Jayne Mansfield

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Jayne Mansfield
Description de l'image Jayne Mansfield.jpg.
Nom de naissance Vera Jayne Palmer
Naissance
Bryn Mawr, Pennsylvanie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 34 ans)
Slidell, Louisiane, États-Unis
Profession Actrice
Films notables La Blonde et moi
La Blonde explosive
La Blonde et le Shérif

Jayne Mansfield () née Vera Jane Palmer, à Bryn Mawr en Pennsylvanie, est une actrice de cinéma, théâtre et télévision, américaine, ainsi qu'une artiste de club de nuit, une chanteuse et l'une des premières playmates du magazine Playboy en février 1955. Elle est considérée comme l'un des plus célèbres sex-symbols des années 1950 et 1960.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Jayne Mansfield entourée de jockeys en 1957.

Vera Jayne Palmer est la fille unique d'une famille bourgeoise avec un père, Herbert William Palmer (1904–1936), avocat et une mère Vera (Jeffrey) Palmer (1903–2000) avec des origines anglaises. Comme beaucoup d'enfants de son époque, elle veut être une star à la Shirley Temple. À douze ans, elle prend des cours de danse de salon[1].

Le 10 mai 1950, elle se marie à Paul James Mansfield et donne naissance à une fille Jayne Marie Mansfield (en), le 8 novembre 1950 (cette dernière apparaît dans Playboy en 1976, marchant ainsi sur les traces de sa mère). En 1952, elle fréquente une école d'art dramatique à Dallas, puis étudie le théâtre et la psychologie à l'université de Géorgie. Elle débute sur les planches en amateur et prend des cours avec Baruch Lumet (en). Elle gagne également de nombreux concours de beauté. En 1954, le couple s'installe à Los Angeles avec leur fillette. Encore inconnue, elle tente sa chance à Hollywood. Après des auditions sans succès pour la Paramount Pictures et Warner Bros, elle tourne pendant deux ans dans des séries Z. Les réalisateurs qui veulent surtout mettre en avant ses mensurations (102-53-91 cm pour 1.68 m[2]) la cantonnent dans des personnages caricaturaux qui lui valent le surnom de « Blonde explosive » ou « le Buste ». En 1956, elle signe un contrat de sept ans avec la Twentieth Century-Fox qui veut ainsi remplacer Marilyn Monroe qui s'est séparée du studio, Jayne évoluant dans un registre plus vulgaire et populo[3] : elle est surtout sollicitée pour les cocktails de presse ou les calendriers de fin d'année, si bien que les stars hollywoodiennes la snobent[4]. En 1957, elle donne un aperçu de l'actrice qu'elle aurait pu être, dans le film de Paul Wendkos Le Cambrioleur (The Burglar (en)), où elle s'avère excellente dans un rôle dramatique[5]. La Fox qui ne croit plus en sa star alourdie par plusieurs grossesses qui retardent les tournages, la prête pour des productions étrangères puis finalement la licencie en 1959 pour récupérer Marilyn, si bien que sa carrière décline[6].

En 1964, elle donne naissance à une fille, Mariska Hargitay, qui est connue pour son rôle du lieutenant Olivia Benson de la série New York, unité spéciale. Elle a en tout cinq enfants de trois pères différents.

En 1966, elle est présentée à Anton LaVey, leader de l'Église de Satan, qui fera d'elle une grande prêtresse honoraire.

Icône déchue noyée dans l'alcool et les psychotropes, elle reste populaire mais en est réduite à des tournées miteuses[7]. Elle meurt le près de Slidell (Louisiane) après une dernière représentation sordide dans le cabaret Gus Stevens Supper Club à Biloxi. Rejoignant La Nouvelle-Orléans (où elle doit effectuer un show télévisé) à bord de la Buick Electra[8] conduite par Ronnie Harrison, son chauffeur, la voiture s'encastre dans un camion à 2 h 25 du matin[9]. Contrairement à une légende tenace, Jayne qui est assise entre Sam Brody, son amant du moment, et le conducteur (alors que trois de ses enfants (Mariska, Miklós et Zoltán Hargitay) nés de son union avec Mickey Hargitay, acteur et ancien Mister Univers d'origine hongroise, sont à l'arrière et s'en tirent avec quelques blessures légères), n'est pas morte décapitée mais d'un écrasement de la boîte crânienne[10].

Elle était passionnée par les roses et les cœurs. Ses voitures étaient toutes roses. En dépit de ce que pourraient laisser supposer ses rôles de blonde idiote, Jayne Mansfield était une femme cultivée, elle parlait cinq langues, était pianiste et violoniste classique et disait avoir un QI de 163[10].

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2011, l'écrivain français Simon Liberati publie Jayne Mansfield 1967 (Prix Femina 2011) dans lequel il retrace les derniers jours de l'actrice au destin tragique.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Jayne Mansfield.

Télévision[modifier | modifier le code]

Jayne Mansfield a fait de nombreuses apparitions à la télévision américaine soit en tant qu'actrice dans des fictions soit en tant qu'invitée dans des shows comme The Bob Hope show (1966), The Milton Berne Show (1966) et What's My Line? où elle fut l'invité surprise quatre fois (1956, 1957, 1964, 1966). En mai 1958 pendant le Festival de Cannes, elle est interviewée par François Chalais dans l'émission Reflets de Cannes où elle reproduit son petit gloussement sensuel qui a participé à la naissance de son mythe.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Raymond Strait, Here They Are Jayne Mansfield, S.P.I. Books,‎ 1992, p. 37
  2. (en) « Playboy Data Sheet: Jayne Mansfield, Miss February 1955 », sur Playboy
  3. « Ma mère, ce sex-symbol: Jayne Mansfield », sur gala.fr,‎
  4. (en) Esther Lee, « Sophia Loren Finally Explains That Infamous Side-Eye Photo With Jayne Mansfield's Cleavage », sur usmagazine.com,‎
  5. Jean Tulard Dictionnaire du cinéma / Les acteurs
  6. (en) Emily Smith, The Jayne Mansfield Handbook - Everything you need to know about Jayne Mansfield, Emereo Publishing,‎ 2013, p. 7
  7. (en) Raymond Strait, Here They Are Jayne Mansfield, SP Books,‎ 1992, p. 8
  8. Photo du crash de la Buick
  9. (en) Frank Ferruccio, Did Success Spoil Jayne Mansfield ?, Frank Ferruccio,‎ 2010, p. 315
  10. a et b 29 juin 1967. La plus belle poitrine d'Hollywood se tue sur la route. Exit Jayne Mansfield., Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, Le Point, 29 juin 2012.

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Liens externes[modifier | modifier le code]