Jardins de Shalimar (Lahore)

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Fort et jardins de Shalimar à Lahore *
Image illustrative de l’article Jardins de Shalimar (Lahore)
Jardins de Shalimar.
Coordonnées 31° 35′ 25″ nord, 74° 18′ 35″ est
Pays Drapeau du Pakistan Pakistan
Subdivision Lahore, Pendjab
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iii)
Numéro
d’identification
171
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1981 (5e session)
Classement en péril 2000-2012
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Les jardins de Shalimar ou le Chalimar Bagh (en ourdou : شالیمار باغ) de Lahore (Pakistan) sont des jardins royaux créés en 1641[1] par l'empereur moghol Shâh Jahân, dont le règne est alors à son apogée. Depuis 1981, ces jardins sont inscrits, conjointement avec le fort de Lahore, au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Selon Anna Suvorova, professeur à l'Institut des études orientales de l'Académie russe des sciences, l'origine du mot « Shalimar » est sans doute à chercher du côté de l'expression arabe « shâh al-'imârât » (شاه العِمارات) « roi des bâtiments », devenu par corruption « Shalimar »[2]. Pour la chercheuse, le mot ne peut venir du sanskrit car un souverain musulman n'aurait jamais employé un terme de cette langue pour désigner un jardin royal[3].

Histoire des jardins[modifier | modifier le code]

Selon l'historien indien Hari Ram Gupta (en), Diwan Amar Nath (en) rapporte qu'en 1804 Ranjit Singh changea leur nom en Chahla Bagh (en ourdou : شہلا باغ) —tandis que le Ram Bagh construit par Raï Pandat Khabardhan et détruit après 1947 était appelé « New Shahla Bagh »[4]. En 1806, le maharaja Ranjit Singh ordonna la réparation des jardins de Shalimar[5]. Au Pakistan, ces jardins sont inscrits depuis 1981, conjointement avec le fort de Lahore, sur la liste du patrimoine mondial.

Architecture et aménagement[modifier | modifier le code]

Les jardins sont disposés sur trois terrasses avec des pavillons et de vastes pièces d'eau[6]. Cette configuration permet la création de cascades et de chutes d'eau. Deux des terrasses adoptent un plan carré en chahar bagh, tandis que la terrasse centrale rectangulaire est un grand bassin autour duquel sont disposés des pavillons et des kiosques. Un jeu de canaux permet de créer des cascades et chutes d'eau qui s'écoulent à travers des murets percés de niches[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://mughalgardens.org/html/shalamar.html.
  2. (en) « The meaning of "Shalimar" », sur https://tribune.com.pk, (consulté le 18 février 2017).
  3. Anna Suvorova, Lahore: Topophilia of Space and Place, Oxford University Press Pakistan, 2012 (ISBN 9780199063550).
  4. Nazir Ahmad Chaudhry, Lahore: Glimpses of a Glorious Heritage (lire en ligne)
  5. Hari Ram Gupta, History of the Sikhs (lire en ligne).
  6. Fort et jardins de Shalimar à Lahore, site de l'UNESCO.
  7. (en) George Michell (éd.), Architecture of the Islamic World, London, Thames and Hudson, , 288 p., p. 273-274.
Plan des jardins. On distingue les deux jardins de type Tchahargagh qui entourent la terrasse centrale. Le jardin en rouge se trouve sur la terrasse la plus élevée. Il était réservé aux épouses de l'Empereur, tandis que le jardin en vert est l'espace le plus en contrebas. Il était parfois ouvert au public. Entre les deux se trouve la terrasse intermédiaire (en bleu), réservée à l'Empereur, autour de laquelle s'élevent des kiosques.

Liens externes[modifier | modifier le code]