Jane Graverol

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Jane Graverol
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Naissance
Décès
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FontainebleauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Jane Graverol, née en 1907 à Ixelles et morte en 1984 à Fontainebleau, est une peintre surréaliste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jane Graverol est fille du peintre et graveur Alexandre Graverol qui a fréquenté les poètes symbolistes à Paris et connu Verlaine. Après des études aux Académies des Beaux-arts d'Etterbeek et de Bruxelles où elle suit les cours de Constant Montald et Jean Delville, elle s'installe, après une première exposition à Bruxelles en 1927, quelques années plus tard à Verviers. Séparée de son second mari, le musicien Guillaume Dortu, elle préside à partir de 1938 l'Union artistique et littéraire de Verviers et y expose ses œuvres. Influencée d'abord par André Lhote puis, après guerre, par Magritte et De Chirico, sa peinture est dès 1946 qualifiée de surréaliste lors de son exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1949 Jane Graverol rencontre Magritte, Louis Scutenaire, Camille Goemans et Marcel Lecomte.

« Jane Graverol me vint un soir trouver et me fit tout à trac : « Y a rien ici. Faisons quelque chose ». Nous avons fait Temps mêlés, c'était en octobre 1952 », a raconté André Blavier, bibliothécaire à Verviers depuis 1942[1]. Le premier numéro de la revue paraît en décembre. En mars 1953, lors d'un vernissage d'une exposition de Magritte qu'elle organise dans la cave de Temps mêlés, Jane Graverol rencontre Marcel Mariën avec qui elle vivra durant une dizaine d'années une liaison tumultueuse. La même année Temps mêlés publient sous le titre Jane Graverol une plaquette rassemblant des textes de la plupart des surréalistes belges.

Mariën et Jane Graverol fondent avec Paul Nougé la revue Les Lèvres nues, subversive, anticléricale et staliniste, qui paraît d'abord, en avril 1954, domiciliée chez Jane Graverol, à Verviers puis à partir de juin 1955 à Bruxelles. Les Lèvres nues publient en janvier 1956 Histoire de ne pas rire, recueil des écrits théoriques de Nougé. En 1959 Jane Graverol prend une part active à la réalisation du film de Mariën, L'Imitation du cinéma, auquel participe Tom Gutt, farce érotico-freudienne contre l'Église, qui provoque un scandale suivi d'une plainte déposée au parquet de Bruxelles. Le film sera encore projeté à Liège, à Anvers dans une salle des fêtes et à Paris au Musée de l'Homme puis, la demande d'autorisation repoussée, interdit en France.

Dans les années 1960 Jane Graverol rencontre André Breton, et à New York, Marcel Duchamp, rencontres qui seront aussi capitales dans l'évolution de son style. Puis elle partage l'existence de Gaston Ferdière. Installée en France, elle continue d'exposer régulièrement en Belgique. Elle peint en 1964 La Goutte d'eau, tableau (conservé au Musée de l'art wallon à Liège) dans lequel elle rassemble les portraits des principaux surréalistes belges. « Ces quelque quinze personnes sont on ne peut plus harmonieusement mises en rapport sans rien perdre de ce qu'elles ont individuellement de plus significatif. «La goutte d'eau » : on ne pouvait rêver intitulation plus poétique mais il y va aussi d'une coupe pratiquée dans le plus beau tissu de l'aventure durant un demi-siècle : cette eau a les vertus d'un plasma d'une sève, », lui écrit en 1966 André Breton[2].

Une exposition lui est dédiée à la galerie Ysi Brachot à Bruxelles en1968, puis à la galerie Furstenberg à Paris en 1972 ainsi que plus récemment en 2002 au Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers, intitulée << désirs en cage :Janes Graverol, Rachel Baes et le surréalisme .

Dans le legs « Irène Scutenaire-Hamoir », le couple n'ayant pas d'enfant, dont Tom Gutt est l'exécuteur testamentaire, au Musée royal d'art moderne à Bruxelles ( Musées royaux des beaux-arts de Belgique) figurent cinq œuvres de Jane Graverol.

Œuvres dans des collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. André Blavier, Temps mêlés... temps perdu, dans La Belgique sauvage, numéro spécial de Phantomas, no 100-1001, p. 283
  2. Xavier Canonne, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, Arles Bruxelles, Actes sud Fonds Mercator, , 351 p. (ISBN 274277209X et 978-2-742-77209-4), p. 229