Jean-Charles Terrassier

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Jean-Charles Terrassier
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Jean-Charles Terrassier est un psychologue français, spécialiste des enfants surdoués et fondateur de la première association française dédiée aux enfants intellectuellement précoces (1971).

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, Jean-Charles Terrassier est psychologue clinicien travaillant en libéral à Nice[1].

Il fonde en 1971 l'Association Nationale Pour les Enfants Surdoués (ANPES), la première association dédiée aux enfants montrant un haut niveau d'intelligence mesuré par les tests psychométriques dits tests de QI. En 1987, après plusieurs années de militantisme pour que la particularité des enfants surdoués soit reconnue, le ministère de l'Éducation français ouvre les premières classes d'enfants "intellectuellement précoces". L'ANPES change d'appellation est devient l'Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (ANPEIP)[1].

La branche parisienne de l'association devient l'AFEP, Association française des enfants précoces, vers le milieu des années 1990[1].

L'ANPEIP est devenue une Fédération regroupant plus de 25 associations régionales[2]. Terrassier est resté son président pendant 24 ans[3].

Ses théories et concepts[modifier | modifier le code]

Terrassier est le créateur du concept de dyssynchronie[4] (Les Enfants surdoués ou la précocité embarrassante, 1981)[1], de l'« effet Pygmalion négatif »[5], de la méthode de calcul d'un « QI compensé »[4].

Le QI compensé[modifier | modifier le code]

Le QI compensé est une méthode complémentaire d'évaluation de l'intérêt d'une prise d'avance scolaire pour les enfants intellectuellement précoces.

En complément du QI standard qui situe le rang de l'enfant dans le groupe du même âge, le QI compensé[4] permet de situer le rang de l'enfant dans le groupe plus âgé qu'il va intégrer s'il saute une classe.

La méthode est simple. Il suffit de coter ses réponses aux tests non plus en fonction de l'âge réel mais en fonction de l'âge moyen actuel des élèves qu'il va rejoindre dans la classe supérieure[6].

Jean-Charles Terrassier, créateur de cette méthode, recommande de n'envisager cette prise d'avance que lorsque le QI compensé est égal ou supérieur à 115 points de façon que l'enfant conserve une large marge d'aisance et de sécurité dans un contexte plus exigeant mais mieux adapté à son potentiel intellectuel.

Cette méthode est également utilisable avec les enfants présentant un retard de développement pour situer leur rang en cas de redoublement.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • « Le syndrome de dyssynchronie », Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence, no 10-11 (vol. 27),‎ , p. 445-450
  • Les Enfants surdoués ou la Précocité embarrassante, ESF, Paris, 1981 (ISBN 978-2-7101-2027-8) à 2016 (10e édition) (ISBN 978-2-7101-3174-8)
  • (Co-auteur) Dyssynchrony - uneven development in The psychology of gifted children, J. Freeman (dir.), éd. John Wiley, New York, 1985 (p. 265-274).
  • « Le développement psychologique des enfants intellectuellement précoces », Journal de Pédiatrie et de Puériculture, no 4 (vol. 9),‎ , p. 221-226 (DOI 10.1016/S0987-7983(96)80052-1, lire en ligne)
  • (Co-auteur) Guide pratique de l'enfant surdoué : Comment réussir en étant surdoué ?, avec Philippe Gouillou, ESF, Paris, 1998 (ISBN 978-2-7101-1912-8) à 2016 (11e édition) (ISBN 978-2-7101-3102-1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Wilfried Lignier, « Comment la question des enfants « surdoués » est-elle devenue scientifiquement sérieuse en France (1971-2007) ? », Quaderni. Communication, technologies, pouvoir, no 68,‎ , p. 87–90 (ISSN 2105-2956, DOI 10.4000/quaderni.293, lire en ligne)
  2. Emma_admin, « ANPEIP - Votre région », sur www.anpeip.org (consulté le 2 novembre 2017)
  3. « ANPEIP - Jean-Charles TERRASSIER », sur www.anpeip.org (consulté le 26 octobre 2017)
  4. a, b et c « Les dyssynchronies des enfants intellectuellement précoces »
  5. P. Fumeaux & O. Revol, « Le haut potentiel intellectuel, mythe ou réalité ? », La revue de santé scolaire et universitaire,‎ nov-dec 2012 (lire en ligne)
  6. Philippe GOUILLOU, « Douance : FAQ QI (Quotient Intellectuel) », Douance,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]