Jakob Balde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Balde.
Jakob Balde
Jakob Balde.jpg

Jakob Balde.

Informations générales
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Ordre religieux
Genre artistique

Johann Jacob Balde (Jacques Baldé en français), né le à Ensisheim (Alsace) et mort le à Neubourg-sur-le-Danube, est un jésuite et poète allemand de langue néo-latine. Alsacien de naissance, chassé par la Guerre de Trente Ans, il a passé la plus grande partie de sa vie en Bavière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Balde était célèbre pour son nouveau style poétique néo-latin. Le poète baroque allemand Sigmund von Birken lui prêta le surnom de Horace allemand.

Balde étudia à partir de 1620 la philosophie à l'école des Jésuites d'Ensisheim. Lorsqu'en 1621 la Guerre de Trente Ans atteignit l'Alsace, Balde fuit à Ingolstadt en Bavière où il étudia la philosophie et le droit. En 1624, il entre dans l'ordre des Jésuites. De 1635 à 1638 il fut professeur de rhétorique aux universités de Munich et d'Innsbruck. De 1638 à 1640 il fut prosélyte à la cour royale de Bavière de Maximilien Ier à Munich. En 1648, il fut déchu de sa fonction d'historien de la cour par Maximilien Ier. Il décida alors de migrer ; et après deux étapes à Landshut et à Amberg (Bavière), il s'installa en 1654 à Neubourg sur le Danube. Il y mourut en 1668. Il est enterré au cimetière de Neubourg.

Œuvre poétique[modifier | modifier le code]

Attiré par la poésie lyrique, il a imité Horace, Stace, dans les Sylves, Ovide. Mais il ne s'est pas lancé dans l'épopée en hexamètres ; l'influence de Virgile, importante, est donc plus diffuse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Une partie des titres des œuvres sont en version latine. Il s'agit d'une liste non-complète.

  • De vanitate mundi (1636)
  • Batrachomyomachia (La guerre des grenouilles et souris, 1637)
  • Agathyrsus (1638)
  • Epithalamion (1635)
  • Le prix de l'honneur (1638)
  • Lyrica-epodi (1643)
  • Sylvae (1643)
  • Agathyrsus teutsch (1647)
  • Medicinae gloria (1651)
  • Jephtias (1654), tragédie chrétienne[1]
  • Satyra contra abusum tabaci (pamphlet contre la consommation de tabac, 1657)
  • Torvitatis encomium, mit dissertatio de studio poetico (1658)
  • Solatium podagricorum (1661)
  • Urania victrix[2] (1663)

La totalité de son œuvre a été imprimée à Munich en 1729 en 8 volumes[3]. En 1805 à Zurich, Johann Caspar von Orelli (de) l'édite en un seul volume.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il y est influencé par les tragédies de Sénèque.
  2. Œuvre allégorique imitée des Héroïdes d'Ovide.
  3. Cette édition de 1729 a été réimprimée par les soins de W. Kühlmann et H. Wiegand, Francfort, Keip, 1990.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrée Thill, Jacob Balde : dix ans de recherche, Paris, Champion, 1991, 216 p.
  • Andrée Thill, La lyre jésuite : anthologie de poèmes latins (1620-1730), Genève, Droz, 1999 : Jacob Balde, p. 101 et suiv. (en ligne).
  • Jean-Marie Valentin, « Jakob (Jacques, Jacobus) Balde », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 2, p. 90.
  • Jean-Marie Valentin, Les Jésuites et le théâtre : Contribution à l'histoire culturelle du monde catholique dans le Saint-Empire romain germanique, Paris, Desjonquères, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]