Jean-Édouard Verneau

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Officier général francais 3 etoiles.svg Jean-Édouard Verneau
Jean-Édouard Verneau
Le général Verneau en 1940.

Naissance 29 août 1890
Vignot
Décès 15 septembre 1944
Buchenwald
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Unité Génie
Grade Général de division
Années de service 19141944
Commandement Organisation de résistance de l'Armée
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Médaille de la Résistance
Hommages Mort pour la France

Jean-Édouard Verneau, né le à Vignot, dans la Meuse, et mort le à Buchenwald, est un officier français du génie devenu résistant, mort pour la France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Édouard Verneau naît en 1890 à Vignot, fils d’Étienne Camille Verneau, employé de carrière, et de Marie Augustine Prin, son épouse[1].

Polytechnicien (X 1911), il termine la guerre capitaine, blessé et deux fois cité. Il l'est à nouveau au Levant. A partir de 1928, il sert au 1er bureau de l'État-major[2]. il est colonel en 1940, promu général de division en 1942.

Ancien chef d’état-major du général Noguès à Alger, il y est nommé chef de la délégation des services de l’armistice en . En , il devient chef d’état-major de l'armée d'armistice et donne son accord tacite aux actions clandestines de camouflage de matériel : stockage et entretien d’armes et de munitions qui serviront plus tard aux maquis, organisation de réseaux clandestins de transmissions[3].

Chef d’état-major de l’armée d’armistice en , il participe à la fondation de l’Organisation de résistance de l'armée (ORA) dès la dissolution de l'armée d'armistice en . Il rejoint le commandant Cogny qui a créé une branche de l'organisation en zone Nord et succède en au général Aubert Frère à la tête de celle-ci. Arrêté le , il désigne son successeur, le général Georges Revers, puis est déporté à Buchenwald, où il meurt le , à 54 ans[4].

Mémorial pour Jean Verneau à Vignot.

État des services du général Verneau

  • 1911 : Incorporé au 40e régiment d'artillerie comme canonnier
  • 1912 : École polytechnique comme aspirant
  • 1914 : Régiment du Génie comme sous-lieutenant
  • 1915 : Lieutenant
  • 1916 : Capitaine
  • 1917 : Capitaine, commandant de compagnie
  • 1919 : École d'état-major
  • 1920 : École supérieure de guerre
  • 1922 : État-major du Levant
  • 1924 : État-major des armées, 1er Bureau
  • 1928 : Chef de bataillon
  • 1929 : Régiment du Génie
  • 1931 : État-major des armées, 1er Bureau
  • 1934 : Chef du 1er Bureau comme lieutenant-colonel
  • 1937 : Chef de corps du 19e régiment du Génie comme colonel (Hussein Dey - Alger)
  • 1939 : État-major du commandant en chef du TOAFN
  • 1940 : Chef d'état-major de l'Inspection générale d'Afrique du Nord
  • 1941 : Chef de la délégation des services d'armistice AFN comme général de brigade
  • 1942 : Chef de l'État-major des armées comme général de division
  • 1943 : Congé d'Armistice, arrestation par les troupes d'Occupation
  • 1944 : Mort au camp de Buchenwald

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Depuis 1947, la caserne du 6e régiment du génie d'Angers situé dans le quartier des Capucins-Verneau porte son nom.

Un timbre à son effigie a été édité en 1975 : il y figure avec deux autres résistants Pierre Kaan et Frédéric Manhès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance no 19, , Vignot, Archives de la Meuse
  2. L'ORA : la résistance de l'armée
  3. Jean Delmas, article Camouflage du matériel dans le Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006, p.169
  4. Jean Delmas, article Organisation de Résistance de l'Armée dans le Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006, p.201-202

Lien externe[modifier | modifier le code]