Jarawa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jarawa signifie « les étrangers » ou « les autres » dans la langue des Andamanais et sont :[1]

Les Jarawa des îles Andaman[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Les Jarawa, au nombre de 420 (France 24, 3 janvier 2017), étaient, avec les autres tribus des îles Andaman, Sentinele, Onge et Grands Andamanais, les seuls habitants de l'archipel avant l'arrivée des Britanniques puis des Indiens. Leurs ancêtres ont vraisemblablement fait partie de la première vague de migration venue d'Afrique.[2]

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Les Jarawa vivent en groupe de 40 à 50 personnes dans leurs maisons appelées des chaddhas. Concernant leur alimentation, elle se constitue essentiellement de cochons sauvages, de tortues et de crabes ou de poissons qu’ils pêchent avec des arcs et des flèches dans les récifs coralliens. Ils collectent également des fruits, des racines, des tubercules et du miel. Leurs arcs pour la chasse sont fabriqués à partir du bois chooi que l’on ne trouve pas sur leur territoire. C’est pourquoi ils doivent parcourir quelques kilomètres pour en trouver sur l’île Baratang.[3]

Lors de la collecte de miel sauvage dans les grands arbres, les membres du groupe expriment leur joie en fredonnant des chants. Pour éloigner les abeilles, les Jarawa mastiquent la sève d’une plante répulsive –ooyekwalin- qu’ils pulvérisent sur ces dernières. Ce n’est qu’une fois après les avoir pulvérisées qu’ils peuvent prélever leur nid puis les emporter dans un panier. Un de leurs rituels consiste à prendre un bain chaque fois qu’ils ont consommé du miel.[réf. nécessaire]

Bien que ce peuple indigène vive encore en autosuffisance alimentaire, une étude réalisée à leur égard a révélé que leur statut nutritionnel était jugé optimal. Ils ont une connaissance approfondie de plus de 150 plantes et de 350 espèces d’animaux.[réf. nécessaire]

Un pas vers l'ouverture[modifier | modifier le code]

C’est en 1998, que les Jarawa ont pour la première fois commencé à sortir de leur forêt pour aller découvrir leurs villes voisines. Avant, ils faisaient preuve d’une grande hostilité envers les populations qui venaient sur leurs terres et qui chassaient. [réf. nécessaire]

En 1990, un projet amorcé par les autorités locales visant à installer les Jarawa dans des villages où l’économie serait basée sur la pêche et où ils pourraient continuer leurs activités quotidiennes voit le jour. Mais, cette sédentarisation forcée qui avait déjà coûté la vie à d’autres tribus des îles Andaman n’a pas été poursuivi, le projet a été abandonné.[réf. nécessaire]

En 2004, à la suite d'une campagne menée par Survival les autorités locales ont annoncé une nouvelle politique : les Jarawa seraient autorisés à déterminer leur propre avenir, et l’intervention du monde extérieur dans leur vie serait maintenue au minimum.[réf. nécessaire]

Menaces[modifier | modifier le code]

Les Jarawa habitant le dernier carré de forêt tropicale des îles Andaman voient leurs vies menacées. Les autorités indiennes veulent en finir avec eux, les Jarawa représentent à leurs yeux un frein au développement et souhaitent laisser la place aux entreprises forestières, de bâtiments et aux voyagistes.[réf. nécessaire]

En 2013, Survival lance un boycott contre le tourisme dans les îles Andaman tant que des pratiques dégradantes de safaris humains à l’égard des Jarawa seront perpétrées. Les safaris humains sont des pratiques de voyeurisme qui considèrent et traitent les êtres humains comme des animaux. Elles ont été condamnés par les autorités.[réf. nécessaire]

Les voyagistes exploitent honteusement l’attrait des touristes pour l’observation des Jarawa dans leur environnement naturel lorsqu’ils traversent leur territoire à l’aide de la route normalement fermée qui traverse leur lieu de résidence.[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]