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Jacques de Bourbon (1870-1931)

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Jacques de Bourbon
Jaime de Borbón y Borbón-Parma
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Portrait d’apparat de Jacques de Bourbon, duc de Madrid et d’Anjou en 1913 par Henri Jacquier.

Titres

Prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre


(22 ans, 2 mois et 14 jours)

Nom revendiqué Jacques Ier
Prédécesseur Charles de Bourbon
Successeur Alphonse-Charles de Bourbon

Prétendant carliste au trône d’Espagne


(22 ans, 2 mois et 14 jours)

Nom revendiqué Jacques III
Prédécesseur Charles de Bourbon
Successeur Alphonse-Charles de Bourbon
Fonctions militaires
Grade militaire Colonel (Empire russe)
Conflit Expédition russe en Chine contre les Boxers, Guerre russo-japonaise
Biographie
Titulature Duc d’Anjou
Duc de Madrid
Dynastie Maison de Bourbon-Anjou
Nom de naissance Jaime de Borbón y Borbón-Parma
Naissance
La Tour-de-Peilz (Suisse)
Décès (à 61 ans)
Paris (France)
Père Charles de Bourbon,
duc de Madrid
Mère Marguerite de Parme

Signature

Signature de Jacques de Bourbon Jaime de Borbón y Borbón-Parma
Description de cette image, également commentée ci-après
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Jacques de Bourbon (en espagnol : Jaime de Borbón y Borbón-Parma), né à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, dans le canton de Vaud, en Suisse, le , et décédé à Paris (8e arrondissement) le , aîné des Capétiens chef de la maison royale de France[1],[2] et chef de la maison de Bourbon, qui porte les titres de courtoisie de duc d’Anjou et duc de Madrid, est le prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de Jacques Ier et le prétendant carliste au trône d'Espagne sous le nom de Jacques III, de 1909 à 1931.

Jacques est le seul fils de Charles de Bourbon, duc de Madrid, prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, et, prétendant carliste au trône d’Espagne, et de sa première épouse Marguerite de Parme.

Par chacun de ses parents, il est un descendant du roi de France Louis XIV (1638-1715) et de son épouse la reine Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), dont il descend à travers Philippe V (1683-1746), roi d'Espagne. Jacques de Bourbon compte également parmi ses autres ancêtres, le roi de France Charles X (1757-1836) qui est son arrière arrière-grand-père.

Jacques a quatre sœurs, Blanche (1868-1949), épouse de l'archiduc Léopold-Salvator de Habsbourg-Toscane (1863-1931), Elvire (1871-1929), sans alliance, Béatrice (1874-1961), épouse du prince Fabrizio Massimo (1868-1944), et Alice (1876-1975), épouse en premières noces du prince Frédéric de Schönburg-Waldenburg (1872-1910), puis en secondes noces, de Lino del Prete (1877-1956).

Fiançailles et descendance

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Il fut envisagé un mariage avec sa cousine la princesse Mathilde de Bavière, fille du roi Louis III. Cependant cette dernière épousa un prince de Saxe-Cobourg[N 1],[3],[4]. Mais une union avec la princesse Louise d’Orléans, ou encore avec la princesse Patricia de Connaught et une nièce du Kaiser furent également envisagées[5],[6]. L’union qui fut probablement la plus sérieuse, fut envisagée en 1886 lorsque le pape avança l’idée d’unir Jacques avec l’infante Maria de las Mercedes, princesse des Asturies, dans l’espoir de pouvoir réconcilier les deux branches. La mère de Jacques, Marguerite de Parme donna son accord pour le projet, mais le prince Charles refusa catégoriquement. Le Courrier de l’Aude avance l’hypothèse que la reine-régente d’Espagne aurait pu sembler d’accord avec ce projet qui aurait mis fin à la guerre civile datant de 1833[7]. Enfin, le prince Jacques fut « fiancé » en 1906 avec une archiduchesse d’Autriche, soit Marie-Henriette, soit Marguerite ou alors Maria Annonciade[7]. Les journaux remarquèrent même qu’une réunion de famille avait lieu chez l’archiduchesse Marie-Thérèse, mère de Marie Annonciade[7].

