Jean-Charles Cavaillé

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Jean-Charles Cavaillé
Fonctions
Président du conseil général du Morbihan
Prédécesseur Raymond Marcellin
Successeur Joseph Kergueris
Député français

(24 ans, 2 mois et 15 jours)
Élection
Réélection



Circonscription 3e circonscription du Morbihan
Législature VIe, VIIe, VIIIe, IXe, Xe et XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Hervé Laudrin
Successeur Gérard Lorgeoux
Conseiller général du canton de Pontivy
Prédécesseur Louis Robic
Successeur Henri Le Dorze
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dellys (Algérie)
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Noyal-Pontivy (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique RPR
Profession Conseiller juridique

Jean-Charles Cavaillé est un homme politique français, né le à Dellys (Algérie) et mort le à Noyal-Pontivy (Morbihan)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Cavaillé naît le 17 décembre 1930, à Dellys. Elève au lycée Duc-d'Aumale de Constantine, il étudie ensuite le droit musulman et le droit maritime à la Faculté d'Alger, comptant rester dans le pays[2]. En Algérie, il dirige le service contentieux de la Mutualité sociale agricole.

Il quitte l'Algérie en décembre 1962 pour s'installer en France, à Noyal-Pontivy, avec son épouse pharmacienne. Il déclare alors que "pour mieux s'intégrer, nous avons choisi de ne pas nous installer dans le Midi. On est reparti à zéro avec seulement 80 000 F en poche, investis dans la pharmacie de mon épouse"[3]. A son arrivée en France, il s'occupe jusqu'en 1963 du reclassement en France des rapatriés de la mutualité algérienne.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1971, l'abbé Laudrin lui met le pied à l'étrier politique et lui propose de prendre la tête de la mairie de Noyal-Pontivy[4]. Maire de la ville de 1971 à 2001, il est conseiller général du canton de Pontivy de 1976 à 2004. Il est conseiller régional de Bretagne de 1981 à 1986, où il préside la commission des affaires économiques et des travaux.

Raymond Marcellin le propose comme candidat du RPR à la députation en 1978 dans la troisième circonscription du Morbihan. Il fait alors face à l'opposition d'Henri Le Breton dans son propre camp. Henri Le Breton accepte de se retirer au second tour en échange du soutien de ce dernier lors des élections sénatoriales 1983[5].

Député de la 3e circonscription du Morbihan entre le et le , il préside le Conseil général du Morbihan de 1998 à 2004, succédant à son "père en politique", Raymond Marcellin. Il centre son action sur le développement économique du centre-Bretagne, notamment en accompagnant la création de l'axe Triskell, initié en 1992, qui consiste à aménager en quatre-voies les liaisons entre Pontivy et Saint-Brieuc, Vannes et Lorient[6].

Tenant d'une droite jacobine, il s'oppose notamment à la fusion entre le RPR et l'UDF en 1997[7], et soutient Jacques Chirac contre Edouard Balladur lors de l'élection présidentielle 1995[8].

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Le Moigne, « Nécrologie. Jean-Charles Cavaillé », sur letelegramme.fr, (consulté le )
  2. Daniel Seité, « Jean-Charles Cavaillé ferme ses dossiers », Ouest-France,‎ , p. 7
  3. « « On n'emporte pas la terre de son pays » », Le Télégramme,‎
  4. Elisabeth Petit, « Jean-Charles Cavaillé, figure politique du Morbihan », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  5. « Henri Le Breton : « Les bagarres ne servent à rien » »,
  6. « Décès. Les hommages à Jean-Charles Cavaillé », Le Télégramme,‎ , p. 3
  7. « Comme une poule devant un couteau », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  8. Bernard Mazières, « Les grognards de Napoléonville A », L'Express,‎ (lire en ligne)