Javier Jaén Benavides

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Javier Jaén Benavides, né le 23 septembre 1983 à Barcelone, est un artiste graphique et un poète visuel qui travaille dans le champ de la communication visuelle, l’illustration éditoriale et le design de couvertures et affiches. Son œuvre est liée au langage symbolique, ludique et des doubles sens. Il a travaillé pour The New York Times, The New Yorker, The Washington Post, Time, Harvard University, La Vanguardia, El País, Valor Brasil, Planeta, Penguin Random House, Vueling, et Unesco, entre autres. En même temps, il travaille en faisant des conférences, workshops, ateliers, et comme professeur à plusieurs écoles de design (Istituto Europeo di Design, IDEP). Son œuvre a été reconnue par l’American Society of Illustrators, Illustrators 55, 56, (2012-2013), Print Magazine New Visual Artists (2013), Premis Junceda (2013), Premio Gràffica (2010). Aussi, il appartient depuis 2015 à l’AGI (Alliance Graphique Internationale). Il donne par ailleurs des expositions à New York, Londres, El Salvador, Tallin, Rome et Barcelone.

Début dans le champ de l'art[modifier | modifier le code]

Javier Jaén n’était pas exactement l’enfant créateur qui passait ses journées à dessiner où à créer des BD. Il était plutôt intéressé par les médias : la télé, le monde audiovisuel, la radio, la publicité et le journalisme. Quand il était petit, il voulait devenir journaliste et il a passé 10 ans en travaillant pour la radio. Lorsqu’il changea de collège, il découvrit le baccalauréat artistique et il se sentit directement séduit par ce dernier. Il entendit parler d’un école de graphisme et sans savoir vraiment ce que le design graphique était, il s’y inscrivit. Personne dans son entourage travaillait dans le champ de l’art ; son père était mécanicien automobile, sa mère femme au foyer et son frère étudiait la télécommunication, des lors, il n’avait pas des références artistiques. Après avoir étudié le graphic design, il commence a travailler à différents entreprises et studios de communication en faisant un peu du tout. Peu après, il va habiter à Grèce en travaillant comme volontaire à l’Unesco. Quand il rentre en Espagne, il décide de commencer le bachelier de Beaux-Arts. Comme il avait déjà étudié le Graphic Design, il concevait les travaux artistiques à travers cette branche de l’art Aujourd’hui, il reconnait que sa manière de travailler et de concevoir ses travaux est directement liée à son parcours universitaire. En même temps qu’il faisait ses études, il commence à travailler en indépendant. Alors il reconnaît que la passion qu’il sent pour son métier n’est pas née du jour au lendemain, et qu’elle n’était pas une décision claire mais une évolution.

Techniques et travail[modifier | modifier le code]

Son travail se décline dans la communication visuelle et culturelle, le design graphique, le design éditorial, l’illustration et la création d’images.

Il déclare qu’il ne fait pas distinction à l’heure de commencer un projet. Il réalise un processus similaire pour chaque sujet, même si chaque projet appartient à un champ différent.

Son œuvre est liée au langage symbolique, ludique et de doubles sens.

Il cherche des scénarios narratifs dans un contexte proche des gens et connectés avec les expériences du quotidien. Il ne fait pas non plus de distinction entre le design et l’illustration, pour lui c’est impossible de les séparer, parce qu’en réalité les deux appartiennent à la communication. Les moyens qu’il utilise sont variés ; parfois, il travaille juste avec des images, parfois avec des objets trouvés et d’autres fois « il va chasser ».

Ce qui l’intéresse surtout est de travailler avec des matériaux reconnaissables parce que ça génère une sorte d’écho dans la mémoire du récepteur. Il essaye de modifier le matériau le moins possible parce qu’il privilégie les créations graphiques crues et premières. Il s’est senti toujours beaucoup plus proche aux concepts qu’à la technique du processus. C’est pour cette raison que la majeure partie de son travail se résume en photomontages et objets trouvés et modifiés légèrement. Sa devise : une image vaut mieux que mille mots. Son métier principal : synthétiser une idée complexe en une seule image.