La quasi-totalité de ses tentatives d'unions furent empêchées par la reine-régente d'Espagne[8].

Le prince Jacques de Bourbon ne s'est jamais marié mais en 1911, sa cuisinière l'accusa d'être le père de son enfant à naître. Cependant bien que Jacques confirma avoir eu des relations sexuelles avec sa cuisinière, il contesta la paternité[9].

Photographie en noir et blanc d'une femme en robe blanche.
Photographie en noir et blanc d'une femme.
Photographie en noir et blanc d'une femme.
La princesse Mathilde de Bavière, l'archiduchesse Marie-Annonciade d'Autriche et l'infante María de las Mercedes d'Espagne, toutes "fiancées" du prince Jacques.

Premières années

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Une naissance en exil

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Jacques de Bourbon dans les bras de sa mère vers 1870.

Jacques de Bourbon voit le jour le 27 juin 1870 à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, en Suisse, à une époque où l'Espagne est en proie à une crise révolutionnaire et où les descendants de l'infant Charles sont bannis du territoire national et déchus du titre d'infants par décret royal du 27 octobre 1834[10]. De même, la France de Napoléon III connaît une très grande instabilité et les membres de la maison de Bourbon sont bannis du territoire national par la loi du . Dès sa naissance, la vie du prince est donc placée sous le signe de l'exil et tout semble indiquer qu'il en sera longtemps ainsi.

Né sous les noms de : Jaime Pío Juan Carlos Bienvenido Sansón Pelayo Hermenegildo Recaredo Álvaro Fernando Gonzalo Alfonso María de los Dolores Enrique Luis Roberto Francisco Ramiro José Joaquín Isidro Leandro Miguel Gabriel Rafael Pedro Benito Felipe de Borbón y Borbón-Parma (traduction française : Jacques Pie Jean Charles Bienvenu Samson Pélage Herménégilde Recarède Alvare Ferdinand Gonzalve Alphonse Marie des Douleurs Henri Louis Robert François Ramire Joseph Joachim Isidore Léandre Michel Gabriel Raphaël Pierre Benoît Philippe de Bourbon). Il est baptisé à La Tour-de-Peilz le , avec pour parrain son grand-oncle le comte de Chambord et pour marraine sa grand-mère paternelle la comtesse de Montizon.

Le , il est proclamé prince des Asturies par les carlistes, en tant que fils de « Charles VII, roi des Espagnes et des Indes », c’est-à-dire du duc de Madrid.

Guerre carliste de 1872-1876

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Voyant s'éloigner la possibilité de la restauration bourbonienne, dans chacune de ses deux branches, le père de Jacques déclenche en 1872 la troisième guerre carliste, d'abord contre le roi Amédée, puis contre la Première République espagnole, proclamée en 1873 après l'abdication du roi, puis finalement contre Alphonse XII, fils d'Isabelle II, proclamé roi en 1874[N 2].

Le , Charles franchit la frontière espagnole depuis la France et pénètre en Navarre par la Venta de Laputsagarra. L'accueil que lui réservent ses partisans revêt l'allure de celui qu'on doit à un chef d'État, ce qui lui permet d’obtenir le titre de roi et d’être reconnu par le Nord du pays comme le souverain légitime sous le nom de Charles VII. Durant cette période, Jacques et sa sœur Blanche sont installés à Pau avec leur mère. Cette dernière se dévoue pour créer les services sanitaires de l'armée carliste[11]. C’est à cet effet que son époux créa en son honneur l’ordre de la Charité en 1874[12]. L’ordre était destiné à récompenser tous les militaires ayant pris part à la troisième guerre carliste.

Après la défaite militaire de 1876, la famille s'installa à Passy. Durant cette période, Jacques fréquente la reine déchue Isabelle II d'Espagne, avec laquelle ses parents se sont liés d'amitié[13].

