Jan Blanc

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Jan Blanc
Jan Blanc Reynolds.jpg
Portrait de Jan Blanc devant un tableau de Joshua Reynolds.
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Jan Blanc, né à Bois-Colombes (France) en 1975, est un historien d'art, spécialiste de l'art flamand et hollandais du XVIIe siècle ainsi que des arts britanniques du XVIIIe siècle et professeur d'histoire de l'art à l'Université de Genève.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi des études à l'Université de Paris X-Nanterre en histoire de l'art et archéologie, Jan Blanc occupe des fonctions de chargé de recherches au Deutsches Forum für Kunstgeschichte. Au sein de l'Institut national d'histoire de l'art, il travaille comme chargé de recherches détaché à l'École nationale supérieure des beaux-arts, à la Bibliothèque centrale des musées nationaux, à la bibliothèque de la Fondation Jacques-Doucet et à la bibliothèque de l'École nationale des chartes. Jan Blanc est ensuite chargé de cours en histoire de l'art de la période moderne à l'Université Paris X-Nanterre (2000-2002), avant d'être nommé assistant (2003-2006), puis maître-assistant (2006-2010) à l'Université de Lausanne. Il est nommé professeur associé (2010), puis professeur ordinaire (2015) d'histoire de l'art de la période moderne, de la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle, à l'Université de Genève. Depuis 2015, il exerce les fonctions de doyen de la faculté des lettres de l'Université de Genève tout en poursuivant ses activités d'enseignant et de chercheur[1].

Samuel van Hoogstraten, Autoportrait dessinant à une fenêtre, v. 1647, huile sur toile, 102 × 79 cm, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Champs de recherche[modifier | modifier le code]

Les recherches de Jan Blanc portent essentiellement sur l'art flamand et hollandais du XVIIe siècle ainsi que sur les arts britanniques du XVIIIe siècle. Son DEA en histoire de l'art de la période moderne a porté sur l'Inleyding tot de hooge schoole der schilderkonst (1678) de Samuel van Hoogstraten, un peintre, poète et théoricien néerlandais et élève de Rembrandt dont il est spécialiste, avec Michiel Roscam Abbing, Céleste Brusati et Thijs Weststeijn. Il a proposé la première édition traduite et commentée de ce livre, qui a été ensuite publiée par la Librairie Droz en 2006[2]. Par la suite, il obtient sous la direction du prof. Christian Michel un doctorat ès lettres en histoire de l'art à l'Université de Lausanne sur les rapports entre théories et pratiques artistiques dans la peinture hollandaise du XVIIe siècle, qui est publié par Peter Lang en 2008[3].

Joshua Reynolds, Autoportrait à la palette, v. 1748, huile sur toile, 63,5 × 74,3 cm, Londres, National Portrait Gallery.

En parallèle de ses recherches sur le Siècle d'or hollandais, Jan Blanc a également engagé une réflexion sur les relations entre art, société et théories dans le Royaume-Uni, singulièrement durant le XVIIIe siècle, en commençant par se consacrer aux écrits du peintre Joshua Reynolds, l'un des principaux acteurs de la peinture britannique du XVIIIe siècle, avec Allan Ramsay, Thomas Gainsborough, George Romney et John Hoppner, mais aussi le premier président de la Royal Academy. Constatant que seule une faible partie des écrits publiés ou manuscrits du peintre anglais avait été traduite en français - pour l'essentiel, ses quinze discours prononcés à l'Académie, une partie de ses voyages en Italie et aux Pays-Bas, en grande partie par Hendrik Jansen au XVIIIe siècle et Louis Dimier au début du XXe siècle - et sa correspondance -, Jan Blanc entreprend de réunir tous les textes connus de Reynolds et d'en proposer une édition traduite complète[4]. Choisissant de prendre en compte l'ensemble pourtant varié de ces textes - notes de lecture, brouillons d'articles, lettres, commentaires d'œuvres et de textes, essais, carnets de voyages, discours -, Jan Blanc met aussi en évidence la très grande diversité des avis du peintre anglais, du rôle essentiel des contextes dans lesquels ces avis sont énoncés, mais aussi de la cohérence d'une pensée qui ne peut en aucun cas être qualifiée, comme on l'a parfois prétendu, de «classique» ou, de «néo-classique».

