Jean-Baptiste de Tillier

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Jean-Baptiste de Tillier
Ritratto De Tillier.jpg
Jean-Baptiste de Tillier.
Biographie
Naissance
Décès
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AosteVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Jean-Baptiste de Tillier est un homme politique et historien valdôtain de langue française, né le à Aoste où il est mort le .

Il a été un haut fonctionnaire du duché d'Aoste pendant quarante-quatre ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste de Tillier est né dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste d’Aoste, fils de Jean-Michel de Tillier, noble originaire de Fénis, et d'Anne-Marie Derriard[a]. Après des études au collège de la cité d'Aoste tenu par les chanoines de Notre-Sauveur, puis en Savoie, il obtient ses lettres patentes d'avocat à l'université de Valence.

De retour à Aoste, il succède le , à l'âge de 22 ans[b], à son oncle paternel François-Gaspard[c], dans la charge de secrétaire des États du duché d'Aoste, charge qu'il occupe pendant quarante-quatre ans dans une période d'antagonisme entre le pouvoir central de Turin et l'autonomie valdôtaine[1].

Buste de Jean-Baptiste de Tillier, place Albert Deffeyes à Aoste.

Le , le Conseil lui donne un « substitut avec survivance » en la personne de son fils aîné François-Antoine-Gaspard qui prête serment le . Il exerce la charge jusqu'en 1754. Après lui on élit un autre fils de Jean-Baptiste, François-Gaspard-Eugène et ensuite le fils de ce dernier, François-Antoine de sorte que, pendant plus d’un siècle, depuis l'élection de François-Gaspard en 1679 jusqu'au début du XIXe siècle, la charge est de facto héréditaire au sein de la famille Tillier.

Jean-Baptiste de Tillier meurt à Aoste dans la paroisse Saint-Jean. Ses œuvres se concentrent surtout sur l'histoire de sa région. La rue centrale d'Aoste, menant directement à la place Émile Chanoux, porte son nom, ainsi qu'un « Centre d'études historiques » valdôtain.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste de Tillier contracte deux unions :

  1. Le avec Claudine Juliane file de noble Jean-Claude la Cheriete, morte le qui lui donne cinq enfants dont :
    • François-Antoine-Gaspard de Tillier, son successeur ;
  2. Le avec Suzanne Françoise fille de Pierre Philibert Sarriod seigneur de la Tour qui lui donne six enfants dont :
    • François-Gaspard-Eugène de Tillier, successeur de son demi-frère,
    • Philibert-Amédée de Tillier (né à Aoste en 1728, mort le à Saint-Vincent) nommé curé de Saint-Vincent en .

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Son premier recueil documentaire compilé en 1719 est l’Inventaire des Archives du Duché d'Aoste suivi de trois Recueils de Franchises entre 1725 et 1734. Le Recueil des lettres des années 1730 à 1733 qui contient l'essentiel de la correspondance du Gouvernement valdôtain entre les XVIe et XVIIIe siècles.

Son chef-d'œuvre est toutefois constitué par l'ensemble qui comprend :

  • le Recueil ou dissertation historique et géographique sur la Vallée et Duché d’Aoste, connu comme l’Historique de la Vallée d'Aoste[2],[3] ;
  • le Traité historique des maisons et familles du Duche d'Aoste mieux connu sous le titre de Nobiliaire du Duché d'Aoste[4] ;
  • et les Chronologies des évêques, prévôts, archidiacres, gouverneurs du Duché d'Aoste, vi-baillifs, syndics d'Aoste jusqu'au XVIIIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Le portrait de Jean-Baptiste de Tillier dans le salon ducal de l'hôtel de ville d’Aoste.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Sulpice, lieutenant au bailliage d'Aoste.
  2. Prise de possession confirmée par délibération des États du .
  3. Mort le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'abbé Henry p. 323-324 : « De Tillier était un chaud patriote : il lutta toute sa vie pour maintenir nos institutions, nos franchises, nos privilèges. Son patriotisme transpire à travers toutes les lignes de son Historique ».
  2. L'Historique informatisé.
  3. « Manuscrit inédit de l'an 1742 ». Texte revu et annoté par Sylvain Lucat (1844-1919), secrétaire-chef de la ville d'Aoste pendant 23 ans (1881-1904), Louis Mensio Imprimeur-Éditeur, Aoste, 1887.
  4. Réédition aux Éditions de la Tourneuve, Aoste, 1970.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]