Jardin de l'Évêché (Blois)

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Jardin de l'Évêché
Image illustrative de l’article Jardin de l'Évêché (Blois)
La roseraie.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Blois
Histoire
Création XVIIIe siècle
Caractéristiques
Type Jardin botanique
Jardin à la française
Essences roses
Localisation
Coordonnées 47° 35′ 19″ nord, 1° 20′ 14″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Jardin de l'Évêché
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Jardin de l'Évêché
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
(Voir situation sur carte : Loir-et-Cher)
Jardin de l'Évêché

Les Jardins de l’Évêché sont un jardin public accolé à l’hôtel de ville de Blois. Il offre une vue imprenable sur la vallée de la Loire et sur l’ancien faubourg de Vienne, de l’autre côté de la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIe siècle, le pape Innocent XII crée un évêché à Blois. Le premier évêque nommé est David Nicolas de Bertier, en 1697[1]. Ce dernier, ne sachant pas où installer son siège, cherche, parmi les églises de la ville, celle qui pourrait devenir cathédrale. Il s’oriente vers l’église Sainte-Solenne, alors en fin de reconstruction[1].

La cathédrale, dédiée à Saint Louis, est inaugurée en l’an 1700. À la suite de l’installation de l’évêque, et durant toute la première moitié du XVIIIe siècle, des jardins en terrasse sont aménagés sur le site. Cependant, l’espace dédié à la cathédrale et à ses abords n’est pas encore entièrement délimité[2]. C’est pour cela que le second évêque de Blois, Mgr François Lefebvre de Caumartin, achète des terrains adjacents, vers 1720[2].

Tout au long du XVIIIe siècle, les différents évêques de Blois embellissent l’évêché et ses jardins. L’un d’entre eux, Mgr Amédée de Lauzières de Thémines, envisage un énorme projet en 1730, qui permettrait d’accéder aux terrasses du palais épiscopal en passant par l’actuel quai Saint-Jean, afin d’avoir un accès plus facile à la résidence. Pour réaliser ce projet, il faut vérifier que les murs sont solides. Or, en 1753, un mur menace de s’effondrer et c’est à ce moment que sont réalisées, dans la précipitation, des consolidations urgentes qui consistent en de petites terrasses intermédiaires[2]. En 1770, Mgr May de Termont s’installe dans le palais épiscopal. Il y engage Jean-Baptiste Collet, un architecte et contrôleur des bâtiments du roi[2].

Les jardins actuels[modifier | modifier le code]

Malgré certaines modifications au niveau de la végétation, le jardin d’aujourd’hui ressemble beaucoup à l’original, comme le prouve un plan datant de 1793. La superficie en a été réduite au nord-est en raison de la vente d’une partie du potager à la Révolution française[réf. nécessaire].

Les jardins de l’Évêché ont été réaménagés en 1991 pour accueillir une roseraie, un jardin des sens et un jardin aromatique. La roseraie des terrasses de l’Évêché est située sur la terrasse basse : elle offre des couleurs vives et de multiples parfums dès le printemps. Le jardin des sens est un lieu semi-clos dominant la vieille ville et la Loire. Il est situé dans le parc, derrière l’actuel hôtel de ville[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annie Cosperec, Blois : La Forme d'une ville, Paris, Imprimerie nationale, , 406 p. (ISBN 2-11-081322-9).

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cosperec 1994, p. 259.
  2. a b c et d Cosperec 1994, p. 266.
  3. « Les jardins de l’ancien Évêché », sur Ville de Blois (consulté le ).