Jean-Baptiste Théodon

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Jean-Baptiste Théodon
Naissance
Décès
Activité

Jean-Baptiste Théodon, né le à Vendrest et mort le à Paris, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arria et Pætus (1685-1695), Paris, musée du Louvre.

Formé à Versailles et à la Manufacture des Gobelins, Jean-Baptiste Colbert fait entrer Jean-Baptiste Théodon en 1675 à l'Académie de France à Rome[1], qui déménage au palais Capranica en 1684. Il s'installe avec son épouse. Son talent le fait remarquer des papes et des congrégations religieuses, en particulier les jésuites. Il réside près de 30 ans en Italie et travaille à la décoration des basiliques du Latran et de Saint-Pierre.

Il travaille à Paris en 1704 pour la paroisse de Saint-Hippolyte où il y avait un séminaire de maître pour la campagne dirigé par le frère Nicolas Vuyart. Il est un ami de l'abbé Léon Potier de Gesvre (1656-1714)[2].

Il rentre définitivement en France en 1705 et participe à l'embellissement du château de Versailles, notamment de la chapelle royale, avec 16 autres sculpteurs de renom qui vont en deux ans réaliser 28 statues, sous la direction de Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), dont ce sera la dernière entreprise. La relève est assurée par le duc d'Antin qui devient surintendant et qui lui commande les grands modèles d'une hauteur de trois pieds et demi du Saint Jacques et du Saint André, agréés par Robert de Cotte qui devient premier architecte[3].

Il participe au grand chantier des Invalides dans sa deuxième phase (1702-1709), et à l'embellissement du parc du château de Marly.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
  • Le Plessis-Placy, église paroissiale : Martyre de Saint Victor, 1707, plâtre, retable classé au Monuments historiques en 1908
  • Parc de Sceaux, entrée d'Honneur :
    • Combat d'une licorne et d'un dragon, 1672-1675
    • Chien égorgeant un loup, 1672-1675
  • Château de Marly : Compagne de Diane, œuvre non localisée
  • Paris :
  • Château de Versailles :
    • Quinconce du nord (ancien bosquet du Dauphin) :
    • Bosquet de la Girandole : Moissonneur, 1679-1690, sculpture en pierre d'après un dessin de Nicolas Poussin
    • Atlas changé en rocher, 1688-1692, statue en marbre, 283 × 96 × 70 cm, sculptée à Rome. C'est en 1800 qu'il rejoint avec Phaétuse les quatre groupes au bassin circulaire des Tuileries, déplacés en 1858 sur la terrasse du bord de l'eau, il sera déposé au musée du Louvre en 1870 jusqu'en 1936. Celui-ci en a fait dépôt au château de Versailles
    • Phaétuse changée en peuplier, 1688-1692, marbre, 279 × 103 × 69 cm, sculpté à Rome. Conservé au musée du Louvre jusqu'en 1936, puis déposé au château de Versailles
    • chapelle royale :
En Italie
En Russie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Récemment fondée(1666) sur le mont Janicule, dans une modeste maison près du couvent Sant'Onofrio et installée depuis deux ans dans le palais Caffarelli (1673).
  2. Camérier du pape Innocent XI, archevêque de Bourges en 1694, abbé de Saint-Rémy de Reims, cardinal en 1719.
  3. Théodon sera le seul de tous à y faire référence dans son mémoire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mayeul Chaudon, Dictionnaire Universel, historique, critique et bibliographique, Éditions Mame, 1812.
  • Jane Davidson Reid, Chris Rohmann, The Oxford Guide de la Mythologie classique dans le domaine des arts, deux volumes, 1993.
  • Pierre Grimal et Caroline Rose, Églises de Rome, 1997.
  • Guy Delalande, « Jean-Baptiste Théodon(1645-1713) sculpteur du pape, sculpteur du roi, auteur du retable de l'église du Plessis-Placy », in Revue de la Société d'histoire de la Brie et du pays de Meaux, no 52, Meaux, 2001, p. 37-61.
  • Alicia Adamczak, De Paris à Rome : Jean-Baptiste Théodon (1645-1713) et la sculpture française après Bernin, thèse de doctorat soutenue à l'université de Paris IV Sorbonne en 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]