James Noël

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis James Noel)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Noël (homonymie).
James Noël en couverture du double recueil Le pyromane adolescent suivi du sang visible du vitrier.

James Noël est un poète, un chroniqueur et un acteur[1] né en Haïti en 1978.

Parcours[modifier | modifier le code]

Sa notoriété a précédé la publication de son premier livre, grâce au poème Bon nouvèl/La Bonne nouvelle[2] qui est un hommage aux pieds des femmes, mis en musique par le chanteur Wooly Saint-Louis Jean[3]. Dès sa parution, le poème a fait un tabac en Haiti. 

Ancien pensionnaire de la prestigieuse Villa Médicis Académie de France à Rome, il écrit pour débarrasser son corps de tous les mots, histoire d’avancer dans le temps, plus léger que le papier[réf. souhaitée].

Il est l’auteur d’une quinzaine de livres, dont Cheval de feu (éd. Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne) qui lui a valu d'être le dernier invité de l'émission « Ça rime à quoi » de Sophie Nauleau sur France Culture[4]. D'autres titres : Des Poings chauffés à blanc (éd. Bruno Doucey) et Kana sutra (éd. Vents d’Ailleurs), un livre de positions[5]. Il écrit dans deux langues, le créole pour la main gauche et le français pour la main droite. Ses textes sont mis en musique par de nombreuses voix, dont Wooly Saint-Jean, James Germain, Robenson Auguste, Tamara Suffren, mis en bouche par Pierre Brisson et par le chanteur Arthur H, dans son spectacle intitulé « L’Or noir »[6]. Rongeur de méridiens, James parcourt la planète Terre, mais trouve dans l’écriture sa passion fixe. Il est fondateur de Passagers Des Vents, première structure de résidence artistique et littéraire en Haïti, créée dans le but d’offrir l’hospitalité aux imaginaires du monde entier. Avec Pascale Monnin (plasticienne), il est cofondateur de la revue IntranQu’îlités[7].

Est publiée sous sa direction une anthologie de poésie haïtienne contemporaine rassemblant 73 poètes vivants[8], dans la collection de poche Points, Seuil. Deux de ses titres, Le sang visible du vitrier et le pyromane adolescent sont réédités dans la même collection[9].

En septembre 2017, il a publié son premier roman Belle merveille aux éditions Zulma[10] "Pap, pap, pas papillon", sont les premières scansions qui ouvrent le livre.[11]

AILF 10 ans Salon du Livre 2012.jpg

Le 21 janvier 2018 en réponse à une sortie de Donald Trump dans laquelle ce dernier avait qualifié Haïti et plusieurs pays africain de « pays de merde » il adresse une lettre au Président dans laquelle il écrit notamment «Qu’est-ce qu’un poète a à dire à un milliardaire misérable prêt à décharger son revolver sur l’arc-en-ciel qui souffrirait selon son prisme d’un problème de couleur ? Les différences semblent vous jouer bien des tours et à partir du moment où ce n’est pas blanc, ça vous parait suspect. Vous ne reculez devant aucune généralité. La complexité du monde ne semble vous inviter à la moindre souplesse du regard. Quand on regarde votre vision, ça donne matière à penser, elle est dure, elle est d’une opacité imperméable à la lumière.[12]"

[13] ».

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

En français
En créole
Album jeunesse

Publications collectives[modifier | modifier le code]