Il reconnait être chaotique et pas du tout ordonné, mais que ça l’aide au moment de travailler. Il s’entoure de boxes avec des différents objets, images et livres avec le but d’avoir plusieurs stimuli. Pour lui, son travail ne finit pas quand il sort de son studio, il continue toujours à travailler dans sa tête, à chercher des nouvelles sortes d’inspiration. Il garde avec attention les vitrines des magasins, les voitures, les arbres et de là il sort des nouvelles idées et concepts et de l’inspiration. Une des pièces clés dans son travail est le contact avec la vie réelle ; puisque être un créateur d’image n’est pas tant un métier comme une attitude, il faut avoir les yeux ouverts et vivre ça avec passion. Il reconnait en même temps que parfois il ne crée pas d’œuvres mais qu’il les sauve. Son travail est intimement lié au quotidien, aux contextes habituels, aux petits détails qui l’entourent. « Les objets quotidiens sont ennuyeux d’être ce qu’ils sont et de faire toujours la même mission ».

Par rapport au style, c’est un aspect qui ne l’a jamais intéressé. Il déclare que, théoriquement, le design graphique doit être délié au style, puisqu’il doit répondre une nécessité plutôt qu’une vocation de transmettre quelque chose personnel (comme l’art). Mais ce n’est pas si facile. Il est intéressé à trouver des différents chemins narratifs, pas seulement plastiques. Le plus important est la voie derrière, et on n’arrête jamais de la chercher. Il se focalise en construire un travail solide et fort plutôt qu’en choisissant une telle ou telle technique. Il affirme que le plus important, c’est ce que tu racontes et comment tu le fais, et c’est dans ce point-ci qu’il faut trouver une cohérence. Le style est une prison.

Il travaille aussi comme professeur, parce qu’il est intéressé à tous les champs de la communication, et donc, aussi à l’enseignement. Ces dernières années, il a donné des cours et des conférences d’illustration, design et communication visuelle en différents écoles et musées. Il considère les cours comme des laboratoires où il se fait des expériences. Ce qui l’intéresse de l’enseignement est le rapport avec les élèves, la création de débats et les présentations ouvertes où tout le monde analyse le travail de tout le monde.

Éditorial[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de son travail se base sur l'illustration éditoriale, son domaine de prédilection.

Il reconnait que c'est un domaine dans lequel on te donne peu de temps et de moyens, mais c'est précisément la raison pour laquelle il le trouve stimulant. Ce champ requiert la faculté d'expliquer le maximum avec le minimum, dans un temps le plus court possible. Il commença à travailler dans la presse pour des journaux publics. Actuellement, il est responsable d'une section hebdomadaire pour la revue du New York Times.

Il a réalisé des couvertures pour des revues comme : Internazionale, Popular Science Magazine, MIT Technology Review, Men's Health, Ebony Magazine, WWD Magazine, Pentagram, Travel and Leisure Magazine, National Geographic Magazine, GolfDigest, Viewpoints BCN, Table Magazine, M, le magazine du Monde, Vanity Fair, El País Semanal, Advertising Age, Sunday Times Magazines, The Washington Post Magazine, The Atlantic, HOW Design, Travel + Leisure, etc. Et pour des éditeurs comme : Editorial Penguin Random House (libro), Editorial SM, Editorial Planeta, Penguin Random House USA, Debate, Adweek, Ediciones Destino | Oficial. Entre autres. Outre la collaboration hebdomadaire avec The New York Times, le reste des projets sont totalement imprévus. Travailler pour l'étranger rend également la gestion des horaires plus difficile. Il a beaucoup collaborer avec Valor Investe Brasil, et collabore habituellement avec des publications européennes.

Il y a 4 ans, il a étudié à New York, et s'y est fait quelques contacts, mais a surtout compris qu'il pouvait travailler avec les personnes à l'étranger. Il commença à travailler avec le New York Times, et cela fut un tremplin pour les autres revues. De retour à Barcelone, il commença à travailler pour The Washington Post, New Yorker ou le Wall Street Journal, notamment. Comme la sécurité professionnelle d'un illustrateur indépendant est inexistante, il se devait d'être impliqué dans de multiples projets. Il sait qu'il y a énormément de composantes à prendre en compte quand il s'agit de conceptualiser un éditorial. Par exemple, la date d'expiration de ce dernier. Ce n'est pas la même chose de travailler pour un journal qui est renouvelé chaque jour, pour un magazine qui dure plus longtemps, et pour un livre qui n'est jamais renouvelé.

