Janet Perlman

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Janet Perlman
Description de cette image, également commentée ci-après
Janet Perlman au 5 à 7 des Sommets du cinéma d'animation en 2017
Naissance (63 ans)
Montréal
Nationalité Canadienne, américaine
Profession Réalisatrice
Site internet janetperlman.com

Janet Laurie Perlman (née le 19 septembre 1954) est une réalisatrice de film d'animation, auteure de livres pour enfants et illustratrice canadienne et américaine dont le travail inclut le court métrage La Tendre Histoire de Cendrillon Pingouin (en), qui a été nommé pour un Oscar du meilleur court métrage d'animation au 54e cérémonie des Oscars et qui a reçu un prix Parent's Choice[1]. On considère qu'elle est l'une des premières femmes à s'être distinguée dans le domaine du dessin animé humoristique.[2]

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

En 1970, Perlman part étudier en Suisse et y prend quelques cours d’art, de cinéma et de photographie à l'institut Montesano[3]. À son retour au Canada en 1971, elle poursuit ses études à l'École des arts graphiques du Musée des beaux-arts de Montréal[4], où l’animation fait partie de ses cours obligatoires[5]. Elle produit trois films indépendants durant cette période[3].

Ses débuts à l'ONF (1973 - 1982)[modifier | modifier le code]

Janet Perlman entre au studio d’animation anglais de l’ONF en juillet 1973 en tant que réalisatrice. Elle y illustre deux poèmes pour la série Poets on Films, destinée à promouvoir les poètes canadiens, puis réalise à 22 ans son film Lady Fishbourne’s Guide to Better Table Manners[5]. Le film The Hottest Show on Earth (1977), pour lequel elle signera l'animation, marque sa première collaboration avec le réalisateur Derek Lamb (en), qui deviendra son mari[1]. Les deux co-réalisent et co-produisent ensuite le film Pourquoi moi ? en 1978.

Elle fait apparaître pour la première fois des pingouins dans un film de l'ONF pour illustrer les relations entre le Canada et les États-Unis, avant de réaliser en 1981 La Tendre Histoire de Cendrillon Pingouin, qui recevra plusieurs prix et sera nommé pour un Oscar du Meilleur court métrage d'animation[3].

Productions indépendantes et départ aux États-Unis (1982-1995)[modifier | modifier le code]

Janet Perlman et Derek Lamb quittent l’ONF en 1982 pour poursuivre leurs propres projets[6]. Ils créent ensemble à Montréal, en 1983, la compagnie de production Lamb Perlman Productions. Ils produisent alors une première série, Sports Cartoons, ainsi que plusieurs autres films publicitaires ou industriels[3]. Ils déménagent en 1986 à Cambridge, au Massachusett[6].

Janet Perlman apporte sa contribution à plusieurs films d'animation durant cette période : elle travaille notamment à Sesame Street, pour la chaîne Home Box Office, collabore en 1984 au moyen métrage de R.O. Blechman The Soldier’s Tale et réalise un segment du film collectif Anijam (1984), produit par Marv Newland[3]. Elle anime plusieurs autres courts métrages d'animation au cours des années 1990, tels que Karate Kids (1990) de Derek Lamb, Pink Komkommer (1991) de Marv Newland, ou encore Bob’s Birthday, réalisé par Alison Snowden et David Fine et qui remportera l'Oscar du Meilleur court-métrage d'animation en 1995.

Retour à l'ONF[modifier | modifier le code]

De retour en 1996 à l’ONF,[3] Janet Perlman y crée AnimaPaix, une série d’animation à vocation pédagogique autour du thème de la résolution de conflits[7]. Elle réalise en particulier dans ce cadre les courts métrages Diner intime qui remporte une douzaine de prix, ainsi que La danse des brutes qui se voit récompensé de 13 prix[1].

À la fin des années 1990, elle fonde à Montréal le studio Hulascope avec la compositrice Judith Gruber-Stitzer[3]. Elle réalise alors des films pour la télévision, comme l’adaptation de son roman Penguins Behind Bars en 2003. Poursuivant en parallèle sa collaboration avec l’ONF, elle devient mentor de Hothouse2, un programme accompagnant des artistes émergeant vers la réalisation de films d’animation professionnels[8].

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que réalisatrice[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Comic Strip
  • 1973 : The Bulge -Poets in Film n°1-
  • 1973 : From the Hazel Bough -Poets in Film n°2-
  • 1976 : Lady Fishbourne's Complete Guide to Better Table Manners
  • 1978 : Pourquoi moi ?
  • 1981 : The Tender Tale of Cinderella Penguin
  • 1987 : Sports Cartoons
  • 1994 : My Favorite Things That I Love
  • 1996 : Diner intime
  • 2000 : La danse des brutes (en)
  • 2005 : Invasion of the Space Lobster
  • 2006 : Penguins Behind Bars
  • 2008 : Hot Seat
  • 2010 : Sorry Film Not Ready
  • 2010 : Egg
  • 2013 : I Want to Go Home
  • 2014 : Monsieur Pug
  • 2014 : Bande-annonce de l'édition 2014 du Festival international d'animation d'Ottawa
  • Drew Carey's Green Screen Show
  • Pupponi

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Penguins Behind Bars
  • 1992 : Cendrillon pingouin ou la petite pentoufle de verre
  • 1994 : Le costume neuf de l’empereur pingouin
  • 2006 : The Penguin and the Pea
  • 2013 : The Delicious Bug

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Jeff Lenburg, Who's who in Animated Cartoons: An International Guide to Film & Television's Award-winning and Legendary Animators, Hal Leonard Corporation, (ISBN 9781557836717, lire en ligne)
  2. © CITIA, « Annecy > Programme > Fiche », sur www.annecy.org (consulté le 16 novembre 2017)
  3. a, b, c, d, e, f et g Jean, Marcel, 1963- et Coulombe, Michel, 1957-, Le dictionnaire du cinéma québécois, Boréal, (ISBN 2764604270, OCLC 66894275, lire en ligne)
  4. « 48 réalisatrices », Copie Zéro, Montréal, La cinémathèque québécoise,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (en) Chris Robinson, Canadian animation : looking for a place to happen, John Libbey Publishing, , p. 212
  6. a et b (en) Chris Robinson, Canadian animation : looking for a place to happen, John Libbey Publishing, , p. 215
  7. Revue de presse de La danse des brutes, Office National du Film.
  8. (en) « Hothouse - NFB », sur www.nfb.ca (consulté le 8 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]