Jean-Chrysostôme de Villaret

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Jean-Chrysostôme de Villaret
Biographie
Naissance
Rodez
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 85 ans)
Paris
Pavillon LouisXIV.svg Royaume de France
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 23 mai 1802,
Par Mgr Jérôme-Marie Champion de Cicé
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Casale Monferrato
Évêque de Casale Monferrato
Drapeau de l'Empire français Empire français
23 décembre 18053 octobre 1814
Précédent Teresio Maria Carlo Vittorio Ferrero della Marmora Francesco Alciati Suivant
Évêque d'Alexandrie (della Paglia)
Drapeau de l'Empire français Empire français
17 décembre 18041805
Précédent Vincenzo Maria Mossi Alessandro d'Angennes (it) Suivant
Évêque d'Amiens
Drapeau français République française
9 avril 18021804
Précédent Éléonore-Marie Desbois
(évêque constitutionnel)
Jean-François de Mandolx Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Premier aumônier de Joseph, roi d'Espagne
Fonction laïque
Député du clergé aux États généraux de 1789
puis à l'Assemblée constituante de 1789
Chancelier de l'Université

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Chrysostôme de Villaret (°  - Rodez - Paris), est un homme d'église français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Chrysôstome de Villaret fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice, et y devint maître de conférences. Il entra en licence et y occupa une place distinguée. Prieur de la Besse-Noits, il fut fait ensuite grand vicaire, chanoine et théologal de Rodez, sa ville natale.

Lorsque l'on forma, sous le ministère de Jacques Necker, les états de la Haute-Guyenne (Assemblée provinciale), Villaret en fut nommé président et eut la principale part à la direction des affaires.

États généraux de 1789[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 1789, le clergé de Villefranche (sénéchaussée de Rouergue) le députa aux États généraux, où il vota toujours avec le côté droit. On ne voit point cependant qu'il ait pris part aux protestations de cette partie de rassemblée ; il adhéra seulement à l'Exposition des principes dressée par les évêques.

Il se réunit à l'Assemblée en même temps que la majorité de son ordre, vota contre l'adjonction des villages aux municipalités, proposa de réduire à 24 les administrateurs de département, fut adjoint au « comité de règlement », membre du comité des finances et du comité de correspondance, et refusa de prêter le serment constitutionnel.

Pendant « les temps les plus fâcheux de la révolution », l'abbé Villaret resta dans sa patrie, et vécut ignoré dans une maison de campagne.

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Nommé à l'évêché d'Amiens après la « convention du 26 messidor an IX » (Concordat de 1801), il fut sacré le 23 mai 1802, et gouverna son diocèse avec sagesse.

Le Concordat stipulait[1] que l'évêché d'Amiens avait pour circonscription les deux départements de la Somme et de l'Oise. Mais le Pape, usant de son autorité apostolique unit les titres des évêchés de Beauvais et de Noyon à celui de l'évêché d'Amiens. Cette organisation fut conservée jusqu'au concordat du 11 juin 1817, par suite duquel le siège de Beauvais fut rétabli avec le département de l'Oise pour circonscription.

L'année suivante, on chargea Villaret d'aller dans le Piémont pour y mettre à exécution la bulle du pape sur la réduction des sièges épiscopaux, et lui-même fut transféré à l'un des sièges conservés, celui « d'Alexandrie de la Paille ».

Mais peu après, Buonaparte ayant voulu faire d'Alexandrie une place forte, et ayant ordonné la démolition de la cathédrale, le siège épiscopal fut transféré à Casale Monferrato, et Villaret en prit le titre. Ce fut sur ses représentations pressantes que l'on révoqua l'ordre de vendre les biens ecclésiastiques du Piémont.

Ce prélat, fut créé baron de l'Empire le 28 mai 1809, officier de la Légion d'honneur[2], et devint premier aumônier de Joseph Bonaparte, roi d'Espagne.

Lors de la formation de l'Université, il en fut nommé chancelier : cette place était la première après celle du grand-maître (Jean-Pierre Louis de Fontanes), et les fonctions qui y étaient attachées retinrent souvent le prélat loin de son diocèse.

La Restauration[modifier | modifier le code]

Lorsque le Piémont fut rendu au roi de Sardaigne, Villaret donna sa démission de l'évêché de Casale, et vécut dans la retraite.

Quoique la chute du gouvernement impérial l'eût privé de quelques avantages, il n'en vit pas moins avec joie le retour des Bourbons.

« Son âge seul et ses infirmités empêchèrent qu'on ne profitât de ses lumières et de sa capacité pour les affaires »[3]. Il mourut à Paris le 9 mai 1824, dans sa quatre-vingt-sixième année.

Fonctions[modifier | modifier le code]

L'évêque avait été co-Consacrateur de Mgrs Jean-Marie-Philippe Dubourg, évêque de Limoges, et Jean-Évangéliste Zäpfel, évêque de Liège.

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

  1. Sa Sainteté Giuliano della Rovere (pape sous le nom de Jules II) ;
  2. Son Éminence Raffaele Sansone Riario (1504) ;
  3. S.S. Giovanni de’ Medici (pape sous le nom de Léon X) (1513) ;
  4. S.S. Alessandro Farnese (pape sous le nom de Paul III) (1519) ;
  5. S.E. Francesco Pisani (1527) ;
  6. S.E. Alfonso Gesualdo di Conza (Gonza) (1564) ;
  7. S.S. Ippolito Aldobrandini (Sr.) (pape sous le nom de Clément VIII) (1592) ;
  8. S.E. Pietro Aldobrandini (1604) ;
  9. S.E. Laudivio Zacchia (1605) ;
  10. S.E. Antonio (Marcello) Barberini (Sr.), O.F.M. Cap. (1625) ;
  11. S.E. Nicolò Guidi di Bagno (1644) ;
  12. Mgr l'archevêque François de Harlay de Champvallon (1651) ;
  13. Mgr l'archevêque Hardouin Fortin de la Hoguette (1676) ;
  14. S.E. Henri-Pons de Thiard de Bissy (1692) ;
  15. S.E. Charles-Antoine de la Roche-Aymon (1725) ;
  16. Mgr l'archevêque Jérôme-Marie Champion de Cicé (1770) ;
  17. Mgr l'archevêque Jean-Chrysostôme de Villaret (1802).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason à dessiner.svg
À Amiens Villaret ne portait que ses initiales enlacées.[2]
Armes des Villaret-Joyeuse.

M. de Marsy[1] lui attribue, d'après le docteur Gozes : d'or à 3 monts de gueules chargés chacun d'un corbeau de sable, qui sont les armes des Villaret-Joyeuse.[2]

Son cachet portait ses initiales J. C. V. surmontées du chapeau, de la croix, de la crosse et de la mitre[1].

Ornements extérieurs Barons évêques de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Villaret et de l'Empire

D'azur au chevron d'or surmonté d'un comble cousu de gueules chargé de 2 étoiles d'argent, alias d'or, au franc-quartier des barons-évêques.[2]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c M. A. Demarsy, Armorial des évêques d'Amiens,‎ 1865 (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Jean-Marie Hippolyte Aymar d'Arlot, comte de Saint-Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, H. Daragon,‎ 1906, 415 p. (lire en ligne)
  3. Michaud

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]