Il considère que les travaux de presse sont beaucoup plus agiles que les couvertures de livres, car pour ces derniers, les processus sont plus longs, il y a plus de personnes qui décident et divers départements. Pourtant, il reconnait que réaliser une couverture de livre est très satisfaisant parce qu'il s'agit de travaux complets, et souvent plus riches, car il est possible de jouer avec de nombreux éléments comme le volume du livre, les images, et surtout la typographie. Comme il travaille régulièrement dans le domaine de l’illustration éditoriale et puisque ce domaine n’est pas toujours facile, il adresse ses travaux pour qu’ils soient stimulants de quelque sorte. Parfois dans la presse, il travaille avec de sujets desquels il n’a pas trop de connaissances ou intérêts, mais il essaye de trouver la façon pour que le travail soit excitant au même temps que correct.

Quand il commençait à travailler dans le domaine de la presse au Diario Público, il y avait des sujets qui étaient un enfer pour lui, pour exemple, les articles de Noam Chomsky, ce sont des articles complexes et les illustrer était une grande responsabilité. Le fait de traduire textes complexes en une seule image était et est un travail difficile. Avec le temps et l’expérience, il apprend qu’il faut trouver l’âme de l’article. Il cite toujours un exemple :

“ Une fois j’ai dû illustrer un article très compliqué sur la crise politique à Indonésie. C’était un sujet très concret, avec plusieurs noms que je n’avais jamais entendu. Je pouvais situer le pays dans la carte, mais à part ça, je n’avais pas tellement de connaissances sur Indonésie, je ne connaissais pas son drapeau, ni ses plats typiques… rien. Cependant, en lissant plusieurs fois l’article je me suis rendu compte qu’il parlait de populisme. Et ça, je sais bien ce que c’est, et je peux le comprendre et l’expliquer. Quand je travaille sur ce genre d’articles, et c’est très souvent, le processus à suivre est le suivant: trouver de quoi il parle réellement, le résumer en un seul mot où phrase et l’expliquer à partir de là. Quand je dois créer une image, un affiche, une illustration… j’essaye toujours qu’elle soit une unité de sens elle-même. Elle doit vivre de façon indépendante sans le besoin d’accompagner un texte.”

En outre, il conseille de suivre ses propres instincts, même s’il faut aussi maintenir une attitude ouverte, car après tout, le client est qui connait mieux son produit, son entreprise et son éditorial. Mais quand même, il est partant de lutter pour ce qu’on croit qui est correct. Puisque son domaine est surtout celui de la presse, il est habitué à travailler avec des sujets politiques et sociaux. Il considère que celles-ci sont des sujets personnels au même temps parce qu’ils sont nés d’une nécessité de dire et de faire. Même s’il ne se considère pas comme un illustrateur politique, il estime que l’illustration graphique doit s’utiliser pour faire quelque chose de plus que vendre des parfums ou des chaussures. Il faut profiter qu’on habite dans un monde où la transmission de messages est un des points clés. Et selon lui, peu importe ton métier pour avoir des responsabilités sociales, culturelles, environnementales, etc.

L’humeur et l’ironie[modifier | modifier le code]

Sans doute, son grand allié est l’humour. Il reconnait qu’il utilise l’humour comme antidote et que pour l’illustration de presse est un bon allié, parce que très souvent il faut travailler sur des sujets durs et difficiles, alors que les travaux à travers de l’humour fait qu’il soit plus amiable. L’humour aide à transformer la haine et a digérer la réalité.

“L’humour a une relation antagoniste/antagonique avec le pouvoir, il nous rappelle que rien est trop importante.”

Son travail est caractéristique pour une utilisation de l’humeur d’une façon intelligente et avec une distingué ironie. C’est à travers de l’humour qu’il arrive à raconter des histoires, à faire de critiques et à faire réfléchir aux gens. Il construit un design avec du sens. De la même façon, il reconnaisse que le fait de savoir utiliser l’humeur est une tâche qu’il faut souvent pratiquer pour pouvoir la dominer. Et paradoxalement la meilleur forme de s’adresser à l’humour est en ne cherchant pas être comique/drôle, sinon sans prétentions. Un des sujets les plus illustrés a été celui de la crise économique européenne. Il reconnait que trouver un point aimable et intéressant sur ce sujet est vraiment compliqué, mais le fait de trouver les points sympas fait que le lecteur s’intéresse à lui. Il faut créer le costume parfait pour chaque article. Ses idées n’ont étés jamais refusées par les clients à cause de sa puissance. La clé n’est pas trouver une idée sauvage mais trouver une idée qui explique ce qu’il faut expliquer et avec l’intensité correcte. Il nie l’idée qu'aux États-Unis, les gens ont une grande préoccupation pour le “politiquement correcte”, au moins dans ses expériences professionnelles.

