Jacques de Menou de Boussay

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Jacques François de Menou
Jacques François de Menou-Boussay
Le général Jacques François Menou. Gravure pour l'« Album du Centenaire ».
Le général Jacques François Menou. Gravure pour l'« Album du Centenaire ».

Surnom Abdallah Menou
Naissance
Boussay
Décès (à 60 ans)
Venise
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme cavalerie
Grade Général de division
Conflits Guerres révolutionnaires
Commandement 12e régiment de chasseurs
Armée d'Orient
Faits d'armes Bataille de Saumur
Campagne d'Égypte
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre de la Couronne de fer
(Chevalier)
Comte d'Empire
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 24e colonne.
Autres fonctions Gouverneur de Venise

Jacques-François de Menou, baron de Boussay, dit Abdallah Menou, est un général français de la Révolution et de l’Empire, né le à Boussay en Indre-et-Loire et mort le à Venise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du bailliage toulousain à l'armée d'Égypte[modifier | modifier le code]

Issu de la très ancienne famille de Menou, il entre de bonne heure dans la carrière des armes ; il est déjà maréchal de camp en 1789, lorsqu'il est député de la noblesse du bailliage de Touraine aux États généraux en 1789. Il se rallie à la Révolution et est nommé secrétaire de l'Assemblée constituante en décembre et président le 31 mars 1790. Membre du comité diplomatique, il est employé après la session comme maréchal de camp à Paris le 8 mai 1792, puis à l'armée de l'Ouest.

Il combat en Vendée en 1793. Promu général de division le 15 mai de la même année, il commande des sections de Paris à partir du 20 mai 1795. Il force notamment le faubourg Saint-Antoine à capituler. Général en chef de l'armée de l'Intérieur, il est dénoncé comme traître, mis en jugement et acquitté en 1795. En 1798, il commande l'une des cinq divisions de l'armée d'Orient lors de la campagne d'Égypte. À la tête de l'armée d'Orient, il y montre beaucoup de valeur, épouse une riche musulmane et se convertit à l'islam[1]. Il prend alors le nom d'Abdallah.

Général en chef de l'armée d'Orient[modifier | modifier le code]

Après l'assassinat du général Kléber, Menou lui succède à la tête de l'armée d'Égypte comme général en chef[2].

Menou, loin d'égaler le grand général aimé de ses hommes qu'était Kléber, n'est pas du tout soutenu par les autres officiers. Il faut dire que Menou, méprisé par ses hommes, commet bévue sur bévue — il n'hésite pas, par exemple, à prénommer son fils du prénom de l'assassin de Kléber peu après la mort de ce dernier. Le 21 mars 1801, il prend la tête du corps expéditionnaire français pour repousser le débarquement anglais lors d'une ultime bataille à Canope, qui se solde par une défaite. Après cette affrontement, il se retire à Alexandrie, où il capitule le 30 août. Il est contraint d'évacuer l'Égypte et cède aux Anglais la pierre de Rosette.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Jacques de Menou de Boussay
Le général Jacques François Menou de Boussay, portraituré par Joseph Ducreux.
Le général Jacques François Menou de Boussay, portraituré par Joseph Ducreux.
Fonctions
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Député de la noblesse du bailliage de Touraine aux États généraux
Élection
Monarque Louis XVI, roi de France et de Navarre, puis roi des Français
Député à l'Assemblée nationale constituante
Président de l'Assemblée constituante
Prédécesseur Jean-Paul Rabaut de Saint-Étienne
Successeur Charles-François de Bonnay
Drapeau de la France République française
Membre du Tribunat
27 floréal an X (17 mai 1802)
Biographie
Père René François (1695-1765), marquis de Menou
Mère Marie Charlotte de Menou (1717-1767)
Conjoint Zobeïda El Bahouad
Enfants Jacques Mourad Soliman
Religion Catholique converti à l'Islam
Liste alphabétique des membres de l'Assemblée constituante de 1789
Liste des présidents des États généraux et de l'Assemblée constituante
Liste des membres du Tribunat

Nommé membre du Tribunat le 27 floréal an X, Menou devient peu après administrateur de la 27e division militaire dans le Piémont, membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII et grand officier de l'ordre le 25 prairial suivant. Chevalier de l'ordre de la Couronne de fer le 23 décembre 1807, il a été nommé quelque temps auparavant gouverneur de Venise. Il y meurt dans l'exercice de ses fonctions le 13 août 1810 à la villa Corniani, près de Mestre.

Menou est créé comte de l'Empire en 1808[3]. Son nom du général Menou est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Famille[modifier | modifier le code]

De son mariage avec Zobeïda El Bahouad, il eut un fils, Jacques Mourad Soliman, né le 28 juillet 1800 à Rosette en Égypte.

États de service[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
French heraldic crowns - Baron.svg
Blason gueules-bande or.svg
Armes la famille de Menou

De gueules à la bande d'or.[5]

Orn ext comte de l'Empire GOLH.svg
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Armes du 1er Comte de Menou-Boussay et de l'Empire

De gueules à la bande d'or ; au franc-quartier des barons militaires.[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le général Menou était très-instruit, bon administrateur, intègre. Il s'était fait musulman, ce qui était assez ridicule, mais fort agréable au pays ; on mettait en doute ses talents militaires ; on savait qu'il était extrêmement brave, il s'était bien comporté dans la Vendée et à l'assaut d'Alexandrie ». Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.
  2. « Après la mort de Kléber, l'Égypte ne fut plus qu'un champ d'intrigues ; la force, et le courage des Français restèrent les mêmes ; mais l'emploi ou la direction qu'en fit le général ne ressemblèrent plus à rien. Menou était tout à fait incapable ; les Anglais vinrent l'attaquer avec 20 000 hommes ; il avait des forces beaucoup plus nombreuses et le moral des deux armées ne pouvait pas se comparer. Par un aveuglement inconcevable, Menou se hâta de disperser toutes les troupes, dès qu'il apprit que les Anglais paraissaient ; ceux-ci se présentèrent en masse et ne furent attaqués qu'en détail ». Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène.
  3. « Jacques François de Menou », sur roglo.eu (consulté le 31 juillet 2011)
  4. « BB/29/1052 pages 14B-15. », Jacques Murad Soliman de Menou Boussay, successeur à la possession des biens affectés à la dotation du majorat attaché au titre de comte accordé à son père, le major Jacques, François de Menou Boussay., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  5. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  6. Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Pour approfondir 
« Menou (Jean-Français), baron de Boussay », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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