Jamil Mahuad

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Jamil Mahuad
Image illustrative de l'article Jamil Mahuad
Fonctions
Président de la République de l'Équateur

(1 an, 5 mois et 11 jours)
Prédécesseur Fabián Alarcón (intérim)
Abdalá Bucaram
Successeur Gustavo Noboa
Maire de Quito

(6 ans)
Prédécesseur Rodrigo Paz
Successeur Roque Sevilla
Biographie
Nom de naissance Jamil Mahuad Witt
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Loja (Équateur)
Nationalité équatorienne
Parti politique Union démocrate-chrétienne

Jamil Mahuad Witt, né le à Loja, est un avocat et homme d'État équatorien d'origine libanaise. Il est président de l'Équateur de 1998 à 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ministre du Travail sous la présidence d'Osvaldo Hurtado entre 1981 et 1984, Jamil Mahuad est candidat de l'Union démocrate-chrétienne pour l'élection présidentielle de 1988, mais il termine à la cinquième place. Élu député en 1990, il accède deux ans plus tard au poste de maire de Quito, ville qu'il dirige durant six ans.

Le , il est élu président de la République avec 51,2 % des voix au second tour face à Álvaro Noboa. Il prend ses fonctions le 10 août suivant.

Le début de sa présidence est marqué par la signature le 26 octobre 1998 de la déclaration de paix d'Itamaraty avec le Pérou qui met fin au conflit frontalier entre les deux pays.

Au plan intérieur, il est confronté à une crise financière et économique de grande ampleur, provoquée par la libéralisation des échanges financiers du début de la décennie[1], qui l'amène à annoncer la mise en place de mesures de rigueur dictées par le Fonds monétaire international. En mars 1999, il fait congeler pendant un an les comptes bancaires des Équatoriens ayant des épargnes supérieures à 500 dollars et, en décembre, annonce la dollarisation de l'économie équatorienne. Durant cette période, le PIB chute de 7 %, le taux d'inflation atteint 60 %, le chômage 18 %[1] et la pauvreté urbaine 62 %[2]. Ces mesures austéritaires provoquent l’émigration de plus d’un million d’Équatoriens, soit 7 % de la population (et 14% de la population économiquement active)[3].

Il soutient les intérêts nord-américains en Amérique du Sud, acceptant notamment d'ouvrir les frontières du pays à leurs forces armées[4].

Le , il est contraint de démissionner après une semaine de manifestations des indigènes équatoriens et une révolte militaire menée par Lucio Gutiérrez. Son vice-président Gustavo Noboa lui succède à la présidence.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]