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Jean-Baptiste Daviais

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Jean-Baptiste Daviais
Photographie de Jean-Baptiste Daviais
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
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Lieux de détention
Distinction
Plaque commémorative

Jean-Baptiste Daviais, né le à Rezé en Loire-Inférieure et mort le au camp de concentration de Dachau en Allemagne, est un militant associatif, résistant français.

Issu d'une famille d'ouvriers[1] (de l'union[2] de Jean-Baptiste Daviais, charpentier, et de Marie Macé, tailleuse), il fréquente l'école communale de Rezé[3], dans la banlieue sud de Nantes, et entre ensuite à l'école professionnelle de l'avenue de Launay. Il en sort à 14 ans avec un bon bagage pour commencer son apprentissage de charpentier de navires[4]. À 20 ans, il est chef traceur aux Chantiers de la Loire. De petite taille, mais trapu et robuste, il supporte vaillamment la fatigue de 10 heures, quelquefois 11 heures de travail. À 21 ans, il effectue son service militaire, trois ans au 6e régiment du génie, il se distingue et devient le plus jeune sergent major de France[5]. Quelques années plus tard, il part pour le compte de l'administration coloniale. Il organise un service de navigation fluviale sur le Sénégal puis le Niger.

Il épouse Céline Rousseau, le 15 juillet 1907, à Rezé[6].

À 40 ans, il revient à Nantes pour créer avec son associé Maillaud une société d'importation de bois qui s'agrandit au fil des ans. Mais sa nature le pousse vers ceux qui souffrent et principalement vers l'enfance malheureuse; il se consacre alors à la Maternelle, au Secours Immédiat, à la Fédération des Amicales d'anciens élèves et amis des écoles publiques de Nantes et banlieue[7] (première fédération d'amicale laïque de Loire-Atlantique)[8].

Puis avec la débâcle de 1940 et l'exode, il décide d'ouvrir un centre d'accueil, impasse Saint-Laurent près de la cathédrale, dans une vieille maison inoccupée, afin d'héberger les réfugiés belges et ceux du Nord de la France. Soixante à quatre-vingt personnes y trouvent chaque jour le gîte et le couvert. Quand la place manque, il reçoit le surnombre dans sa propre maison. Au moment où les premiers mouvements de Résistance se structurent, on pense à lui[9]. La confiance qu'il inspire en fait bientôt un chef. L'équipe passe au service du mouvement Libération, fondé par Christian Pineau, auquel il apporte un concours inestimable par l'ardeur qu'il déploie pour obtenir des renseignements[10].

Il est désigné comme futur maire de Nantes lors de la constitution du Comité départemental de Libération (CDL). Il héberge des juifs traqués et des réfractaires, leur fournit papiers, argent et lieux de travail. Mais après les aveux d'un jeune militant sous la torture, tous les militants du CDL sont arrêtés à partir du [11]. Il est arrêté le 18. Torturé à Angers, transféré au Camp de Royallieu, à Compiègne le , puis à Dachau[12] le 18 juin[13] dans le convoi I.229 [14], en compagnie de ses camarades de la Résistance nantaise, Libertaire Rutigliano, Gilbert Burlot[15] et Gabriel Goudy. Ce denier relatera, après la libération du camp, le , les circonstances de la mort de Jean-Baptiste Daviais (matricule 72471): « il a été contraint de rester nu dans la neige au sortir de la douche. Il fut frappé de congestion et mourut deux jours plus tard ». Il avait 67 ans.

Honneurs et distinctions

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Décoration

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À Rezé[17], la place où se trouve l'hôtel de ville porte son nom ; son buste orne le square de la Fraternité situé au pied de la Cité radieuse de Le Corbusier[18]. La ville de Rezé lui rend hommage, chaque année le premier dimanche du mois de janvier.

Square Jean-Baptiste Daviais
  • La ville de Nantes[21] rend hommage à Jean-Baptiste Daviais, en mai 2025, place Graslin.

Notes et références

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  1. « Près de Nantes. Dimanche 2 janvier, une pensée pour Jean-Baptiste Daviais », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  2. « Registre des naissances de la ville de Rezé », sur Archives départementales de Loire-Atlantique (consulté le )
  3. « Jean-Baptiste Daviais : parcours d’un humaniste », sur Ville de Rezé, avril 2014 mise à jour 2021
  4. Delphine Gillardin/ Noémie Boulay, « Jean-Baptiste Daviais (1878-1945) », sur Nantes Patrimonia, 2021 mis à jour 2024
  5. Larignon, Gilberte, « A la mémoire de Jean-Baptiste Daviais », L'Ami de Rezé, no 22,‎ , p. 8-9 (lire en ligne)
  6. https://archives-numerisees.loire-atlantique.fr/v2/ad44/visualiseur/registre.html?id=440337354
  7. « Ensemble Choral Jean-Baptiste Daviais », sur Chorale Jean-Baptiste Daviais
  8. « La Ligue 44 - FAL 44 - Notre histoire », sur fal44.org (consulté le )
  9. Jean-Pierre Besse, « Daviais Jean-Baptiste », sur Maitron : Mouvement ouvrier/ Mouvement social,
  10. Jean-Claude Terrière, La Résistance en Loire-Inférieure : on l’appelait Xavier Dick, Geste Editions, , 414 p.
  11. Jean-Pierre Sauvage et Xavier Trochu, « Jean-Baptiste Daviais », sur AFMD DT 44,
  12. « Jean-Baptiste Daviais », sur Alrosen Archives
  13. Patrimoine et archives de Rezé, « Jean-Baptiste Daviais », sur Ville de Rezé,
  14. « Livre mémorial », sur Fondation pour la mémoire de la déportation (consulté le )
  15. « Gilbert Burlot », sur Nantes Patrimonia,
  16. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  17. « Hommage à Jean-Baptiste Daviais le 5 janvier », sur Ville de Rezé,
  18. Gilberte Larignon; Héliette Proust, « A la mémoire de Jean Baptiste Daviais », sur Ville de Rezé - L ami de Rezé N 22,
  19. « Buste de Jean-Baptiste Daviais, résistant-déporté, Nantes », sur Musée de la Résistance en ligne
  20. « En mémoire de Jean-Baptiste Daviais, résistant mort en déportation », sur Nantes Archives,
  21. Tristan Mahé, « 8 mai à Nantes : la place Graslin accueille une expo sur la fin de l’occupation et la libération », ActuNantes,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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