Jacques de Bourbon fait toutes ses études chez les Jésuites, d’abord à Paris, à l’école de l’Immaculée-Conception (au no 24 de la rue de Vaugirard) jusqu’en 1881. En effet, cette année là, le , le duc de Madrid et sa famille assistaient à la messe de la Saint-Henri, fête patronale de son oncle maternel le comte de Chambord (prétendant légitimiste au trône de France, dont la sœur Louise était la mère de la duchesse de Madrid). Le retentissement donné à cet événement — à l'occasion duquel Charles de Bourbon, alors prétendant carliste au trône d'Espagne[N 3], est acclamé par des saint-cyriens[N 4] — vaut au prince d'être expulsé du territoire de la République, par arrêté[N 5][N 6] d'Ernest Constans, ministre de l'Intérieur et des Cultes (et de son sous-secrétaire d'État, Armand Fallières, futur président de la République), « considérant que la présence de l’étranger susdésigné [« don Carlos, duc de Madrid »] sur le territoire français [était] de nature à compromettre la sûreté publique ».

Nouvel exil

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Héritier en second du légitimisme

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Après cet évènement et face au multiples liaisons de son époux, la duchesse de Madrid décide de s'installer avec ses filles à la Tenuta Reale, demeure héritée de son grand-père le duc Charles II de Parme. De son côté, le père de Jacques, Charles, part vivre au palais Loredan dell'Ambasciatore à Venise.

Le à Goritz, il assiste aux côtés de son grand-père, de son père et de son oncle aux obsèques d’Henri d’Artois, comte de Chambord, prétendant légitimiste au trône de France. Selon les légitimistes, ce décès faisait de Jacques de Bourbon un fils de France, en tant que fils du nouveau dauphin de France (son père le duc de Madrid), lui-même fils aîné du nouveau chef de la maison de Bourbon et aîné des Capétiens (Jean de Bourbon, comte de Montizon). Au cours des obsèques, un conflit éclate lorsque le comte de Paris se déclare son successeur. Les Bourbon-Parme ne le reconnaissent pas (de même que la comtesse de Chambord), et préfère se tourner vers le comte de Montizon, grand-père de Jacques et nouvel aîné des Capétiens légitimes[18],[19].

Ce n'est cependant qu'une minorité des royalistes, qui, au regard des lois fondamentales et des principes de dévolution de la Couronne préfèrent suivre la branche bourbonienne d’Anjou, au détriment des Orléans. Puis à la mort de son grand-père, le , Jacques devient le nouveau dauphin de France pour les légitimistes.

Formation militaire

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Jacques de Bourbon vers 1885.

Lorsqu'est votée la loi d'exil de 1886[N 7], Jacques se retrouve dans l'incapacité de poursuivre ses études militaires en France. Il poursuit donc ses études au collège de Beaumont (situé en Angleterre), et enfin au collège de Stella Matutina de Feldkirch (en Autriche).

Carrière militaire et drame familiaux

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Carrière militaire en Russie

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Jacques Ier de Bourbon en uniforme de hussard.

En 1890, il entre à l’académie militaire autrichienne de Wiener-Neustadt (près de Vienne), où il fait son apprentissage militaire. En 1896, le tsar Nicolas II l'accepte dans l’armée impériale russe, dans laquelle il est officier d'abord comme enseigne dans le 24e régiment des dragons de Loubny puis au régiment des hussards de Grodno (ru) dans la garde impériale russe. Il est en poste en Pologne[20] aux frontières du Turkestan, de l'Afghanistan et de la Perse[21]. Il participe à la guerre des Boxers en Chine en 1900, retracée dans le film Les 55 Jours de Pékin et à l'occupation russe de la Mandchourie. Atteint par le typhus, il part en convalescence à Nagasaki au Japon où il rencontre Pierre Loti[22].

Il combat aussi dans la guerre russo-japonaise en 1904 en Mandchourie comme officier d'état-major au Ier corps d'armée. Il y obtient la croix de l'ordre de Saint-Vladimir[23].

Après avoir quitté l'armée russe avec le grade de colonel de hussards en 1909, il s’installe en Autriche, au château de Frohsdorf, hérité de sa grand-tante la comtesse de Chambord, morte en 1886.

Jacques de Bourbon voyage beaucoup, notamment en Egypte et en Indochine où il se lie d'amitié avec le gouverneur général, Paul Doumer, futur président de la République française. Le prince se rendra également au Maroc, en Inde ainsi qu’en Colombie[24],[25],[26].

Mort de sa mère et éclatement de la famille

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La famille de Jacques vers 1885.

