Jean-Baptiste du Plessis d'Argentré

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Jean-Baptiste du Plessis d'Argentré
Biographie
Naissance
Argentré-du-Plessis
Décès
Münster
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr François de Narbonne-Lara
Évêque de Sées
Coadjuteur de l'évêque de Sées avec le titre d'évêque in partibus de Tagaste

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason famille fr Plessis d'Argentré.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
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Jean Baptiste du Plessis d'Argentré, né le 1er novembre 1720, mort à Münster le 24 février 1805, évêque de Sées de 1775 à 1801, lecteur des Enfants de France, aumônier du Roi, aussi abbé d’Olivet (1749), Saint-Germain d'Auxerre (1761), Silly-en-Gouffern (1776) et Saint-Aubin d'Angers (1781).

Origine[modifier | modifier le code]

Les du Plessis d'Argentré sont une famille d'ancienne noblesse bretonne, admise aux honneurs du Louvre en 1774, qui tire son origine et son nom de la terre du Plessis en Argentré-du-Plessis. Jean-Baptiste nait au château du Plessis le il est le fils de Pierre, ancien page de Louis XIV et de Marie-Louise Hindret de Ravenne. Comme son frère Louis Charles futur évêque de Limoges il bénéficie de la protection de leur compatriote Jean-Gilles du Coëtlosquet Précepteur de enfants de France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le palais d'Argentré, ancien palais épiscopal de Sées.

Il commença ses études au Collège de Laval, les termina à Paris, au Collège du Plessis, fit sa philosophie et sa théologie à Saint-Sulpice de Paris, se fit recevoir licencié en droit, et fut choisi pour vicaire général par l'évêque de Limoges, son parent. Il est pourvu de nombreuses commendes notamment la commanderie de Malte de Saint-Junien, l'Abbaye d'Olivet dans le diocèse d'Orléans, l'abbaye Saint-Aubin d'Angers et celles de Saint-Martin de Sées et de Saint-Germain d'Auxerre (1761)[2]. Il était également commandeur des ordres de Saint-Lazare et Mont-Carmel. Lecteur des Enfants de France en 1759, puis premier aumônier du comte de Provence, il fut nommé abbé commendataire d'Evron par bulles du 2 décembre 1771, et prit possession par procureur le 4 février 1772. Le 12 du même mois, il donnait à l'évêque du Mans, Louis-André de Grimaldi pouvoir de disposer des bénéfices de son abbaye. Le 13 octobre 1774, il nommait avec sa nièce la grosse cloche d'Évron. Il avait été consacré évêque in partibus de Tagaste le 20 mars 1774, et nommé à l'évêché de Sées l'année suivante.

C'est à Sées qu'il rencontra le jeune Nicolas-Jacques Conté, qui révèle très jeune son esprit d'invention et son goût pour la mécanique et la peinture : celui-ci dessinant sans autre crayon qu'un charbon de bois et peignant avec des couleurs qu'il fabriquait lui-même, trouva dans l'évêque de Séez et la supérieure de l'hôpital de SéesMme de Prémesle, des soutiens qui l'encouragent à peindre divers sujets religieux, exécutant ainsi des peintures qui décorent l’église de l'hôpital de Séez.

Il fait bâtit en 1778 par l'architecte Joseph Brousseau[3] le palais d'Argentré, ancien palais épiscopal de Sées[4].

Pourvu des abbayes de Saint-Germain d'Auxerre et de Saint-Aubin d'Angers, il se démit de celle d'Evron au mois d'août 1782. Il dépensa libéralement le revenu de ses riches bénéfices, fit d'abondantes aumônes, construisit l'évêché de Sées, fit travailler à la cathédrale.

Fermement opposé à la constitution civile du clergé il refuse le serment et est remplacé par Jacques André Simon Lefessier évêque constitutionnel du département de l'Orne. il s'exile d'abord en Angleterre puis à Münster en Westphalie auprès de son frère Louis Charles du Plessis d'Argentré l'évêque de Limoges. Après la signature du concordat de 1801 il refuse sa démission au pape et revendique la « juridiction » sur le diocèse de Rouen. Le 3 avril 1803 il formule de nouveaux des « Réclamations » écrites auprès du Saint-Siège. Il meurt à Münster le 24 février 1805, âgé de 85 ans. Ses ossements ont été rapportés dans sa cathédrale de Sées en 1875.

Armes[modifier | modifier le code]

de gueules à dix billettes d'or posées 4, 3, 2, 1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 1891 p. 360
  2. Armand Jean, Op.cit p. 361
  3. Il réalise entre 1766 et 1774 l'ancien palais épiscopal de Limoges pour le compte de Louis Charles du Plessis d'Argentré, évêque de Limoges et frère de l'évêque de Sées.
  4. Annuaire des cinq départements de la Normandie, Congrès de L'Aigle, 1984, (ISSN 0755-2475), p. 12-13

Source[modifier | modifier le code]

« Jean-Baptiste du Plessis d'Argentré », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne)