des révoltes (1830-1851)".