Jean-Baptiste Chabot

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Jean-Baptiste Chabot
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jean-Baptiste Chabot est un prêtre catholique et orientaliste français, né à Vouvray (Indre-et-Loire) le 16 février 1860, mort à Paris le 7 janvier 1948.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un vigneron, après des études au grand séminaire de Tours, il est ordonné prêtre dans cette ville en 1885. Nommé vicaire à La Chapelle-sur-Loire, il abandonne le ministère pastoral dès 1887 pour gagner l'Université catholique de Louvain, où il s'initie au syriaque sous la direction du professeur Thomas Joseph Lamy.

En 1892, il soutient sa thèse en latin sur la vie, les écrits et la doctrine d'Isaac de Ninive, comprenant trois homélies inédites de ce théologien, reproduites d'après les manuscrits du British Museum, avec une traduction latine et une comparaison avec une version grecque connue antérieurement.

Ensuite, il se fixe à Paris et devient l'élève, puis le proche collaborateur, de Rubens Duval (1839-1911), titulaire, jusqu'en 1907, d'une chaire « langue et littérature araméennes » au Collège de France. Sous sa direction, il établit une édition bilingue, d'après un manuscrit de la Bibliothèque Vaticane, de la quatrième partie de la Chronique du Pseudo-Denys de Tell-Mahré; ce travail, publié en 1895, vaut à son auteur la qualité de diplômé de la Section des sciences historiques et philologiques de l'École pratique des hautes études.

Après ces deux travaux inauguraux, voici le relevé chronologique de son œuvre scientifique:

En 1899, l'abbé Chabot parvient à se procurer une copie de la version originale syriaque de la Chronique universelle de Michel le Syrien, retrouvée en 1887 dans une église d'Édesse par Ignace Éphrème II Rahmani, patriarche d'Antioche de l'Église catholique syriaque. C'est le début d'un long travail d'édition bilingue (quatre volumes: 1899-1901-1905-1910; introduction, corrections et index ajoutés en 1924).

En 1913, l'abbé confie la gestion de la collection à l'Université catholique de Louvain et à celle de Washington, mais il en reste le secrétaire général jusqu"à sa mort.

Le 16 novembre 1917, il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, succédant à Michel Bréal, et il devient membre de la commission du Corpus Inscriptionum Semiticarum de la Compagnie, projet lancé par Ernest Renan en 1887, et auquel il collaborait depuis 1893, avec un titre d'auxiliaire depuis 1905. Désormais, ce projet occupe une bonne part de son activité: il se consacre non seulement aux inscriptions araméennes, mais aussi phéniciennes, carthaginoises et berbères. En 1926, notamment, il achève le fascicule des inscriptions palmyréniennes découvertes jusqu'en 1925 (tome III, fasc. 1, 326 pages, publié en 1932). En 1947, il fait paraître un Recueil des inscriptions libyques.

En 1922, il publie en son nom personnel un ouvrage richement illustré (et luxueusement édité par l'Imprimerie nationale) intitulé Choix d'inscriptions de Palmyre. En 1935, il fait paraître une Littérature syriaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles-Jean-Melchior de Vogüé, Revue de l'Orient latin - Vol. III., Paris, Ernest Leroux, (réimpr. 1964) (ISSN 2017-716X, lire en ligne), p. 367-397, disponible sur Gallica
  2. Histoire de Mar Jabalaha III, patriarche des Nestoriens (1281-1317) et du moine Rabban Çauma, ambassadeur du roi Argoun en Occident (1287), Paris, Ernest Leroux, , 278 + supplément 8 pages p. (lire en ligne)

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