Le début de l'année 1893 est marqué par un drame personnel dans la vie du prince Jacques de Bourbon. En effet, sa mère, la duchesse de Madrid, alors âgée de 46 ans, meurt dans sa demeure italienne le . La disparition d'une mère qu'ils appréciaient beaucoup marquent profondément la fratrie[27].

Quelques mois plus tard, le , la cousine germaine de Jacques, la princesse Marie-Louise de Parme[N 8] épouse le prince régnant de Bulgarie, Ferdinand Ier. Ce dernier est le dernier fils de la très ambitieuse princesse Clémentine d'Orléans. Le mariage n'est pas sans causer quelques problèmes protocolaires, en effet le père de Jacques, se considérant comme le roi titulaire de France, se présente aux noces avec le collier de l'ordre du Saint-Esprit. Cependant, un autre invité, le cousin germain de Ferdinand prétend également à cette qualité (Ferdinand reconnait son cousin comme le véritable prétendant au trône, au contraire de son nouveau beau-père qui reconnait Charles)[28].

L'année suivante, le duc de Madrid annonça son intention de se remarier. Après un an de veuvage, il dressa une liste de princesses célibataires et choisis Thérèse de Liechtenstein (fille d’Alfred de Liechtenstein et tante de François-Joseph II). La princesse ne lui plaisant finalement pas, il convola avec la suivante, la princesse Marie-Berthe de Rohan[29]. La jeune femme se fait rapidement détester de ses beaux-enfants car elle « ne comprend rien au carlisme » mais également à cause de sa personnalité « réactionnaire et trop autrichienne »[30].

En 1890, la sœur cadette de Jacques, Elvire entame une relation avec leur cousin l’archiduc Léopold-Ferdinand d’Autriche-Toscane, fils et héritier du dernier grand-duc de Toscane. Cependant, lorsque la reine d'Espagne Marie-Christine apprit cela, elle refusa qu'un membre de sa Maison épouse la fille d’un « traître ». Alors et au contraire de sa sœur ainée Blanche qui put épouser l'archiduc Léopold-Salvator, les fiançailles furent rompus par l’empereur François-Joseph Ier. En 1902, l’archiduc renonça à ses titres et à ses fonctions, et épousa une prostituée avec laquelle il s’installa en Suisse[31]. La princesse en fut abattue et tomba sous le charme d'un peintre italien de dix ans son aîné, en 1896, Felipe Folchi. Le couple quittèrent la Tenuta Reale pour Venise et eurent trois fils illégitimes[N 9]. Le père de Jacques dénonça publiquement sa fille et lui retira ses titres et prérogatives, la déclarant morte[N 10].

Le 31 janvier 1899 soit 6 ans, jour pour jour, après le décès de sa mère, Jacques perd un autre membre de sa famille. En effet, la princesse Marie-Louise de Bulgarie, sa cousine germaine, sujette à de profondes angoisses dû aux agissements de son époux[N 11] rend l'âme se réfugie, à peine âgée de 29 ans, en mettant au monde la princesse Nadejda.

Enfin, en 1902, une autre cousine germaine de Jacques, la princesse héritière de Saxe née Louise-Antoinette de Habsbourg-Toscane, défraie la chronique en s'enfuyant enceinte au bras de son amant, André Giron, précepteur de ses enfants. Son divorce est conclue en 1903 et la princesse se remarie en 1907, avec le compositeur italien Enrico Toselli, qui a treize ans de moins qu'elle et dont elle a un enfant.

Prétendant aux trônes

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Chef de la Maison de Bourbon

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Jacques de Bourbon, le , à Varèse aux obsèques de son père Charles de Bourbon, Le Monde illustré.

