Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan

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Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan
Gavaudan.jpg
Fonctions
Opéra royal de Wallonie
-
Directeur d'opéra
La Monnaie
-
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Nationalité
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A travaillé pour
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Maître

Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan est un chanteur (ténor) français né à Salon-de-Provence le et mort à Paris (2e) le [1].

Issu d'une famille d'artistes, il est le frère d'Anne-Marie-Jeanne Gavaudan (dite Gavaudan aînée), d'Adélaïde Gavaudan (dite Gavaudan cadette) et d’Émilie Gavaudan, toutes trois cantatrices.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une enfance à Nîmes, il s'établit à Paris où ses sœurs avaient déjà commencé une carrière dans l'opéra. Il avait sept ans quand son père mourut. Sa mère ne pouvant subvenir aux besoins, il dut s'engager dans la Marine qu'il quitta à onze ans. Il entra alors comme employé à l'Académie royale de musique. Attiré par le chant, il y devint l'élève de Loiseau de Persuis. Il fit ses débuts au théâtre Montansier en 1791, engagé par Viotti, pour passer deux mois plus tard au tout nouveau théâtre de Monsieur. En 1794, il entra avec Jean-Blaise Martin dans la troupe rivale de l'Opéra-Comique, installée salle Favart. Ses talents de comédien lui valurent le surnom de « Talma de l'Opéra-Comique ».

Lors de la réunion des deux troupes en 1801, il devint sociétaire. Il quitta l'Opéra-Comique en 1816 à la suite de différends politiques pour prendre la direction un an durant du théâtre de la Monnaie à Bruxelles.

Rappelé à l'Opéra-Comique en 1824 par son nouveau directeur, René-Charles Guilbert de Pixerécourt, il prit sa retraite définitive en 1828, ce qui ne l'empêcha pas de diriger l'Opéra de Liège en 1829-1830.

Il était marié à une cantatrice de l'Opéra-Comique, Alexandrine-Marie-Agathe Ducamel[2]. Deux de ses nièces, Rosette et Aglaé Gavaudan, firent également carrière au théâtre Feydeau.

Répertoire[modifier | modifier le code]

En 1807, Gavaudan participa à la création de Joseph, opéra d'Étienne Nicolas Méhul, interprétant le rôle de Siméon, un des frères du personnage éponyme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de décès n° 36/51. Fichier alphabétique de l'état-civil reconstitué de la Ville de Paris, année 1840.
  2. Appelée par erreur « Mme Maigrot » par Fétis dans la première édition de sa Biographie universelle des musiciens. Cf. Arthur Pougin, Figures d’opéra-comique, op. cit., p. 190.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Rabbe, Vieilh de Boisjolin et Sainte-Preuve, « Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan », Biographie universelle et portative des contemporains, vol. 2,‎ , p. 1831-2 (lire en ligne, consulté le 19 février 2018).
  • François-Joseph Fétis, « Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan », Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, Bruxelles, Méline, vol. 4,‎ , p. 278-9 (lire en ligne, consulté le 19 février 2018).
  • Ferdinand Höfer, « Jean-Baptiste-Gavaudan », Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Paris, Firmin-Didot, t. XIX. Fuad-Effendi-Geoffrin,‎ , p. 738 (lire en ligne, consulté le 19 février 2018)
  • Arthur Pougin, Figures d’opéra-comique : Madame Dugazon, Elleviou, les Gavaudan, Paris, Tresse, (lire en ligne), p. 144-234.

Liens externes[modifier | modifier le code]