Jalognes

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Jalognes
Jalognes
Château de Pesselières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Sancerre
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Patrick Léger
2014-2020
Code postal 18300
Code commune 18116
Démographie
Population
municipale
299 hab. (2016 en augmentation de 7,17 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 12″ nord, 2° 47′ 11″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 239 m
Superficie 28,09 km2
Localisation

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Jalognes

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Jalognes

Jalognes est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jalognes se situe dans le Sancerrois et appartient au canton de Sancerre et au Pays de Sancerre-Sologne. Son paysage alterne des zones d'anciens bocages boisés au nord et des étendues de champs ouverts au sud. De nombreux ruisseaux prennent leurs sources sur son territoire : la Jalogne, la Benelle, et la Chantereine qui prend sa source aux Fontaines à Pesselières. Ils s'écoulent tous vers l'est où ils rejoignent la Vauvise, affluent de la Loire.

La commune fait partie du canton de Sancerre, même après le redécoupage des cantons en 2015[1],[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Veaugues Gardefort Rose des vents
Montigny N Feux
O    Jalognes    E
S
Azy Groises

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1772 que Jalognes prend son nom de baptême définitif, après maintes modifications : de Jaloria en 1136 à Jalonnia en 1164... Jalugnes en 1260... Jaloignes en 1541, Jallongnes en 1663... Jalognes constitua une seigneurie acquise au XVIIe siècle, probablement par les seigneurs de Pesselières.

Les seigneurs de Pesselières étaient, de droit, maréchaux du comté de Sancerre. Comme tels, ils avaient le privilège très honorable de conduire tous les vassaux et arrière-vassaux du comté à la première entrée du comte de Sancerre, le droit très lucratif de s'approprier le cheval que montait le seigneur à cette entrée ainsi que toute la vaisselle dont on se servait ce jour-là à la cour du comte. Cette prérogative donna lieu à de nombreuses difficultés.

En 1348, Béatrix de Courcy, comtesse de Sancerre, reconnut à Loys de La Porte le droit de prendre son char et le limonier (premier cheval de trait) tout garni et tout le vaissellement, tant de manger que de boire. Marmande, sa fille, comtesse de Sancerre, ayant fait aussi son entrée et donné naissance aux mêmes droits, la comtesse de Sancerre racheta toute sa vaisselle moyennant l'abandon de treize arpents de bois. En 1407, Marguerite de Sancerre discuta et transigea pour soixante francs d'or, mais en 1409, Bernard, dauphin d'Auvergne, ne put racheter sa vaisselle que par l'abandon de la grange d'Oysi et de la bergerie.

En 1626, Jean de La Porte ayant accompagné la comtesse de Sancerre à son entrée et ayant réclamé les privilèges de sa charge, René de Bueil, évinça par cette distinction, plus subtile que chevaleresque, que ce n'était pas comme comtesse que sa noble épouse avait fait cette entrée. De même, en 1640, lorsque Jean de Guibert eut acquis la seigneurie de Pesselières, on refusa de l'admettre à l'aveu.

Blason de la famille de Guibert

En 1693, les de Guibert cèdent Pesselières à François Robert, sieur du Verger qui en fait le dénombrement en 1700.
En 1705, c’est la famille Chastenet de Puységur qui en devient propriétaire.
A la Révolution, les Puységur ayant émigré, Pesselières est vendu comme bien national.
Sous l’Empire et la Restauration, le château et ses terres sont entre les mains de monsieur Boin, président du tribunal civil de Sancerre. Il édifie en 1820 une chapelle à l’entrée du parc.
En 1835 madame de Mager, parente des Puységur, acquiert Pesselières des héritiers Boin. Elle est la veuve du colonel Collard, officier du roi en 1773, puis des armées révolutionnaires et enfin de Napoléon Ier qui le fait chevalier de la Légion d’Honneur à Schönbrunn en 1809.
Les Collard demeurent propriétaires de Pesselières jusqu’à la fin des années 1980. Depuis le début des années 2000 le château est l'objet de travaux de restauration ainsi que le parc.

