Jardin de Saint-Adrien

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Jardin de Saint-Adrien
Image illustrative de l’article Jardin de Saint-Adrien
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Commune Servian
Localisation
Coordonnées 43° 23′ 53″ nord, 3° 19′ 32″ est

Le jardin de Saint-Adrien se trouve dans le département de l'Hérault, à proximité de la sortie N62 de l'autoroute A75, sur la route départementale qui mène à Servian. Ce site occupe l'emplacement de l'ancienne carrière de pierre Saint-Adrien. Il a été aménagé en jardin paysager, sur l'emplacement d'une ancienne carrière transformée en décharge. Le jardin est une propriété privée exploitée commercialement[1].

Le , un cambrioleur y a été abattu après s'être introduit avec un complice chez les propriétaires du lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le jardin occupe l'emplacement d'une ancienne carrière de tuf basaltique exploitée depuis le Moyen Âge jusqu'au milieu du XIXe siècle. La carrière a été abandonnée et servait de décharge de gravats. Les tufs proviennent des volcan de Saint-Thibéry et de celui d'Agde. Les carriers y ont taillé des cavités ou des marches sombres et géométriques.

Le réalisateur du jardin, fils de viticulteur, a joué, enfant, dans ces carrières quand il accompagnait son père à la vigne. Adulte, il les a achetées avec le projet de les réhabiliter[2]. Avec l'aide de son épouse, il va débroussailler les genêts et les ronces, vider les gravats et les carcasses de voitures, combler certains vides.

Pour travailler, les réalisateurs s'installent en mobilhome. Son projet sera retardé par l'incertitude qui règne sur le trajet de l'autoroute A75 qui passera finalement à proximité et non sur la carrière. Ce sont 4 hectares de terrain qui sont mis en valeur.

Techniques des anciens carriers[modifier | modifier le code]

Le fascicule des auteurs et leur site internet présentent une reconstitution des techniques anciennes des carriers. Il subsistait sur le site une ancienne cabanne où devaient être entreposés des escoudes, des masses et des coins[3].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le tuf est imperméable. Le fond du banc de pierre n'a pas été atteint, les bassins retiennent l'eau naturellement. L'eau, élément essentiel du jardin, provient de retenues collinaires, elle est acheminée par des canaux.

Les bassins[modifier | modifier le code]

Plusieurs bassins ont été aménagés, utilisant les découpes laissées en place, avec leurs « marches » dont les concepteurs ont tiré le meilleur parti. Des plantes aquatiques comme les myriophylles, les nymphéas, scirpes ont été installées au fond et sur les bords des bassins pour établir un écosystème aquatique. Des algues sont venues[4]. Des poissons ont été introduits.

Faune[modifier | modifier le code]

Des poissons ont été introduits :

Les statues[modifier | modifier le code]

En bordure d'un bassin, a été sculptée et modelée la statue d'une jeune fille allongée : la fontaine de Philia, déesse grecque de l'amitié, pourvue d'une chevelure végétale du plus bel effet.

Les végétaux[modifier | modifier le code]

Protection de la nature[modifier | modifier le code]

Le jardin de Saint-Adrien abrite un couple de grand-ducs, espèce hautement protégée. Ces oiseaux se reproduisent à l'abri des arbres et bâtiments. Le couple niche dans un donjon reconstitué[5]. Le voisinage du plan d'eau est un élément favorable à l'oiseau de proie nocturne.

Hibou Grand-duc (Bubo bubo), rapace nocturne protégé, interdit de chasse. Ici, l'oiseau (un mâle) a capturé et tué une martre.

De nombreux passereaux, des cygnes, des gibiers d'eau et autres migrateurs fréquentent les plans d'eau et leurs alentours.

Distinctions obtenues[modifier | modifier le code]

Cette réalisation a obtenu divers labels :

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ses propriétaires exploitent le fruit de leur travail.
  2. Un projet insensé, dit-il !
  3. Lors de la visite, une simulation technique est montrée.
  4. Amenées dans la boue collée aux pattes des oiseaux aquatiques.
  5. Observations personnelles lors d'une visite du jardin : R. Gimilio (mais 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Daniel Malgouyres et Françoise Malgouyres, Le Jardin St Adrien, 27 p., 21x29,7Document utilisé pour la rédaction de l’article
C'est un fascicule entièrement composé de photographies.

Liens externes[modifier | modifier le code]