Jardin d'altitude du Haut Chitelet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jardin d'altitude du Haut Chitelet
Image illustrative de l'article Jardin d'altitude du Haut Chitelet
Entrée du jardin
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Lorraine
Commune Xonrupt-Longemer
Quartier sud du col de la Schlucht
Altitude entre 1 210 et 1 228 m
Superficie 1,5 ha
Cours d'eau source de la Vologne
Caractéristiques
Ouverture 1970
Lieux d'intérêts 2 500 espèces des régions froides ou montagneuses du monde.
Gestion
Propriétaire Université de Nancy
Protection Jardin remarquable
Localisation
Coordonnées 48° 03′ 05″ N 7° 00′ 42″ E / 48.051389, 7.01166748° 03′ 05″ Nord 7° 00′ 42″ Est / 48.051389, 7.011667

Géolocalisation sur la carte : Vosges

(Voir situation sur carte : Vosges)
Jardin d'altitude du Haut Chitelet

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Jardin d'altitude du Haut Chitelet

Le jardin d'altitude du Haut Chitelet est un jardin botanique perché entre 1 210 et 1 228 m au sud du col de la Schlucht, à Xonrupt-Longemer, dans le massif des Vosges. Il présente plus de 2 500 espèces des régions froides ou montagneuses du monde. On y trouve aussi une tourbière naturelle et une hêtraie d'altitude. Avec le jardin botanique du Montet, situé en périphérie de Nancy, il fait partie des Conservatoire et jardins botaniques de Nancy (CJBN). Il est labellisé « jardin remarquable »[1]. La Vologne, affluent de la Moselle, y prend sa source. C'est l'un des plus beaux et des plus riches jardins alpins d'Europe.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1903, Camille Marie Gabriel Brunotte, professeur à la faculté de Nancy, crée avec le Club alpin français un jardin d'altitude à la ferme de Montabey sur l'ubac du col de la Schlucht. Passant de 120 espèces en 1904 à 800 en 1914, ce premier jardin est malheureusement détruit lors de la Première Guerre mondiale.

En 1954, l'Office national des forêts fait don d'un terrain de 11 hectares à l'Université de Nancy pour reprendre l'œuvre du professeur Brunotte. Situé un kilomètre plus au sud, sur le territoire de Xonrupt-Longemer, ce terrain offre les mêmes conditions climatiques que le précédent avec l'avantage de ne pas concurrencer la pratique du ski. Une large tourbière y ajoute un intérêt non négligeable. Les premiers travaux ne sont menés qu'à partir de 1966 et l'ouverture au public date de 1970.

Climat local[modifier | modifier le code]

Neige au Chitelet

Le Haut Chitelet est un endroit exposé aux rigueurs du climat vosgien, offrant une pluviométrie annuelle de 2 500 mm, avec possibilité de neige d'octobre à mai, et une température moyenne de 3,5 °C. Ces conditions sont celles que l'on rencontre à 2 000 m dans les Alpes ou au niveau de la mer en Islande et en Norvège. La nature du sol acide (pH 4 à 5) contribue à la rudesse des conditions.

Le jardin[modifier | modifier le code]

Le domaine à visiter occupe 1,5 hectare en bordure de la route des crêtes. Les plantes sont groupées par région, les flores vosgienne et alpine sont les mieux représentées et réparties par affinités écologiques, mais d'autres proviennent des montagnes d’Amérique, du Japon, de Chine, de l’Himalaya, du Caucase, de la Sibérie et de la Nouvelle-Zélande.

Le jardin est ouvert au public entre les mois de juin et septembre.

Collections[modifier | modifier le code]

Le jardin comprend différentes collections thématiques : flore des Hautes Vosges, flore des escarpements rocheux, régions australes, Europe, Asie, Amérique du Nord, variétés horticoles, etc.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Sous-bois, hêtraie du Chitelet

Le jardin comprend, outre ses rocailles, deux milieux écologiques remarquables : une tourbière naturelle ainsi qu'une hêtraie d'altitude.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Goffaux et Laurence Toussaint, « Nancy. Conservatoire et jardins botaniques », in Jardins de Lorraine, Éditions Ouest-France, Rennes, p. 60-63 (ISBN 978-2-7373-4849-5)
  • Pierre Labrude, « Le jardin alpin de Monthabey dans les Vosges (1903-1914) et son créateur, le professeur Camille Brunotte (1860-1910) », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 90, no 336,‎ , p. 615-628 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]