James Coignard

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James Coignard
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Naissance
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AntibesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Peintre, graveur, sculpteurVoir et modifier les données sur Wikidata
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James Coignard est un peintre, graveur et sculpteur français, né le à Tours et mort le à Mougins[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

C’est au travers de la peinture et du dessin que James Coignard va développer sa pensée esthétique.

À la fin des années 1960, l'artiste va plus particulièrement exploiter les possibilités offertes par la gravure au carborundum. C’est un inclassable, il touche, expérimente, essaye, et cherche inlassablement les supports, les formes et les techniques qui lui permettent de faire évoluer ses recherches artistiques. Au début de sa carrière, Coignard est assimilé aux réalistes de l’École de Paris. Très vite, il devient difficile d’arrêter son travail dans l’un des mouvements artistiques de cette seconde moitié du XXe siècle ; mais, au regard de son œuvre, il est clair que James Coignard appartient pleinement à son époque.

Marcelin Pleynet, dans James Coignard et la mémoire des signes[2], écrit : « l’œuvre de James Coignard présente toutes les caractéristiques d’une œuvre appartenant à l’espace de l’art moderne […] l’œuvre de James Coignard semble curieusement silencieuse dès que nous nous employons à la comparer, à la penser, à la comprendre en fonction de telles ou telles données conventionnelles. » C’est là son essence même.

En 1948, James Coignard découvre la côte d’Azur et décide de suivre les cours de l’école des Arts décoratifs de Nice. Il reçoit alors également les conseils de Louis Marchand des Raux dont il est proche. À ses débuts, il est céramiste. Sa rencontre avec Paul Hervieu, galeriste à Nice en 1950, est décisive pour sa carrière. Coignard expose pour la première fois à Beaulieu-sur-Mer et c’est par l’intermédiaire de Paul Hervieu qu’il rencontre Braque, Matisse et Chagall.

En 1952, il déménage à Paris et installe son atelier de céramique. Il commence à exposer dans les pays scandinaves. Il épouse Mireille Poupart ; il retourne à Beaulieu-sur-mer en 1956, où il installe son atelier. À cette époque s’y retrouvent Atlan, Christine Boumeester, Henri Goetz, Max Papart

En 1958, Coignard cesse de pratiquer la céramique pour se consacrer à la peinture. Dans les années 1960, sa carrière prend une dimension internationale, tout particulièrement aux États-Unis et en Suède. Il voyage alors dans le monde entier et s’essaye à de nouvelles techniques comme la tapisserie et la sculpture de verre.

En 1968, avec Henri Goetz, Coignard réalise ses premières gravures au carborundum ; un procédé dont il va explorer les multiples possibilités et facettes jusqu’à la fin de sa vie. À partir de 1969, il s’intéresse aux problématiques de l’édition et travaille sur ses premiers livres d'artistes.

Coignard épouse Sylvia Uryn en 1984. Entre 1985 et 1990, il part vivre aux États-Unis, puis s’installe définitivement à Antibes ; l’artiste y travaille inlassablement à ses œuvres peintes et gravées.

En 1992, une exposition rétrospective de l'œuvre de Théo Tobiasse est organisée au château-musée de Cagnes-sur-Mer. Véritable lieu de rencontre entre artistes, il y retrouve notamment l'écrivain Chaïm Potok et ses amis plasticiens Ben et Arman.

Dans les années 2000, il renforce sa collaboration avec la galerie GKM Siwert Bergström à Malmö, en Suède, avec laquelle il va continuer de développer son œuvre gravé.

En France, il collabore depuis 2002 avec la galerie Capazza à Nançay, en Sologne.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean Lescure, De l’Arbre au Masque, avec 3 gravures de James Coignard, Paris, François Bénichou, 1977.
  • Coignard James, Reut Tita, L’Écume des ans, écumes des rêves oubliés, Éditions de l’Ariane, Nice, 2007
  • James Coignard, Les demoiselles de vertu, Bogéna Galerie, Saint Paul de Vence, 2007

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)Lucie Agache, « Mort de James Coignard », Connaissance des arts,‎ (lire en ligne)
  2. « James Coignard », texte de Marcelin Pleynet - Éditions D. Papierski, 1989, Paris.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rollin Jean, Exposition James Coignard, Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, Saint-Denis, 1969
  • Bénichou François, Coignard, Le Musée de Poche, Paris, 1973
  • Renevier Frank, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1956-1976, t. 1, Éditions Sonet, Stockholm, 1976
  • Bohbot Michel, Coignard. Délimiter le territoire…, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1977
  • Bohbot Michel, James Coignard. Y a-t-il des mots pour la peinture ?, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1978
  • Bohbot Michel, Quatre clés pour l’Œuvre de James Coignard, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1979
  • Bénichou François, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé. 1976-1980, t. 2. Éditions Sonet, Stockholm, 1980
  • Bohbot Michel, Frisson en surface, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1980
  • Jeffrey Robinson (en), James Coignard, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1981
  • Pleynet Marcelin, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1980-1986, t. 3, Éditions Sonet, Stockholm, 1986
  • Bénichou François, Entretien avec James Coignard, Éditions Sonet, Stockholm, 1986
  • Pleynet Marcelin, Mémoires… Silences, Éditions Daniel Papierski, Paris, 1987
  • Pleynet Marcelin, James Coignard. La mémoire des Signes, Éditions Daniel Papierski, Paris, 1989
  • Shwartz Alexander, Immanence de l’invisible, Éditions ECA France, Paris, 1988
  • Bohbot Michel, La main interroge, Éditions Navara, Paris, 1990
  • Rollin Jean, Un peintre et son miroir, Éditions ECA France, Paris, 1990-1991
  • Verlinden Frédérique, Cornéa Iléana, L’Œuvre de 1956 à 1996, Château-Musée de Cagnes sur Mer, Cagnes-sur-Mer, 1997
  • Tabaraud Georges, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1986-1998, t. 4, Éditions Sonet Stockholm, 1998
  • Reut Tita, Langage évolutif du graveur, Éditions F. Vecchio, Cannes, 2002
  • Persson Johan, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1998-2005, t. 5, Éditions GKM, Malmö, 2005
  • Cornéa Iléana, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 2005-2008, t. 6, Éditions GKM Malmö, 2008
  • Goldberg Itzhak, James Coignard, Editions Galerie Capazza, 2014

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1981 : James Coignard, pour la série télévisée « Portraits d’artistes » par Liliane Thorn-Petit. Télé Luxembourg
  • 1984 : James Coignard, « Maîtres de l’art », par P. Collage et S. Bigata. Sonet Vidéo, Suède
  • 1987 : Le Procédé Goetz, autour de Antoni Clavé, J. Coignard, Henri Goetz et Max Papart, par Jean Réal, 5 Continents Productions

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]