Ses projects plus connus[modifier | modifier le code]

Cafuerteras[modifier | modifier le code]

Ce projet est l’un de ses travaux les plus diffusés. Ces cafetières ont été conçues pour le cours de sculpture de son bachelier et elles sont arrivés jusqu’à David Lynch, qui aimait follement le café. Grâce à ça, il recevait l’invitation de participer dans une exposition pour le 20e anniversaire de Twin Peaks à London. Mais ces ready-mades sont allés très loin ; les “cafuerteras” (“cafortères”) ont été dans la couverture de plusieurs magazines, exposées au Tate Modern, sélectionnées pour la promotion du Festival d’Art Indépendant de New York “No soul for sale”, et aujourd’hui elles sont mondialement connues. Elles concrétisent très bien le travail de Javier Jaén, qui déclare : “Elles ont été toujours là, il fallait seulement se rendre compte qu’elles n’avaient pas de poignées mais de bras/armes. Il faillait juste les rescaper et les décontextualiser.”

Les affiches pour le BccN[modifier | modifier le code]

Barcelona Creative Commons Film Festival, Celui-ci est un projet qui tient à cœur. Il est le responsable de la création des affiches du festival depuis le 2010.

ARTAFACTA[modifier | modifier le code]

Le projet est la création d’une soirée dans un bar à Albarracín (Espagne) après avoir fini un cours d’illustration. Avec le prétexte de maintenir le contact entre les différents gens qui avaient participé au cours, il est né Artafacta. Une initiative qui avait comme but recueillir différents illustrateurs et créateur de tout le monde sous le pretexte d’un mot inventé. Il fallait illustrer des mots altérés, ou bien de mélanges de mots.Cette publication digitale commençait avec la participation de 5 personnes et finalisait avec 90 personnes de différents origines (Mexique, Espagne, Brésil…) Ce qui l’intéresse le plus à Javier Jaén d’Artafacta est le fait de qu’il soit une auto-commission. Parce qu’il considère que ce genre de commission sont pas très habituelles mais nécessaires. Il avait trouvé une excuse pour connaître de nouveaux professionnels de l’art dans un ambiance de travail et passion professionnelle, et ça faisait que le projet avait une durée de 27 mois. Il a travaillé dans plusieurs travaux de cette sorte, parce que pour lui le travail en groupe est très réconfortant et enrichissant. C’est pour cette raison qu’il participe et organise plusieurs workshops, en les appellent “thérapies de groupe”.

“El universo en la cabeza de un alfiler”. Description visuelle du projet: https://vimeo.com/59841262[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’un workshop de design et illustration de 4 jours de durée à Barcelone. La première édition était au 2012. Il pense aux cours et aux workshops comme des laboratoires où il faut créer de nouvelles expériences. Il s’intéresse surtout aux débats avec les élèves aux présentations des travaux où tout le monde doit faire une critique des travaux des autres et propres. Il ne conçoit pas ces rencontres comme des compétitions mais comme des lieux de construction. Il partage l’idée que l’école devrait être un lieu où on apprend à assumer des risques, où il faut prendre les choses à la limite/au comble pour former des professionnels encouragés.

Out of order[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Andreu Meixide. Il s’agit d’un projet pour indiquer toutes les choses qui ne fonctionnent pas ou bien qui ne marchent pas. “…Il y a tellement de choses qui ne fonctionnent pas. Celui-ci est un projet pour les dénoncer/ révéler. (1) Imprime o crée l’affiche "no funciona" et colle-le là où tu trouves qu’il faut le faire. (2) Fais-le une photo et envoie-le àoutoforderdatabase@yahoo.com en indiquant ton indicando ton pseudonyme, l’endroit et la date. (3) Toutes les images reçues seront publiées dans ce blog.”

Emojipedia[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Andreu Meixide. Ils définissent le projet comme un projet d’illustration low-cost avec WhatsApp, Emoji et Iphone.

