Jazz (Pagnol)

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Jazz est une pièce de théâtre de Marcel Pagnol représentée pour la première fois au Théâtre du Casino de Monte-Carlo, le , puis à Paris, au Théâtre des Arts, le . La pièce est dédiée à son ami et poète Rodolphe Darzens.

Il s'agit d'une pièce en quatre acte à douze personnages (3 F, 9 H) qui raconte la chute et la mort d'un professeur de grec de l'Université d'Aix-en-Provence, le professeur Blaise. L'action se déroule entièrement à Aix-en-Provence, sur deux décors (le bureau du professeur et une salle de cours de l'Université)

L'intrigue montre comment Blaise, cinquante-six ans, qui vient de terminer le déchiffrement et l'étude approfondie d'un texte inédit qu'il attribue à Platon, s'apprête à accéder à une chaire en Sorbonne. La révélation par un spécialiste anglais de l'inexactitude des hypothèses de Blaise ruine ses espérances d'accéder à l'honneur ultime que représente la Sorbonne (premier acte).

Constatant qu'il vient de consacrer plus de trente ans au savoir, sans penser une seconde à vivre, Blaise fait volte-face. Dans un dernier cours ex cathedra, il encourage ses étudiants à jouir de la vie et traite l'étude de fadaise (deuxième acte).

Amené par les événements à rencontrer le jeune homme qu'il était autrefois, Blaise, dépité et déboussolé, décide de se rabattre sur l'amour. Il révèle à l'une de ses élèves, Cécile, sa passion cachée pour elle et lui demande sa main, qu'elle accepte après un rude combat intérieur (troisième acte).

Au dernier acte, alors que Blaise s'attend à épouser Cécile avant peu, la personnalité réelle de celle-ci se fait jour, ainsi que son affection pour l'un de ses condisciples, l'étudiant serbe Stépanovitch. Confronté une dernière fois à son double "jeune", Blaise tente de le tuer et se tue bien évidemment lui-même.

La pièce propose de nombreux moments sur le sens et la nature de l'étude, sur la brièveté de la vie, sur la fragilité de la passion. Des personnages secondaires importants (en particulier l'ami de Blaise un quincailler dénommé Barricant, le Doyen de la faculté, et la bonne Mélanie) offrent des dialogues et des situations marquants. Surfant sur la vague psychanalytique, elle s'appuie en fin de compte sur l'idée que les actes posés dans notre jeunesse sont remplis de conséquences dans l'avenir. Ainsi, à la fin de la pièce, le fantôme du jeune homme contre lequel Blaise combat révèle-t-il son intention profonde de se venger et montre à Blaise comment il a assouvi sa colère contre lui.

Cette pièce a été peu reprise par les théâtres en France.

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages et distribution à la création à Monte-Carlo (puis au Théâtre des Arts).

Reproduction de Manuscrits[modifier | modifier le code]