Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève

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Jardin botanique de Genève
Image illustrative de l’article Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève
Serre tempérée.
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Commune Genève et Pregny-Chambésy
Histoire
Création 1817
Caractéristiques
Type Jardin botanique
Gestion
Ouverture au public Oui
Protection Bien culturel d'importance nationale
Localisation
Coordonnées 46° 13′ 30″ nord, 6° 08′ 48″ est

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Jardin botanique de Genève

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Jardin botanique de Genève

Le Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève est un musée et une institution de Genève. L'ensemble du jardin, incluant les serres, les bibliothèques et collections, ainsi que les deux maisons de maître « Le Chêne » et « La Console » sont inscrits comme biens culturels suisses d'importance nationale[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier Jardin botanique est inauguré le 19 novembre 1817 dans l'actuel parc des Bastions à l'initiative d'Augustin Pyrame de Candolle qui en sera directeur jusqu'à sa mort en 1841. Celui-ci accepte en 1816 la chaire de Professeur d'histoire naturelle à Genève, et y pose comme condition la création d'un jardin botanique sur lequel appuyer son enseignement universitaire. Le jardin est créé grâce à une souscription qui rassemble 284 donateurs[2].

La maison du jardinier, l'orangerie et les deux serres chaudes, placées contre le mur d'enceinte, sont conçues entre 1817 et 1820 par l'architecte Guillaume-Henri Dufour. Le Conservatoire botanique, abritant une graineterie, des herbiers, une bibliothèque et une salle d'étude, est construit entre 1824 et 1826. Il accueille à partir de 1869 l'herbier Delessert, composé par Jean-Jacques Rousseau pour Madelon Delessert[2].

Après la mort d'Augustin Pyrame de Candolle en 1841, le jardin est dirigé par son fils Alphonse de Candolle qui démissionne en 1849. Il est ensuite dirigé par Georges Reuter, Jacques Brun et Jean Müller Argoviensis. Le Jardin botanique passe sous la tutelle du Service des Parcs de la ville de Genève de 1865 à 1881[3].

En 1904, sous la direction de John Briquet, le Conservatoire et Jardin botanique déménage sur le domaine de l'Ariana, sur la rive droite du lac Léman. L'architecte paysager Jules Allemand dessine le nouveau Jardin ainsi que ses rocailles, qui reproduisent sur des rochers les régions géographiques de la Suisse et du monde alpin. Le jardin d'hiver est construit en 1910-1911 par l'architecte Henri Juvet, puis déplacé et agrandi en 1935 pour atteindre son aspect actuel[2].

Sous la direction d'Albert Zimmermann, l'orangerie est construite en 1951 et le petit parc animalier en 1954. À partir de 1965 et sous la direction de Jacques Miège, un nouveau Conservatoire est construit pour abriter l'herbier et la bibliothèque ; le Jardin s'étend avec l'acquisition de la terre de Pregny et le contrat d'entretien du château de Penthes[3].

Le Conservatoire et jardin botaniques occupent actuellement un espace de 28 hectares proche du lac et du parc de l'ONU. Il offre un cadre à la promenade comme à la connaissance et propose des ateliers et visites guidées.

Description[modifier | modifier le code]

Le jardin botanique comprend une collection vivante de 14 000 espèces de 249 familles différentes provenant du monde entier, ainsi qu'un herbier historique de près de six millions d'échantillons botaniques[4].

Ce musée vivant est divisé en plusieurs secteurs : un arboretum, les rocailles et le massif des plantes protégées, les plantes officinales et utilitaires, les serres, les plantes horticoles (dont un « jardin des senteurs et du toucher »), un parc animalier voué à la conservation, et le Botanicum (un espace famille) près du lac.

Le jardin botanique possède une bibliothèque comportant 120 000 ouvrages[5].

Bio Suisse[modifier | modifier le code]

Depuis le , sous l'impulsion du jardinier chef Nicolas Freyre et du directeur Pierre-André Loizeau, les Conservatoire et Jardin botaniques sont devenus 100 % biologiques et répondent ainsi aux critères de Bio Suisse, ce qui en fait le premier jardin de collectivité publique en Suisse qui respecte formellement ces normes. Pour parvenir à ce résultat, la contribution de la Haute École du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève et d'un travail de bachelor d'un étudiant, a permis de détecter toutes les pratiques non conformes aux exigences fixées par Bio Suisse[6],[7]. Le Jardin botanique est certifié par le label Bourgeon depuis janvier 2017[8],[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Inventaire suisse des biens culturels d’importance nationale » [PDF], sur babs.admin.ch (consulté le 20 octobre 2018).
  2. a b et c Matylda Levet, « Petit historique de 200 ans de passion botanique », La Feuille verte,‎ , p. 5-9
  3. a et b Freyre, Nicolas,, Steinmann, Pascale, et Conservatoire et jardin botaniques de la ville de Genève,, Le jardin : 200 ans de passion (ISBN 9782827703432 et 2827703432, OCLC 1010502966, lire en ligne)
  4. « Herbiers », sur ville-ge.ch (consulté le 20 octobre 2018).
  5. Aurélie Toninato, « Bicentenaire : le Jardin botanique se fait une fleur pour son 200e », Tribune de Genève,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne)
  6. « GE : les autorités souhaitent se mettre au 100 % bio en ce qui concerne tous ses espaces verts », sur rts.ch, (consulté le 20 octobre 2018).
  7. Céline Garcin, « Le Jardin botanique est 100 % biologique », Tribune de Genève,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne).
  8. « Actualités du Jardin botanique », sur ville-ge.ch, (consulté le 3 novembre 2018)
  9. Nicolas Freyre, « Un jardin botanique BIO », La Feuille verte,‎ , p. 41-43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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