Emoji (絵文字?) c’est le mot japonaise pour définir les émoticônes ou les images caractères utilisés dans les pages web et les messages électroniques japonais. Originalement, ce mot signifie pictograph, littéralement le mot signifie “image”+ moji “lettre”. Les caractères sont utilisés un peu comme des émoticônes ailleurs, mais une gamme plus large est prévue, et les icônes sont normalisées et intégrées dans les combinés. Certains emoji sont très spécifiques à la culture japonaise, comme un archet (excuses) homme d'affaires, un visage portant un masque facial ou un groupe de emoji représentant les aliments populaires (ramen nouilles, dango, onigiri, curry japonais, sushi). Les trois principaux opérateurs japonais, NTT DoCoMo, au et SoftBank mobile (anciennement Vodafone), ont chacun défini leurs propres variantes de emoji.

Encyclopedia (également orthographié encyclopédie ou encyclopædia) est un type de travail de référence, un recueil tenant un résumé des informations provenant soit toutes les branches de la connaissance ou une branche particulière de la connaissance. Les encyclopédies sont divisées en articles ou en entrées, qui sont généralement accessibles par ordre alphabétique par nom de l'article. Les entrées de l'Encyclopédie sont plus longues et plus détaillées que ceux de la plupart des dictionnaires. D'une manière générale, à la différence des entrées du dictionnaire, qui se concentrent sur des informations linguistiques sur les mots, les articles de l'encyclopédie se concentrent sur des informations factuelles pour couvrir la chose ou un concept pour lequel le nom de l'article est.

Patrias de Nailon. Falla Mossén Sorell-Corona 2016[modifier | modifier le code]

Falla designé par Javier Jaén y produite pour l’atelier de José Lafarga. Avec le titre “Patries de nylon” et la devise : “Un drapeau, toutes les patries”, ce projet commençait avec la réflexion de l’artiste : Qu’est-ce que je veux bruler ? -Puisque la tradition de cette fête valencienne est de brûler les créations artistiques crées-

L’idée de bruler des drapeaux était très puissante, et très signifiant dans ce moment-ci. Le projet initial était une installation de 20 mètres avec toutes les drapeaux du monde mais pour des question de sécurité et de temps n’était pas possible. Le fait de détruire symboliquement les drapeaux signifiait au même temps la destruction des frontières, des division du monde ; les États-Unis et Mexique, Israël et Palestine ou le nord et le sud d’Europe, peu importe.

Après y avoir réfléchi, Javier Jaen arrivait à la conclusion que le seul drapeau qui a du sens est le drapeau blanc. Il est le seul à ne pas faire de différence entre peuples, états, cultures, langues ou religions. Le drapeau blanc est un symbole international utilisé dans les conflits armés et il transmet le message de cessez-le-feu, parlement avec l’ennemi ou capitulation.

Alors le projet s’agit d’un drapeau de 10 mètres de hauteur, une falla de double sens ; pendant le jour, elle serait un appel à la paix et à la fraternité, pendant le soir, elle deviendrait l’écran où tous les drapeaux du monde se refléteraient avant d’être brulées. Son travail est caractéristique pour une utilisation de l’humeur d’une façon intelligente et avec une distingué ironie. C’est à travers de l’humour qu’il arrive à raconter des histoires, à faire des critiques et à faire réfléchir aux gens. Il construit un design avec du sens.

Influences[modifier | modifier le code]

Javier Jaen admet être très lié au monde réel mais aussi au net. Il considère que c’est importante savoir ce qu’il se passe au niveau artistique et culturel dans le monde. Il s’intéresse surtout aux blogs où il prime le texte sur les dessins. Mais la source de son talent se focalise en 3 professeurs :

  • Nacho Clemente, qui le conduisait à l’étrange frontière du design et illustration, et qui lui découvert disegnateurs comme Patrick Thomas, Isidro Ferrer o Enric Jardí.
  • Raquel Pelta, qui lui appendait l’importance du design dans l’histoire et son valeur socioculturel.
  • Scott Stowel, qui lui faisait découvrir Paul Sahre, James Victore o Christoph Niemann et de qui aprennait l’importance des idées comme les bases fondamentales, la nécessité d’abandonner ce qui n’est pas nécessaire, et l’importance de prêter attention aux petits détails.

