James Baldwin (écrivain)

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James Baldwin
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James Baldwin en 1969.

Nom de naissance James Arthur Baldwin
Naissance
Harlem, New York
Décès (à 63 ans)
Saint-Paul-de-Vence, Alpes-Maritimes
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture anglais
Mouvement social
Genres

Œuvres principales

La Conversion

James Arthur Baldwin est un écrivain américain auteur de romans, de poésies, de nouvelles, de théâtre et d’essais, né le à Harlem à New York et mort le à Saint-Paul-de-Vence en France. Son œuvre la plus connue est son premier roman semi-autobiographique intitulé La Conversion (Go Tell It on the Mountain, littéralement « Va le dire sur la montagne ») paru en 1953.

Biographie[modifier | modifier le code]

Très marqué par la situation des Noirs dans son pays et par son expérience individuelle dans la misère de Harlem, James Baldwin deviendra une figure du mouvement pour les droits civiques. Le thème de la discrimination est récurrent dans ses œuvres, qu'elle soit d'ordre racial ou sexuel. Il s'emploie à montrer l'isolement du Noir dans la société mais aussi la solitude, conséquence des ambigüités qui sont inhérentes à chacun (homosexualité, désir d'être intégré).

Arthur Baldwin naît en 1924, l'aîné des neuf enfants d'Emma Berdis Jones. Il ne connut jamais l'identité de son père biologique. Il était encore tout jeune lorsque sa mère épousa David Baldwin, ouvrier d'usine et prédicateur, qui adopta l'enfant. La famille est pauvre et les relations entre le père et le fils ne sont pas bonnes. James Arthur fait ses études secondaires au lycée DeWitt Clinton, dans le Bronx, et devint membre de l'église pentecôtiste de Harlem où il commence à prêcher dès l'âge de quatorze ans. Alors que son père s’oppose à ses aspirations littéraires, Baldwin trouve un soutien auprès d’un professeur ainsi qu’auprès du maire de New York, Fiorello H. LaGuardia. Il quitte sa famille pour s'installer à Greenwich Village, quartier de New York célèbre pour son milieu d'artistes et de libres-penseurs.

Au début des années 1940, il abandonne sa foi religieuse pour la littérature. Vivant de petits boulots, il commence à écrire des nouvelles, des essais et des critiques de livres. Ces premiers textes sont ensuite publiés dans Notes of a Native Son en 1955.

Entre-temps, Baldwin a fini par prendre conscience de son homosexualité et partage un temps un appartement avec Marlon Brando et se rapproche de Medgar Evers, Malcolm X, et Martin Luther King, Jr.. Impliqué dans la lutte pour les droits civiques aux côtés de Sidney Poitier, Nina Simone et Harry Belafonte, il rencontre Robert Kennedy.

En 1948, écœuré par les préjugés contre les Noirs et les homosexuels, il quitte les États-Unis pour Paris, où il devait passer pratiquement le reste de son existence.

Il a beaucoup influencé le travail de Philippe Derome (en), Jean Genet, Lee Strasberg, Elia Kazan, Robert Cordier, Miles Davis, Joséphine Baker, Allen Ginsberg, Maya Angelou et Toni Morrison.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il a été distingué à de nombreuses reprises et a notamment obtenu le prix George-Polk en 1963.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La Conversion[1] (Go Tell it on the Mountain, 1953)
  • Giovanni mon ami ou La Chambre de Giovanni (Giovanni’s Room), 1956
  • Un autre pays (Another Country), 1962
  • L'homme qui meurt (Tell Me How Long the Train's Been Gone, traduit en français en 1970)
  • Si Beale Street pouvait parler (If Beale Street Could Talk), 1974
  • Harlem Quartet (Just Above My Head), 1979

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Coin des Amen, 1954, mis en scène pour la première fois à l'université Howard, publié pour la première fois en 1968
  • Blues For Mr. Charlie, créé en 1964 au théâtre ANTA de New-York, publié la même année
  • Giovanni's Room, joué pour la première fois dans l'atelier de l'Actors Studio, New-York, en 1965 ; adaptation du roman paru en 1956
  • One Day, When I Was Lost, publiée en 1972
  • A Deed For The King Of Spain, créé à New-York en 1974
  • Running Through Paradise, inédit

Essais[modifier | modifier le code]

  • Chronique d'un pays natal (Notes of a Native Son), 1955
  • Personne ne sait mon nom (Nobody Knows My Name: More Notes of a Native Son), 1961
  • La Prochaine Fois, le feu (The Fire Next Time), 1963
  • Nous les nègres
  • Le Racisme en question
  • Chassés de la Lumière (No name in the street), 1971 ; traduit par Magali Berger, Stock, 1972 ; Livre de Poche, 1976 ; Ypsilon, 2015
  • Le Diable trouve à faire
  • Dialogue avec Nikki Giovanni
  • Retour dans l’œil du cyclone ; traduit par Hélène Borraz, Bourgois, 2015

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Face à l'homme blanc

Autres[modifier | modifier le code]

  • Nothing Personal, 1964 ; titre français : Sans allusion ; textes accompagnant les photographies de Richard Avedon

Disque[modifier | modifier le code]

  • 1986 - A Lover's Question, disque du crépuscule Sur cet album de David Linx, James Baldwin récite ses poèmes, entouré de musiciens de jazz européens et américains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Élus du Seigneur, titre de la première traduction.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Gardien des âmes (France Europe éditions), 1998, par Alain Roullier L'auteur raconte son amitié avec James Baldwin, qu'il a connu au cours des dernières années de sa vie.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]