Jean-Baptiste Muiron

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Jean-Baptiste Muiron
Muiron protégeant Bonaparte au pont d'Arcole (peinture de John Clark Ridpath, 1901).
Muiron protégeant Bonaparte au pont d'Arcole (peinture de John Clark Ridpath, 1901).

Naissance
Paris (France)
Décès (à 22 ans)
Arcole (Italie)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Colonel
Années de service 1792-1796
Conflits Guerres de la Révolution française
Hommages Frégate la Muiron

Jean-Baptiste Muiron, né le 10 janvier 1774 et mort le 15 novembre 1796 à Arcole, est un militaire français, et l'un des aides de camp du général Napoléon Bonaparte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris en 1774, Jean-Baptiste Muiron est le fils d'un fermier général et le petit-fils d'un chirurgien.

Rencontre avec Napoléon[modifier | modifier le code]

Il rencontre Napoléon lorsqu'ils sont tous les deux artilleurs au siège de Toulon, où Muiron est blessé d'un coup de baïonnette à la cuisse[1]. Ils se lient d'amitié très vite.

13 vendémiaire et la fatale campagne d'Italie[modifier | modifier le code]

Chef de bataillon à vingt ans, colonel l’année suivante, il partage la bonne fortune de Napoléon. Il est à ses côtés le 13 vendémiaire, commandant d'une batterie de quatre canons[2]. Il le suit également durant la campagne d’Italie et devient l'un des aides de camp du général Bonaparte. Le 15 novembre 1796, sur le pont d’Arcole, alors qu’il charge à la tête de ses troupes, le général Bonaparte est mis en joue par un Autrichien. Muiron s’en aperçoit et se jette devant Napoléon pour le protéger de son corps. La balle que reçoit le colonel Muiron lui est fatale.

Reconnaissance de Napoléon[modifier | modifier le code]

Napoléon ne l’oubliera jamais. Devenu Premier consul puis empereur, Napoléon Ier prend la famille de Muiron sous son aile afin qu'elle ne manque de rien. Il fait rayer, en intervenant auprès du Directoire, certains membres de la famille de la liste des émigrés et, des années plus tard, nomme le père de Muiron comte d'Empire[3]. Il fait également baptiser une frégate du nom de Muiron. C'est sur cette frégate qu'il rentre d'Égypte quelques semaines avant son coup d'État du 18 brumaire. De plus, il mentionne Muiron dans son testament, léguant une somme substantielle à sa famille[4].

En 1803, le Premier consul fait faire de la Muiron un modèle qu'il place dans sa chambre à coucher, à la Malmaison. En 1829, ce modèle est acheté par le général Gourgaud et est aujourd'hui conservé au Musée de la Marine. En 1807, la Muiron elle-même est retirée du service sur les ordres du ministre Decrès, « pour qu'elle soit conservée (à Toulon) comme un monument. ». En 1855, elle est frappée par la foudre et elle coule.

Après la bataille de Waterloo, « colonel Muiron » est l'un des pseudonymes utilisés par Napoléon dans sa tentative d'échapper aux Anglais[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La rue Muiron à Toulon porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rouart 2012.
  2. Dutertre 2008, p. 73.
  3. a et b Dutertre 2008, p. 86.
  4. Gourdin 1996, p. 395.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Gourdin, L'ange gardien de Bonaparte : le colonel Muiron (1774-1796), Pygmalion, , 423 p. (ISBN 9782857044925).
  • Jean-Marie Rouart, Napoléon ou la destinée, Gallimard, , 353 p. (ISBN 9782072465338).
  • Jacques Dutertre, L'Histoire à pile ou face, Vent des Rives, , 176 p. (ISBN 978-2-9160-2636-7).