Il s’inspire de créateurs comme Christopher Niemann, Daniel Gil, Brossa, Max Ernst,, Mikel Jaso, Peret, Pep Carrió, Jennifer Daniel, entre autres. Mais il insiste sur le fait qu’il y a des références partout. C’est également inspirant les grands personnages et artistes de l’histoire que les choses les plus banales et quotidiennes. Et il cite Juli Capella : “Je pense qu’il faut apprendre à vivre d’une façon obsessionnellement curieuse, réceptifs les 24 heures du jour”.


“Si je devais vous informer sur mes projets du futur, je dirait le suivant: Je travaille sur une __________ pour le prochain mois de _________ , aussi un ___________ de ____________ avec l’incroyable ________ ________, et si tout va bien, en _____________ j’irai à ______________ et à _____________. Il y a encore tout à faire !”

Workshops and lectures[modifier | modifier le code]

23/4/2015 Lecture. Caixaforum Madrid

15/4/2015 Lecture. 5+1. Club de Creativos, Moritz Barcelone

27-28/3/2015 Workshop. TypeOn.Valladolid

24/3/2015 Lecture. Nexes, 1es Jornades de disseny. Lecture, Facultat de Belles Arts, Université de Barcelone

5/3/2015 Lecture. Escuela de Arte de Oviedo

9-11/2/2015 Workshop. Escuela de Arte de Granada

28/11/2014 Lecture. MMOD Murcia Open Design. Murcia

31/10/2014 Lecture. Caixaforum, Barcelone

14/10/2014 – 30/10/2014 Workshop. IDEP. Postgrado de Ilustración Aplicada. Barcelone

24/8/2014 Lecture. Ishan Khosla Design Studio. New Delhi

27-28/6/2014 Lecture. MADinSpain. Madrid

24/5 - 14/6/2014 Workshop El universo en la cabeza de un alfiler Entresuelo Primera. Barcelone

23/5/2014 Lecture. World Communication. Forum in Davos. Barcelone

16/5/2014 Lecture. Serifalaris. Getxo

17/5/2014 Workshop. Serifalaris. Getxo

22/4/2014 Lecture. Ilustres. IED. Madrid

4/4/2015 Debate. 1+X+Y. Moritz Barcelone

12/2/2014 Portfolio Review. Iván Bravo+Javier Jaén Cocorocó Granada

10-14/2/2014 Workshop. Escuela de Arte de Granada

12/2013 Workshop. ELISAVA. Postgrado en Diseño Gráfico aplicado a la Comunicación

18/12/2013 Lecture. Escola d'Art Serra i Abella l'Hospitalet

11/12/2013 Lecture. EINA. Postgrado de Ilustración Creativa

21/12/2013 Lecture. AA:Tomic. BangBig Palma de Majorque

21/12/2013 Workshop. AA:Tomic. BangBig. Palma de Majorque

3/10/2013 Lecture. TDF PLAY. Tenerife Design Festival

3-6/10/2013 Workshop. TDF PLAY. Tenerife Design Festival

13/9/2013 Lecture. Escola Muuu. Vila-Real

13-15/9/2013 Workshop. Escola Muuu. Vila-Real

21/6/2013. Lecture. Escola Illa. Sabadell

11/3/2014. Lecture. EINA. Ilustración Aplicada

4-25/5/2013. Workshop. El universo en la cabeza de un alfiler. Entresuelo Primera. Barcelone

13-14/3/2013 Workshop. XIV Jornadas Gráficas . Escuela de Arte y Superior de Diseño de Soria.

18-20/2/2013. Workshop. Escuela de Arte de Granada

Lecture. 21/2/2013. Escuela de Arte de Granada

2012-2013. Teacher. Postgrado de Ilustración Aplicada. IDEP Barcelone

Summer 2012. Teacher. Creative Illustration Master.Istituto Europeo di Design. Barcelone

2/5/2012 Lecture. Facultat de Belles Arts, Université de Barcelone

28/5/2012 - 19/6/2012 Workshop.El universo en la cabeza de un alfiler.Carretes 47. Barcelone

7-8/3/2012 Workshop. Iván Bravo+Javier Jaén. Escola d'Art Serra i Abella. l’Hospitalet

4/11/2009 Lecture / Escola d'Art Serra i Abella l’Hospitalet

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]