Une rue de Sancerre à proximité immédiate de ce qui fut autrefois l’hôtel de Pesselières porte le nom du Sénéchal de Pesselières.

Chaque année le 1er juin a lieu à Pesselières la seule survivante de l’une des quatre foires annuelles datant du haut Moyen Âge, réputée la plus ancienne de France avec celle de Beaucaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Roger Fromenteau    
mars 2008 En cours
(au 27 septembre 2014)
Patrick Léger[1] DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 299 habitants[Note 1], en augmentation de 7,17 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
578513539548533565572576629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
637688746764795836846899801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
776735746670686661590592525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
458423354295271285317285297
2016 - - - - - - - -
299--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 1170, il est fait mention pour la première fois de la seigneurie de Pesselières, possession de la famille de Livron. En 1228, Pierre de Livron (1209-1257), chevalier, seigneur de Pesselières en Berry[2] part pour Compostelle avec tout un groupe, sans doute derrière le comte de Sancerre. Son départ est connu grâce à une donation faite à ce moment-là reçue par l'abbaye Notre-Dame de Lorroy en Berry : « À tous ceux qui contrôleront les présentes lettres, P. archiprêtre de Sancerre, adresse son salut dans le Seigneur, sachez que le seigneur Pierre de Livron, chevalier, un de ceux qui partent à Saint-Jacques, pour augmenter les aumônes de sa chapelle de Pesselières…[3] » [4] ou prieuré fondé la même année dépendant de l'abbaye de Saint-Satur[5].

Vers 1380, le « château et maison forte » de Pesselières passe à la famille La Porte et y reste jusqu’à 1639. Louis de La Porte (1338-1370) fut le premier des six chevaliers bacheliers de la compagnie de Jean III de Sancerre.
Pendant les guerres de Religions, Pesselières est occupé successivement par les troupes de la ligue en 1589 puis par celle des royalistes en 1591. Il est alors fortement endommagé.
En 1639, Jean de Guibert acquiert les terres de Pesselières de la dernière héritière des La Porte, demoiselle Anne de Rochechouart veuve de Claude de La Porte, et entreprend d'importants travaux en 1640. L'étonnante porte d'entrée à bossage sur la cour, des cheminées monumentales encore en place datent de cette époque ainsi que l'aile en retour au sud-est.
Le plan du comté de Sancerre de 1674 donne la représentation d’un plan en U entouré de douve avec châtelet d’entrée commandant le pont-levis. Le dénombrement de 1700 en précise la description : le château consiste en un grand corps de logis de face flanqué par derrière et au milieu d’une grande tour couverte d’ardoise, deux autres bâtiments avec ailes, comprenant une grande salle, plusieurs chambres hautes, chapelle et prison, pont-levis en planches et dormant en pierre à arcades, profonds et larges fossés remplis d’eau vive ; basse cour avec portail accompagné de deux tours, le tout environné de hautes murailles et fossés profonds, gros colombier en pierre…
Après la Révolution, le pont-levis a été remplacé par un pont dormant en pierre, les fossés par des vallonnements de gazons, les murailles et les fortifications rasées. Vers 1880, le colonel Collard fait démolir l’aile gauche ouvrant ainsi la vue sur le parc et sa rivière. La tour est rehaussée et coiffée de créneaux, les ornements architecturaux des bâtiments revus dans le style néo-Renaissance.
Les relevés les plus récents mettent en évidence la structure médiévale du corps central et confirment l’édification de l’aile en retour sud-est au XVIIe siècle.

  • L'église, presque entièrement reconstruite, a conservé au nord sa porte du XI ou XIIe siècle. Deux dalles funéraires du XVIIe et une statue du XVIe siècle retiennent l'attention.
  • De nombreux éléments du patrimoine rural sont présents dans les hameaux de Jalognes : grange pyramidale, lavoirs, moulin à huile de Pesselières, ancien prieuré…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Loys de La Porte
  • Jean de La Porte

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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