James Bradley

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James Bradley
Description de l'image James Bradley by Thomas Hudson.jpg.
Naissance
Sherborne (Gloucestershire) (Angleterre)
Décès
Chalford (Gloucestershire) (Angleterre)
Domicile Angleterre
Nationalité anglaise
Domaines Astronomie
Institutions Université d'Oxford
Ashmolean Museum
Renommé pour Astronome Royal
Distinctions Médaille Copley

James Bradley (mars 1693) fut un astronome britannique. Astronome royal de 1742 à 1762, il fut le troisième directeur de l'observatoire de Greenwich.

James Bradley fut le premier à confirmer expérimentalement la révolution de la Terre autour du Soleil par des observations stellaires, donc par l'explication afférente de l'aberration de la lumière qu'il démontra. Il rendit plus précise la mesure de la vitesse de la lumière. Il découvrit le phénomène de nutation, soit l’oscillation de l'axe de rotation de la Terre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

James Bradley naquit à Sherborne dans le Gloucestershire en mars 1693. On ne connaît de lui rien de notable jusqu'au moment où il contracta la variole ; ce fut son oncle, James Pound, un ecclésiastique qui le soigna ; Son oncle était également astronome, et il lui fit partager son goût pour l'astronomie.

Bradley entra au Balliol College à l'université d'Oxford le 15 mars 1711. Il devint Bachelor of Arts en 1714 et Master of Arts en 1717. En 1718, Edmund Halley recommanda son élection à la Royal Society.

Il prit les ordres et devint l'année suivante vicaire de Bridstow ; une petite sinécure au Pays de Galles que lui procura un ami, Samuel Molyneux, également astronome. En 1719, l'oncle James Pound et son neveu James Bradley obtinrent « pour les limites de la parallaxe solaire, déduite de celle de Mars, les nombres 12" et 9"[1] ». En 1721 il fut invité à occuper la Chaire savilienne d'astronomie à l'université d'Oxford, ce qui mit fin à sa carrière ecclésiastique. Il donna en même temps des cours de « philosophie expérimentale » (de science) à l'Ashmolean Museum.

Observations et découvertes[modifier | modifier le code]

En 1725, Bradley commença ses observations pour mesurer la parallaxe d'étoiles. Par deux observations successives de la position de γ Draconis (l'étoile Gamma du Dragon) faites avec Molyneux[2], il découvrit que la position apparente de l'étoile ne s'était pas déplacée dans le sens prévu. Au bout d'une année, les positions successives formèrent une petite ellipse : l'aberration astrométrique.

Trois ans plus tard, après avoir observé la modification d'orientation d'un drapeau flottant au vent sur un bateau en mouvement, il découvrit et expliqua l'aberration de la lumière. Il fournit ainsi la première confirmation stellaire expérimentale[3] de la révolution de la Terre autour du Soleil. Il comprit aussi que ses mesures lui permettaient d'évaluer la vitesse de la lumière à 10 210 fois plus rapide que celle du déplacement de la Terre autour du Soleil. En dépit que la distance de la Terre au Soleil ne fut alors pas connue, il en déduisit néanmoins le temps que la lumière met à parvenir du Soleil à la Terre et l'évalua à 8 minutes et 12 secondes, valeur correcte à 10 secondes près. Ces résultats[4]furent publiés en 1727 dans les Philosophical Transactions of the Royal Society.

Durant la même période, il découvrit aussi une oscillation, qu'il nomma nutation, de l'axe de rotation de la Terre, due à l'attraction conjuguée du Soleil et la Lune. Il observa toutefois le phénomène durant un cycle complet (18,6 années) avant d'annoncer sa découverte en 1748.

Reconnaissance et fin de vie[modifier | modifier le code]

En 1742, Bradley succéda à Edmund Halley comme astronome royal à l'observatoire de Greenwich. Sa réputation lui permit d'acquérir un instrument plus performant pour l'observatoire, qui lui permettra un grand nombre d'observations durant les 20 ans de sa direction. En 1748, il reçut la médaille Copley.

Malade, il se retira en 1762 à Chalford dans le Gloucestershire et y mourut le 13 juillet. La publication de ses observations fut retardée de plusieurs années en raison de controverses à propos de leur paternité. Les travaux de Friedrich Wilhelm Bessel auront été nécessaires pour comprendre leur importance fondamentale.

Œuvres choisies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Arago, Œuvres complètes, 2e  éd., Astronomie populaire, t. 3, p. 365 sur archive.org
  2. Et répétant une observation de Robert Hooke, qui n'avait pu effectuer de mesures précises.
  3. Juan Casanovas, dans The teaching of astronomy in Jesuit colleges in the 18th century, p. 62 montre Ruđer Josip Bošković donnant une conférence sur l'aberration de la lumière. Bošković était le conseiller scientifique de Benoît XIV ; peu de temps après, Copernic n'était plus mentionné dans l'Index librorum prohibitorum.
  4. A Letter from the Reverend Mr. James Bradley Savilian Professor of Astronomy at Oxford, and F.R.S to Dr. Edmond Halley, Astronom. Reg. &c. giving an account of a new discovered motion of the Fix'd Stars, Philosophical Transactions, 1727 Vol.35 pages 637-661

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]