Jalloul Jeribi

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Jalloul Jeribi
Illustration.
Fonctions
Ministre tunisien des Affaires religieuses
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Mohamed Ghannouchi
Gouvernement Ghannouchi I
Prédécesseur Ali Chebbi
Successeur Boubaker El Akhzouri
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Sfax, Tunisie
Nationalité tunisienne
Parti politique Rassemblement constitutionnel démocratique
Religion Islam

Jalloul Jeribi, également orthographié Jaloul Jribi, né le à Sfax, est un théologien et homme politique tunisien.

Il est ministre des Affaires religieuses de 1999 à 2004, au sein du premier gouvernement Ghannouchi, et préside le Conseil islamique supérieur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Professeur et entrée au gouvernement[modifier | modifier le code]

Jalloul Jeribi est titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en sciences islamiques[1]. En 1969, Jeribi commence sa carrière professionnelle comme enseignant dans une école primaire, puis dans une école secondaire, avant d'être promu professeur des universités en 1982[1].

Dès 1988, Jeribi milite au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de Zine el-Abidine Ben Ali, alors président de la République[1]. Il a été membre du comité central de ce parti[2].

Le , il est nommé membre du Conseil islamique supérieur[3], la plus haute instance consultative religieuse du pays[4]. De 1992 à 1995, il dirige l'Institut supérieur de théologie, rattachée à l'université Zitouna dont il devient président en 1995[1]. En 1998, il décroche un diplôme de l'Institut de défense nationale de Tunis[1].

Jeribi est nommé le comme ministre des Affaires religieuses dans le gouvernement Ghannouchi ; il remplace à ce poste Ali Chebbi.

À propos de l'attentat de la Ghriba à Djerba le , qui fait 19 morts, il déclare : « Ici en Tunisie, toute la société rejette complètement le fondamentalisme. Ce qui s'est passé à Djerba, cela vient de l'Occident »[5].

Le , Boubaker El Akhzouri le remplace à son poste de ministre.

Le , Jeribi est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Tunisie à Doha (Qatar)[6],[7]. Le , il est nommé par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi comme président du Conseil islamique supérieur[8].

Parcours post-révolution[modifier | modifier le code]

Le , après la révolution, le ministère public auprès du tribunal de première instance de Tunis transfère au juge d'instruction une plainte déposée contre Jeribi par l'avocat Abderraouf Ayadi[2], plainte qui n'a pas eu de suite.

Le , Kamel Omrane, ministre des Affaires religieuses de 2010 à 2011, l'accuse, lors d'une conférence-débat, d'avoir « « commis des crimes envers la culture arabo-musulmane », en mettant la religion au service des politiques et en réduisant le rôle des hommes de culture au minimum »[9].

Le , avec d'autres anciens dirigeants du RCD dissous et d'anciens ministres du président déchu Ben Ali, il est présent lors du premier meeting du Mouvement destourien, parti présidé par Hamed Karoui et qui se présente comme la continuité du RCD[10].

Distinctions nationales[modifier | modifier le code]

Le , il devient grand officier de l'ordre de la République[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jalloul Jeribi est marié et père de trois enfants.

Références[modifier | modifier le code]