Janská

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Janská
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Flag of Usti nad Labem Region.svg Ústí nad Labem
District Děčín
Maire Alexandr Straka
Code postal 407 21
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 187 hab. (2016)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 28″ nord, 14° 22′ 45″ est
Altitude 230 m
Superficie 536 ha = 5,36 km2
Localisation
Localisation de Janská

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Liens
Site web www.obec-janska.cz

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Janská (en allemand : Johnsbach ou Jonsbach) est une commune du district de Děčín, dans la région d'Ústí nad Labem, en République tchèque. Sa population s'élevait à 187 habitants en 2016[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Janská se trouve à 11 km au nord-nord-est de Děčín, à 27 km au nord-est d'Ústí nad Labem et à 89 km au nord de Prague[2].

La commune est limitée par Jetřichovice au nord, par Kunratice au nord-est, par Česká Kamenice à l'est et au sud, par Veselé au sud, et par Huntířov et Srbská Kamenice à l'ouest[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village remonte à 1380.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Janská et ses environs devinrent un centre de production d'armements. Le 1er octobre 1942, les usines textiles Preidl[4] de Rabštejn, Janská et Česká Kamenice furent confisquées par le Reich et cédées à la société Weser Flugzeugbau GmbH (WFG) de Brême, dont les usines étaient la cible des bombardiers britanniques. WFG transféra au cours des mois suivants ses machines et une partie de son personnel à Janská. L'accroissement de la production entraîna la création de plusieurs camps de prisonniers et d'un camp de concentration dans les environs. Au total, 6 000 travailleurs forcés, prisonniers de guerre et prisonniers du camp de concentration originaires de 18 pays travaillaient pour WFG. Le camp de concentration était un camp satellite du camp de concentration de Flossenbürg, qui fut construit en . Sept cents prisonniers y étaient détenus ; ils étaient principalement employés au creusement de galeries dans le grès destinées à une usine souterraine et dans une moindre mesure à la fabrication dans l'usine WFG. À la libération du camp, en , c'est-à-dire en l'espace de huit mois, un volume de 17 500 m3 avait été excavé sur les 80 000 m3 prévus.

Pendant la seconde guerre mondiale, la ville a compté divers camps, dont celui de Rabstein (cs)[5],[6],[7], dépendant du camp de concentration de Flossenbürg[8], qu'évoque François Cavanna[9] dans Les Russkoffs (1979).

Après la guerre, le camp servit de camp de transit pour les Allemands des Sudètes expulsés en Allemagne. Un mémorial aux victimes du fascisme a été érigé et un musée rappelle l'histoire du camp.

L'ancienne usine WFG de Rabštejn
L'ancienne usine WFG de Rabštejn

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]