  • « Temps mort » / « Tiempo muerto » et « La foudre » / « El relámpago ». Poèmes en français avec des traductions en espagnol d'Aurelia Martinez. Revista Casa de las Americas 233 (2004).
  • « Priye pou nou » et « Lonn kwa », Symbiose poétique, dirigé par Renel Fièvre (collectif Rankont, juin 2002), 35-49.
  • « Non-Lieu ». 24 poèmes pour les Gonaïves (collectif). Port-au-Prince, Presses Nationales d'Haïti, 2004: 52.
  • « Non-lieu (poème pour les Gonaïves) », « Temps mort », « Poème de la main gauche » et « Seul le baiser pour muselière ». Notre Librairie, 158 (avril-juin 2005).
  • « Haute Tension ». Prosopopées urbaines, Anthologie poétique d'inédits. Suzanne Dracius, éd. Fort-de-France: Desnel, 2006, 149-153.
  • « Fleur de sang ». Point Barre (Rose Hill, Maurice) 3 (2007): 9.
  • « Dés/ordres à mille temps ». Une journée haïtienne, textes réunis par Thomas C. Spear. Montréal: Mémoire d'encrier / Paris, Présence africaine, 2007, 121-125.
  • « Le nom qui m'appelle ». L'année poétique 2008, présentée par Patrice Delbourg, Jean-Luc Maxence et Florence Trocmé. Paris, Seghers, 2008.
  • « Dernière phase » et « La poésie, ma soucoupe volante ». Poésies de langue française, anthologie présentée par Stéphane Bataillon, Sylvestre Clancier et Bruno Doucey. Paris: Seghers, 20
  • Nous, La multitude, Le Temps des cerises, 2011[29].
  • « Le monologue du voisin » dans Bonjour Voisine, Mémoire d'encrier, 2013
  • Anthologie de poésie haïtienne, avec Anthony Phelps, René Depestre, Frankétienne, Georges Castera, Claude Pierre, Gérald Bloncourt, Josaphat-Robert Large, Gary Klang, Évelyne Trouillot, Lyonel Trouillot, Michèle Marcelin, Christopher Charles. Editions Points, novembre 2015, 576 p.[30]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.nytimes.com/2014/11/21/movies/haitian-diaspora-in-stones-in-the-sun.html?_r=0
  2. http://www.tv5.org/TV5Site/lettres-haiti/index.php
  3. « Transcription d'audio », sur TV5 Monde, (consulté le 22 mars 2018)
  4. « James Noël pour Cheval de feu », sur France Culture,
  5. « fip livre ses musiques - kana sutra », sur Fip Radio (consulté le 14 février 2016)
  6. Arthur H, « Arthur H & N. Repac • LETTRE DU SORCIER - (Texte : James NOEL) », (consulté le 13 février 2016)
  7. « Haïti en Intranqu’îllités | Le Club de Mediapart », sur Club de Mediapart (consulté le 14 février 2016)
  8. « Les rêves d’épopée de la poésie haïtienne «avec des traces qui n’en finissent pas» | Le Club de Mediapart », sur Club de Mediapart (consulté le 13 février 2016)
  9. « Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier, James Noël », sur La cause littéraire, (consulté le 22 mars 2018)
  10. « Entretien avec James Noël », sur En attendant Nadeauja (consulté le 3 décembre 2017)
  11. « Les tremblements de chair de Belle merveille », sur Jeune Afrique,
  12. « Lettre à Donald Trum, Bébé-cyclope de l'Amérique », sur Mediapart, (consulté le 20 janvier 2018)
  13. James Noël, « Lettre à Donald Trump, «bébé-cyclope de l’Amérique» », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  14. « James Noël décoré », sur Haïti Libre,
  15. « Adelf Info », sur Adelf Info,
  16. « Un haïtien nommé Chevalier Des Arts et des Lettres », sur Loop News,
  17. http://www.culture.gouv.fr/mcc/Etablissements-du-ministere/Etablissements-du-ministere/De-nouveaux-pensionnaires-pour-la-Villa-Medicis
  18. http://www.google.ht/search?q=james+noel++bourse+du+CNL+2007&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
  19. http://ecrivainsdelacaraibe.com/Archives/Fiches-auteurs/noel-james.html
  20. http://www.afribd.com/evenement.php?no=21154
  21. http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Rectoverso.html
  22. http://www.editions-brunodoucey.com/livre-1/
  23. http://www.ventsdailleurs.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage.tpl&product_id=184&category_id=6&option=com_virtuemart&Itemid=73
  24. http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95137
  25. http://www.fipradio.fr/diffusion-fip-livre-ses-musiques-la-migration-des-murs-de-james-noel
  26. http://memoiredencrier.com/james-noel/.
  27. http://fanettemellier.com/project/empreintes/.
  28. http://www.zulma.fr/livre-belle-merveille-572149.html
  29. http://surlatraceduvent.blogspot.com/2011/01/nous-la-multitude.html
  30. http://www.lecerclepoints.com/livre-anthologie-poesie-haitienne-james-noel-anthony-phelps-9782757856215.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :