Jean-Baptiste-Augustin de Salignac-Fénelon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Fénelon (homonymie) et Salignac.
Jean-Baptiste-Augustin de Salignac
Abbé DE SALIGNAC DE LA MOTTE FÉNELON.jpg
Médaillon représentant l'abbé de Fénelon
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion

Jean-Baptiste-Augustin de Salignac-Fénelon (1714-1794), abbé de Fénelon, né au manoir de la Poncie à Saint-Jean-d'Estissac en Périgord, était petit-neveu (plutôt cousin au 5e degré) de Fénelon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études aux Cordeliers de Périgueux, il fut nommé diacre, en 1738, puis ordonné prêtre. C'est alors qu'il partit pour Paris. Il fut aumônier de la reine de France, Marie Leszczynska, puis dirigea un établissement charitable, fondé pour améliorer le sort des petits savoyards[1] à Paris.

Il fut arrêté comme suspect sous la Terreur, et traduit au tribunal révolutionnaire, qui le condamna à mort : tous les savoyards résidant à Paris se rendirent à la Convention pour demander la grâce de celui qu'ils appelaient leur père ; sans succès, Jean-Baptiste-Augustin de Salignac-Fénelon fut guillotiné le .

En son honneur le nom d'Asile-Fénelon a été donné à l'établissement charitable de Vaujours (Seine-Saint-Denis), destiné à élever des enfants pauvres au XIXe siècle.

Il fut le dernier prieur du prieuré de Saint-Sernin-du-Bois, dans lequel il se dépensa particulièrement, améliorant les conditions de vie de ses religieux et augmentant leurs ressources[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. les petits Savoyards étaient des ramoneurs. Les enfants plus minces pouvaient au besoin se glisser dans les cheminées.
  2. « Saint-Sernin-du-Bois et son dernier prieur », article de H. Chazelle paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 52 (Noël 1982), pages 19 à 21.