Jane Bowles

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Jane Bowles
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MalagaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Two Serious Ladies (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jane Bowles Auer[1], est une romancière, nouvelliste, dramaturge américaine née à New York le et morte à Malaga le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jane Bowles Auer est la fille de Claire Stajer et de Sidney Major Auer, l'un comme l'autre sont issus de familles juives réfugiées.

Alors qu'elle vit avec sa mère à New York (son père est mort en 1930), Jane Auer contracte une tuberculose qui l'oblige à se soigner dans un sanatorium en Suisse, où elle se découvre une passion pour la littérature et une attirance sexuelle pour les femmes. En 1938, elle se marie avec Paul Bowles. Le couple voyage en Amérique centrale puis à Paris, mais leur relation devient vite platonique, chacun préférant des partenaires différents. C'est à cette occasion que Jane Bowles entame une liaison lesbienne avec Helvetia Perkins.

En 1943 paraît son unique roman, Two Serious Ladies / Deux Dames sérieuses, froidement accueilli par la critique. Les Bowles partent s'installer à Tanger, où Paul écrit Un thé au Sahara. Jane s'éprend d'une jeune paysanne marocaine et continue d'écrire des nouvelles, ainsi qu'une pièce de théâtre, Sa maison d'été, qui sera montée à Broadway en 1953 mais recevra un accueil mitigé malgré le soutien de Tennessee Williams et Truman Capote.

En 1957 Jane Bowles est victime d'une attaque cérébrale qui l'empêche de continuer à écrire. Elle sombre dans l'alcoolisme et meurt dans une clinique psychiatrique de Malaga en 1973.

Marquée par l'ouvrage de Simone Weil L'attente de Dieu, elle se serait tardivement convertie au catholicisme, bien qu'enterrée dans un cimetière catholique, Paul Bowles s'est refusé à décorer sa tombe d'une croix, n'étant pas sûr de cette conversion.

Ses manuscrits sont déposés à la bibliothèque de l'Université de Virginie[3] et au Harry Ransom Center de l'Université du Texas à Austin[4].

En 1978, en France, les Éditions du Nouveau Commerce ont publié Stèle de Jane Bowles, des nouvelles de Jane Bowles traduites, présentées et préfacées par Michèle Causse. Celle-ci a également écrit une pièce de théâtre sur Jane Bowles : A quelle heure est la levée dans le désert ? (Éditions Trois, Collection Topaze, Laval, 1989).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres complètes[modifier | modifier le code]

  • Jane Bowles: Collected Writings, éd. Library of America, 2017,
  • My Sister's Hand in Mine: The Collected Works of Jane Bowles, (rééd. 2005), éd. Farrar, Straus and Giroux, 1966[5],

Roman[modifier | modifier le code]

  • Two Serious Ladies, (rééd. 2003),éd. Peter Owen, 1943,

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Everything Is Nice: Collected Stories, Fragments and Plays, éd. Virago Press Ltd, 1989,
  • Feminine Wiles, éd. Black Sparrow Press, 1976,
  • Plain Pleasures, (rééd. 2000), éd. Penguin, 1966,

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • In the Summer House, éd. Random House, 1995.

Correspondance et notes[modifier | modifier le code]

  • Meditations for Women Who Spend Too Much, éd.  Barton House Publishing, 2002,
  • Out in the World: Selected Letters, 1935-1970, éd. Black Sparrow Press, 1985.

Livres traduits en français[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jane Bowles Was More Brilliant Than Her Husband, article de Jamie James pour le Wall Street Journal, 2017[6],
  • The Extravagant Jane Bowles: Always on the Edge of Something, article de Negar Azimi pour le New York Times, 2017[7],
  • Unsolved Problems, article de Negar Azimi pour la Los angeles Review of Books, 2017[8]
  • Au Pays de Jane Bowles 1/5, réalisation de  Jacques Taroni pour France Culture, 2008-2014[9],
  • The Madness of Queen Jane, article de Negar Azimi pour la revue The New Yorker, 2014[10],
  • Remembering Jane Bowles, article de Alison Kelly pour le supplément Times litterary, 2013[11],
  • Les femmes borderline et désaxées de Jane Bowles, article d'Elisabeth Philippe pour le magazine Les Inrockuptibles, 2011[12],
  • The oddest couple: Paul and Jane Bowles, article de Jeffrey Meyers pour la "Michigan Quaterly Review", 2011[13],
  • Two Serious Ladies by Jane Bowles - review, article de Lettie Ransley pour The Guardian, 2010[14],
  • A brief survey of the short story part 17: Jane Bowles, article de Chris Power pour The Guardian, 2009[15],
  • A Literary Cult Figure, article de Susan Jacoby pour le New York Times, 1981[16].

Essais[modifier | modifier le code]

  • Pavlina Radia, Nomadic Modernisms and Diasporic Journeys of Djuna Barnes and Jane Bowles, éd. Nipissing University, 2017,
  • Millicent Dillon, Jane Bowles une femme accompagnée, biographie, trad. Michèle Causse, Deuxtemps Tierce , 1989 (ISBN 978-2903144548)
  • Félicie Dubois, Une histoire de Jane Bowles, éd. Seuil, 2015,
  • (en) Harold Bloom, American women fiction writers, 1900-1960, Chelsea House Publishers, Philadelphie, 1997

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jane Bowles | American author », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Jane Bowles | Jewish Women's Archive », sur jwa.org (consulté le 9 novembre 2017)
  3. (en) « A Guide to Jane Bowles Papers 1966-1967Bowles, Jane Papers, 1966-1967 11037 », sur ead.lib.virginia.edu (consulté le 9 novembre 2017)
  4. « Jane Auer Bowles: An Inventory of Her Collection at the Harry Ransom Humanities Research Center », sur norman.hrc.utexas.edu (consulté le 9 novembre 2017)
  5. (en-US) « “Locked in Each Other’s Arms”: Jane Bowles’s Fiction of Psychic Dependency | Quarterly Conversation », sur quarterlyconversation.com (consulté le 9 novembre 2017)
  6. (en-US) Jamie James, « Jane Bowles Was More Brilliant Than Her Husband », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne)
  7. (en-US) Negar Azimi, « The Extravagant Jane Bowles: Always on the Edge of Something », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  8. (en-US) « Unsolved Problems: Negar Azimi on Jane Bowles - Los Angeles Review of Books », Los Angeles Review of Books,‎ (lire en ligne)
  9. « Au Pays de Jane Bowles 1/5 », France Culture,‎ (lire en ligne)
  10. Negar Azimi, « The Madness of Queen Jane », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne)
  11. (en-GB) « Remembering Jane Bowles – TheTLS », sur www.the-tls.co.uk (consulté le 9 novembre 2017)
  12. « Les femmes borderline et désaxées de Jane Bowles », Les Inrocks,‎ 31/05/11 07h11 (lire en ligne)
  13. Jeffrey Meyers, « THE ODDEST COUPLE: PAUL AND JANE BOWLES », Michigan Quarterly Review, vol. L, no 2,‎ (ISSN 1558-7266, lire en ligne)
  14. (en-GB) Lettie Ransley, « Two Serious Ladies by Jane Bowles - review », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  15. (en-GB) Chris Power, « A brief survey of the short story part 17: Jane Bowles », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  16. (en-US) « A LITERARY CULT FIGURE », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]