Afin d'accompagner les étudiant-e-s de l'Université de Genève dans leur découverte des méthodes de l'histoire de l'art, Jan Blanc a créé un site, Ars Moderna, où il est possible de trouver de nombreux conseils et indications concernant les différentes manières d'aborder les images.

Ses recherches sont à l’origine d’un projet financé par le Fonds National Suisse, intitulé, Un Siècle d’Or ? Repenser la peinture hollandaise du XVIIe s. La contribution des genres artistiques à la construction d’un âge d’or hollandais [5].

Choix de publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages de vulgarisation[modifier | modifier le code]

Principaux articles[modifier | modifier le code]

  • Magritte : der Verrat der Bilder, Paris : Ed. du Centre Pompidou ; Munich : Prestel, 2016, 207p. ill. en noir et en coul. 29 x 24cm, ger, (ISBN 9783791355979), Sous la dir de Didier Ottinger. Préf. de Philipp Demandt. Textes de Jan Blanc, Barbara Cassin, Michel Draguet, Jacqueline Lichtenstein, Klaus Speidel, Victor I. Stoichita.
  • Paroles d'artistes : de la Renaissance à Sophie Calle [9].
  • « Winckelmann et l’invention de la Grèce », Cahiers monde Anciens,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2019).
  • Eugène Delacroix, ou la dialectique du peintre et du romancier. Quelques observations sur le «Journal» (consulter en ligne).
  • Champs et discours d’un genre - Le traité de peinture dans la Hollande du XVIIe siècle, de Carel Van Mader (1604) à Samuel Van Hoogstraten (1678) Contextes, 2006 (consulter en ligne).
  • La vie de l'œuvre - Autoportraits et autofictions en peinture (XVIe-XVIIe S.), (pdf) (consulter en ligne).
  • Daniel Arasse et la peinture hollandaise du XVIII siècle ou Daniel Arasse and 18th Century Dutch Painting in Image Re-vue (consulter en ligne).
  • Le calvinisme et les arts du XVIe siècle à nos jours , Chrétiens et sociétés, XVIe-XXIe siècle, in Revue d’histoire moderne et contemporaine , 2014, n° 61-2, (consulter en ligne).

Documentaires audiovisuels[modifier | modifier le code]

  • Calvin et les arts (cellule filmique intégrée au MOOG sur Calvin organisé par l’Université de Genève), 2015.
  • Rembrandt, éd. Christophe Alalof, dans le cadre de la série La Grande Expo, Paris-Première, 2014.
  • Le Retour du Fils prodigue (1663–1665) : la force du côté obscur, 2012, dans le cadre de la série L’Art en question, éd. Erwan Bomstein–Erb, 2012, (consulter en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julie Eigenmann, « Jan Blanc, doyen de la Faculté des Lettres à l’Université de Genève et hipster : A quarante et un an seulement, l'historien de l’art est doyen de la Faculté des Lettres à l’Université de Genève. Il bouscule les idées reçues », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté en 11mai 2019).
  2. Samuel van Hoogstraten et Jan Blanc (trad. Introduction à la haute école de l’art de peinture), Inleyding tot de hooge schoole der schilderkonst, Genève, Droz, , 574 p. (ISBN 9782600010689, présentation en ligne)
  3. Peindre et penser la peinture au XVIIe siècle : La théorie de l’art de Samuel van Hoogstraten 2008, p. 311-312.
  4. Les Écrits de Sir Joshua Reynolds 2016.
  5. Un Siècle d’Or ? Repenser la peinture hollandaise du XVIIe s. La contribution des genres artistiques à la construction d’un âge d’or hollandais, 31 octobre 2018 sur Fabula.
  6. « LIVRE/Jan Blanc publie son pavé sur un Van Gogh », sur Bilan,
  7. Collection British art, Yale.edu,
  8. « LIVRE / Jan Blanc nous montre un Vermeer en quête de gloire », sur Bilan,
  9. Notes de lecture par Sylvie Mokhtari, in Critique d'art, 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]