Jean-Baptiste Liénard

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Jean-Baptiste Liénard
Naissance
Décès
Surnom
Liénard de ReimsVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jean-Baptiste Liénard, dit « Liénard de Reims », né le 19 décembre 1782 à Reims et mort le 19 décembre 1857 à Châlons-en-Champagne, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Liénard manifesta très jeune une aptitude que son père songea à développer en lui[1]. Après quelques années passées dans l’atelier de Nicolas Perseval, il alla, sur le conseil de son maitre, continuer ses études à Paris mais, comme son père ne pouvait faire les frais de son séjour à Paris, la ville de Reims lui accorda un secours[1]. Il put ainsi entrer dans l’atelier de David, qui l’accueillit bien et s’intéressa à ses succès[1].

Le prix de quelques portraits exécutés à cette époque et parmi lesquels ceux de Givonne, Taissy, Sarcourt, joint à la subvention de sa ville natale, lui permirent de passer plusieurs années à Paris[1]. Il avait exposé différents tableaux au Salon de 1812, lorsqu’il abandonna tout à coup la carrière qu’il avait suivie jusqu’alors avec énergie, et non sans succès, pour se lancer dans le commerce[1].

Il revint à Reims où il monta une fabrique de châles[1]. Ayant échoué dans cette entreprise, il reprit ses pinceaux[1]. Quelques commandes l’appelèrent à Châlons[1]. Divers portraits, entre autres celui du préfet de la Marne Jessaint, attirèrent sur lui l’attention de la municipalité, qui le nomma professeur à l’école de dessin en 1819[1]. De cette époque date son séjour définitif à Reims[1].

Outre le professorat et les quelques tableaux qu’il exécutait, il faisait, en même temps, de la recherche sur les antiquités romaines et gauloises du département, sur lesquelles il a laissé un nombre considérable de notes qui, réunies et mises en ordre, pourraient être consultées avec fruit[1]. En 1848, chargé de composer des cartons pour les peintres verriers de Troyes, Liénard songea également à étudier les procédés de la peinture sur verre[1]. Il se mit activement à l’œuvre, composa lui-même ses couleurs et réussit à imiter les anciens vitraux[1]. Ce fut alors que la fabrique de la cathédrale lui confia la restauration des vitraux de cette église[1]. Le soin qu’il apporta dans l’exécution de ce travail, aidé du concours de sa fille, qui était venue le rejoindre à Châlons, et qui se spécialisa, par la suite, dans ce genre de peinture, valurent à la famille Liénard une médaille d’or, à l’obtention de laquelle contribuèrent aussi plusieurs verrières exécutées pour les environs de Paris[1].

Travailleur consciencieux d’un esprit sérieux, Liénard fut nommé membre correspondant de la Société académique de Reims à la création[1]. Il était également membre du Comité d’archéologie du département de la Marne[1]. Amédée Lhote estimait que « Ses compositions révèlent une intelligence véritable de la mise en scène et de la disposition des personnages[1]. Elles sont dignes d’un élève de David[1]. »

La fille de Liénard, elle-même artiste de mérite, exposa, en 1841, un Baptême de saint Louis, qui fut cité dans le Journal des Beaux Arts et de la Littérature[1]. Elle s’occupait surtout de la peinture sur verre, et un grand nombre de verrières exécutées par elle ornent les églises du Petit Séminaire, de Bethon et de Bignicourt-sur-Marne[1].

Peintures[modifier | modifier le code]

Notes et références [modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Amédée Lhote, Biographie châlonnaise, Châlons-sur-Marne, T. Martin, 1870, p. 225-7.
  2. « autel », notice no IM51001017, base Palissy, ministère français de la Culture

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bourgeois de Jessaint, huile sur toile, 1819, 209 × 184 cm, Châlons-en-Champagne ; musée des beaux-arts et d’Archéologie.
  • Portrait de Jules Garinet, peinture, 1822, 59 × 48 cm, Châlons-en-Champagne ; musée des beaux-arts et d’Archéologie.
  • Trait de fidélité et de dévouement des Rémois au roi Jean II à l’occasion du siège de Reims, en 1359, exposée au Salon de 1819.
  • Jeanne Gray, ou le triomphe de la religion sur l’amour, Salon de 1812, Châlons-en-Champagne ; musée des beaux-arts et d’Archéologie.
  • Henri IV, 1828, Châlons-en-Champagne ; musée des beaux-arts et d’Archéologie.
  • Christ, tribunal de Châlons-en-Champagne.
  • Portrait du général Villatte.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Nécrologie par Max Sutaine in l'Académie nationale de Reims.
  • Amédée Lhote, Biographie châlonnaise, Châlons-sur-Marne, T. Martin, 1870, p. 225-7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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