Jacques de Saint-Phalle

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Jacques de Saint-Phalle
Naissance
Mazagan
Décès (à 92 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Aviation
Grade Sous-lieutenant
Années de service 1939-1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Ordre de l'Étoile rouge
Famille Famille de Saint-Phalle
Insigne de l'escadrille « Normandie-Niémen ».

Le marquis Jacques de Saint-Phalle, né le à Mazagan (Maroc)[1], mort le à Paris, est un aviateur français. Il a pour homonyme son neveu Jacques de Saint Phalle, fils d'Alexandre de Saint Phalle et de Hélène Georgia Harper, né le 11 mars 1924 à Boulogne-Billancourt et mort le 14 septembre 2010 à Paris.

Carrière[modifier | modifier le code]

Fils de Ferdinand, marquis de Saint-Phalle (1870-1934), ingénieur, et de Marguerite d'Urbal (1885-1943), Jacques de Saint-Phalle est l'ainé de 5 enfants. Il grandit au château de Montgoublin, propriété familiale. Pieux, il envisage de rentrer dans les ordres, mais choisit l'aviation. Il commence sa formation à l'École de pilotage d'Istres, il est breveté le à l'Aérodrome de Nîmes Courbessac. Puis va se perfectionner à la base aérienne 702 Avord, puis au centre d'instruction de l'école de chasse, base aérienne 141 d'Oran-la-Sénia, en Algérie. C'est la qu'il y rencontre le futur Commandant René Mouchotte.

À l'Armistice, il entre en zone libre et trouve un emploi de charbonnier, puis de forestier dans les environs de Foix. Il est appelé à Istres comme gardien-veilleur de février 1941 à mai 1942. Démobilisé, il tente par deux fois de rejoindre ses frères à Paris avant d'y parvenir et de travailler dans un garage appartenant à l'un de ses oncles banquier. Au mois de février 1943, il passe en Espagne et après bien des pérégrinations[2]. Il arrive à Lisbonne avec Henri Foucaud grâce à la complicité et l'aide de Melle de Grammont, puis s'envolent pour l'Angleterre en avril 1943, à bord d'un DC3 de la RAF et s'engagent dans les Forces aériennes françaises libres, après avoir suivi des cours de perfectionnement au camp de Camberlay dans la Royal Air Force.

Henri Foucaud, le persuade de se porter volontaire avec lui pour intégrer l'escadrille « Normandie », en partance pour le front russe. Il annonce alors 700 heures de vol au lieu des 150 heuresréelles. Il arrive le et demande dès octobre à participer à sa première mission en compagnie de Foucaud et de Marcel Albert. Il participe à la fin de la première campagne de cette escadrille autour de Smolensk et à la seconde aux frontières de la Biélorussie, la Pologne, et la Lituanie. C'est lors de cette sortie que son avion est endommagé et que celui de son adversaire explose le . Il est nommé sous-lieutenant à la même époque.

Ils iront jusqu'en Prusse orientale, et Staline donnera ce nom de « Normandie-Niémen » à la seule escadrille française ayant participé aux opérations militaires aux côtés des Soviétiques de 1940 à 1945, et la plus titrée de l'histoire de l'aviation française, en référence au fleuve frontalier, de ce lieu de bataille. Le , il quitte avec ses camarades les plus anciens l'URSS, comptabilisant une victoire homologuée.

De 1945 à 1946, il est nommé instructeur à l'école de chasse de Meknès et devient commandant de bord à Air France. Saint-Phalle devient un des tout premiers pilotes de la compagnie dans les années 1970 à voler sur un Boeing 747.

Il est le père de quatre enfants.

Le , il est inhumé au cimetière de Saint-Benin-d'Azy dans la Nièvre

Décorations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Juliette Goudot, Un pilote dans l'histoire : Jacques de Saint Phalle au Normandie-Niémen[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Où son père démobilisé pour blessure occupe la fonction d'ingénieur des Ponts et Chaussées.
  2. Yves Courrière, Normandie-Niémen, un temps pour la guerre, Presses de la Cité, 1979, (ISBN 978-2258005907)
  3. Bande-annonce.

Liens externes[modifier | modifier le code]