Jaime Roldós Aguilera

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Jaime Roldós Aguilera
Fonctions
Président de la République de l'Équateur

(1 an, 9 mois et 14 jours)
Vice-président Osvaldo Hurtado
Prédécesseur Alfredo Poveda
Successeur Osvaldo Hurtado
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Guayaquil
Date de décès (à 40 ans)
Nationalité équatorienne
Parti politique Partido Pueblo, Cambio y Democracia

Jaime Roldós Aguilera

Jaime Roldós Aguilera, né le à Guayaquil et mort le , est un homme d'État équatorien. Il est le premier président de l'Équateur élu démocratiquement, de 1979 à 1981.

Sa mort est sujette à discussion, une théorie propose que l'accident d'avion qui le tua ne soit en fait qu'un assassinat orchestré par les États-Unis, tout comme le crash qui tua, deux mois plus tard, le président du Panama, Omar Torrijos. Ceci fut dénoncé dans le livre Les Confessions d'un assassin financier, de John Perkins, publié en 2004.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Guayaquil, il est diplômé de la meilleure école de cette ville, le Colegio Nacional Vicente Rocafuerte. En 1962 il épouse Marta Bucaram, la nièce d'Assad Bucaram, le leader de Concentración de Fuerzas Populares (CFP), un parti populiste de centre gauche[1]. Aguilera est un réformateur, et sa politique à l'égard des compagnies pétrolières américaines lui attire nombre d'ennemis en particulier en 1981, où il présente au congrès équatorien sa nouvelle loi sur les hydrocarbures. Roldós et sa femme fondent le Partido Pueblo, Cambio y Democracia. Il est président de l'Équateur de 1979 à 1981, pendant un bref affrontement militaire qui oppose son pays au Pérou en 1981. Il meurt dans le crash d'un avion, en 1981, près de la frontière péruvienne, avec huit autres passagers.

Mort suspecte[modifier | modifier le code]

Selon l'auteur américain John Perkins[2] dans son livre Confessions of an Economic Hit Man, la mort de Roldós serait en fait un assassinat commandité par la Central Intelligence Agency des États-Unis pour son refus de l'offre internationale pour l'exploitation pétrolière, et la signature d'un protocole humanitaire entre la Colombie, le Pérou et l'Équateur, ce qui a été considéré par le président américain Ronald Reagan comme une tendance vers l'implémentation soviétique[réf. nécessaire]. Dans la jungle amazonienne de l'Équateur près de Loja, les habitants ont confirmé avoir vu tomber une boule de feu du ciel, qui leur a permis de localiser le site du crash. Roldós aurait été assassiné dans le but de servir les intérêts américains dans la prospection pétrolière en Équateur (Perkins affirmait auparavant que Roldós était mort dans le crash d'un hélicoptère ; il s'est corrigé par la suite).

Roldós meurt deux mois avant le président panaméen Omar Torrijos également mort dans le crash d'un avion, dans des circonstances similaires. D'autres Équatoriens[évasif] croient que Roldós a été tué par le gouvernement péruvien.

Son successeur Osvaldo Hurtado lui succède et adopte une ligne politique conciliante avec les compagnies pétrolières et avec les États-Unis. Son cousin par alliance Abdalá Bucaram est élu président de la République de l’Équateur, en mai 1996.

Un film documentaire sur sa courte vie a été réalisé en 2013 : La muerte de Jaime Roldós par Lisandra I. Rivera et Manolo Sarmiento[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Asad Bucaram Elhalim, côtoya la misère et la forte inégalité entre riches propriétaires terriens et paysans indiens lorsqu’il vendait des tissus dans les rues d’Ambato et des autres villages de la Sierra centrale. Une fois installé à Guayaquil, il choisit très tôt de rejoindre le « Mouvement de Concentration de Forces Populaires », un puissant parti politique fondé en 1949 par Carlos Guevara Moreno. Après la deuxième défaite de Guevara, lors de la présidentielle de 1960, le mouvement s’effondra avec le retrait de la vie politique de ce dernier. Député dès 1956, Asad Bucaram devint le chef politique du nouveau parti de concentration de forces populaires. Il fut élu deux fois maire de Guayaquil, en 1962 et en 1967. Il fut ensuite préfet de la province de Guayas, mais quand il posa sa candidature pour la présidentielle de 1976, les militaires désignèrent à sa place son neveu Jaime Roldós Aguilera", voir Abdalá Bucaram .
  2. Perkins, John. Confessions of an Economic Hit Man. San Francisco: Berrett-Koehler Publishers, Inc., 2004. See pages 156-157 regarding Roldós's alleged assassination.
  3. http://www.cinelatino.fr/film/la-muerte-de-jaime-roldos

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]