Jean-Baptiste Théodon

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Jean-Baptiste Théodon
Louvre arria et paetus mr2029.jpg
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sculpteur +

Jean-Baptiste Théodon, né le 26 septembre 1645 à Vendrest, et mort à Paris le 19 janvier 1713, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à Versailles et à la Manufacture des Gobelins, Jean-Baptiste Colbert le fait entrer en 1675 à l'Académie de France à Rome[1], qui déménage au palais Capranica en 1684. Il s'installe avec son épouse. Son talent le fait remarquer des papes et des congrégations religieuses, en particulier les Jésuites. Il réside près de trente ans en Italie et travaille à la décoration de l'église de Latran et de la basilique Saint-Pierre.

Il travaille à Paris en 1704 pour la paroisse de Saint-Hippolyte où il y avait un séminaire de maître pour la campagne dirigé par le frère Nicolas Vuyart. Il est un ami de l'abbé Léon Potier de Gesvre (1656-1714)[2].

Il rentre définitivement en France en 1705 et participe à l'embellissement du château de Versailles, notamment de la chapelle royale, avec seize autres sculpteurs de renom qui vont en deux ans réaliser vingt-huit statues, sous la direction de Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), dont ce sera la dernière entreprise. La relève est assurée par le duc d'Antin qui devient surintendant et qui lui commande les grands modèles d'une hauteur de trois pieds et demi du Saint Jacques et du Saint André, agréés par Robert de Cotte qui devient premier architecte[3].

Il participe au grand chantier des Invalides dans sa deuxième phase (1702-1709), et à l'embellissement du parc du château de Marly.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France 
  • Le Plessis-Placy, église paroissiale : Martyre de Saint Victor, 1707, plâtre, retable classé au Monuments historiques en 1908
  • Parc de Sceaux, entrée d'Honneur :
    • Combat d'une licorne et d'un dragon]], 1672-1675
    • Chien égorgeant un loup, 1672-1675
  • Château de Marly : Compagne de Diane, œuvre non localisée
  • Paris, musée du Louvre : Arria et Caecina Paetus, ou La mort de Lucrèce, 1685-1695, marbre, 265 × 173 × 130 cm. Commencée en 1685, en raison de la lenteur de l'exécution, Matthieu de La Teullière, directeur de l'Académie de France à Rome à partir de 1684 jusqu'en 1699, en confie la finition à Pierre Lepautre (1659-1744) qui la termine en 1695. Elle est expédiée en France et placée à Marly en 1715, puis en 1717 au jardin des Tuileries, comme pendant d'Énée et Anchise (musée du Louvre) du même artiste. Aujourd'hui au musée Louvre depuis son acquisition en mars 1989
  • Paris, dôme de l'Invalides : Saint Jérôme, 1705, œuvre détruite
  • Château de Versailles :
    • Quinconce du nord (ancien bosquet du Dauphin) :
    • Bosquet de la Girandole : Moissonneur, 1679-1690, sculpture en pierre d'après un dessin de Nicolas Poussin
    • Atlas changé en rocher, 1688-1692, statue en marbre, 283 × 96 × 70 cm, sculptée à Rome. C'est en 1800 qu'il rejoint avec Phaétuse les quatre groupes au bassin circulaire des Tuileries, déplacés en 1858 sur la terrasse du bord de l'eau, il sera déposé au musée du Louvre en 1870 jusqu'en 1936. Celui-ci en a fait dépôt au château de Versailles
    • Phaétuse changée en peuplier, 1688-1692, marbre, 279 × 103 × 69 cm, sculpté à Rome. Conservé au musée du Louvre jusqu'en 1936, puis déposé au château de Versailles
    • Chapelle royale :
En Italie 
En Russie 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mayeul Chaudon, Dictionnaire Universel, historique, critique et bibliographique, Éitions Mame, 1812.
  • Jane Davidson Reid, Chris Rohmann, The Oxford Guide de la Mythologie classique dans le domaine des arts, deux volumes, 1993.
  • Pierre Grimal et Caroline Rose, Eglises de Rome, 1997.
  • Guy Delalande, « Jean-Baptiste Théodon(1645-1713) sculpteur du pape, sculpteur du roi, auteur du retable de l'église du Plessis-Placy », in Revue de la Société d'histoire de la Brie et du pays de Meaux, no 52, Meaux, 2001, p. 37-61.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Alicia Adamczak, De Paris à Rome : Jean-Baptiste Théodon (1645-1713) et la sculpture française après Bernin, thèse de doctorat soutenue à l'Université de Paris IV Sorbonne en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Récemment fondée(1666) sur le mont Janicule, dans une modeste maison près du couvent Sant'Onofrio et installée depuis deux ans dans le palais Caffarelli (1673).
  2. Camérier du pape Innocent XI, archevêque de Bourges en 1694, abbé de Saint-Rémy de Reims, cardinal en 1719.
  3. Théodon sera le seul de tous à y faire référence dans son mémoire.

Liens externes[modifier | modifier le code]