Au décès de son père le , les légitimistes français le reconnaissent comme roi de France et de Navarre sous le nom de Jacques Ier, et les carlistes espagnols comme roi des Espagnes et des Indes sous le nom de Jacques III. Il prend les titres de duc d'Anjou et de Madrid. Il porte les insignes des ordres du Saint-Esprit et de la Toison d'or lors des obsèques de son père à Varèse le suivant[32]. Le prince décide de démissionner de l'armée russe, jugeant incompatible ses nouvelles fonctions avec un uniforme étranger[33]. Bien qu'exilé et non reconnu par la quasi-totalité des familles royales européennes[N 12], Jacques reçoit de nombreuses lettres de condoléances à la suite de la mort de son père, notamment du Kaiser, du Tsar ou encore du roi Edouard VII du Royaume-Uni[34]. Jacques de Bourbon s'affirma à plusieurs reprises chef de la maison de France ou de la maison de Bourbon, et successeur des rois de France. Il revendiqua le port des pleines armes de France contre le duc d'Orléans[1] et la grande maîtrise des ordres royaux, comme il l'affirme en particulier dans une lettre à M. Cathelineau :

« J'accueille avec la même incrédulité l'information que vous me rapportez, selon laquelle le Duc d'Orléans parait quelquefois avec le Collier de Saint Esprit, qui est mon apanage exclusif. Le Chef de la Maison de Bourbon, c'est moi; moi qui, dans ma lettre aux souverains, à l'occasion de la mort de mon cher et regretté père, ai solennellement déclaré que j'entendais revendiquer tous les droits et prérogatives qu'il me transmettait en dépôt; moi qui tiens du comte de Chambord, avec le château de Fröhsdorf, les reliques, les archives et les papiers de la monarchie légitime, ainsi que la maîtrise des ordres royaux. S.A.R. le duc d'Orléans est d'autant moins qualifié pour faire un chevalier du Saint-Esprit, ou pour s'approprier cet ordre, qu'il est le tout a fait dernier dans notre arbre généalogique, et que sa branche ne peut produire la moindre prétention qu'après la complète extinction non seulement de la mienne, mais encore de celles d'Espagne, des Deux-Siciles et de Parme[35]. »

C'est lui, qui, en temps qu'ainé des Bourbons, conduit sa cousine Zita de Bourbon-Parme à l'autel pour son mariage avec l'archiduc Charles d'Autriche. Le couple devient en 1916, le dernier couple impériale d'Autriche[36]. De plus, il semble que malgré son statut de prétendant aux trônes d’Espagne et de France, il a entretenu de très bonnes relations avec les souverains européens tels que la grande-duchesse Charlotte[N 13], la reine Élisabeth de Belgique[N 14], le prince héritier Rupprecht de Bavière ou encore le prince Paul de Yougoslavie[N 15],[37].

Le prince étant intéressé par ce qui se passait dans les syndicats, réussit à se procurer une carte de la C.G.T en tant que « Jacques Bourbon, ouvrier mécanicien »[25].

Jacques de Bourbon fait par ailleurs régulièrement exposer les collections royales françaises en sa possession dans des musées européens. C’est ainsi que l’Exposition de l’Académie royale des Arts de Berlin portant sur les « oeuvres de l'art français au XVIIIe siècle » en 1910, ou bien encore l’Exposition de la bibliothèque de Versailles sur « la reine Marie-Antoinette et sa cour » en 1927 se virent prêter de très nombreuses collections et divers objets d’arts alors en possession de Jacques[38],[39].

Première guerre mondiale

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Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, Jacques de Bourbon est placé aux arrêts dans son château de Frohsdorf - officiellement pour son grade dans l'armée russe, en fait pour avoir appelé ses partisans à soutenir la France. On lui donne la possibilité de choisir entre la captivité pour la durée de la guerre et l'exil - il part alors pour la Suisse[33].

Le duc d'Anjou et de Madrid aide également, durant les premiers mois de la guerre[N 16], les ambulances de Lyon. Son âge l'empêche en effet de participer ouvertement aux combats. Le prince Jacques de Bourbon s'occupe alors en mettant en sécurité l'immense collection de souvenirs royaux présentent à Frohsdorf[40],[25].

Durant la guerre et à l’exemple d’une grande partie des familles royales européennes, les Bourbons sont déchirés. En effet la sœur aînée de Jacques, l’archiduchesse Blanche, soutient la Triplice, de même que l’oncle et la tante du prince, qui vivent alors en Bavière. Au contraire, Jacques et ses autres sœurs (Alice et Béatrice) soutiennent l’effort de guerre alliés, notamment en travaillants dans des hôpitaux[41],[25].

Selon Francisco Melgar, un carliste ayant été le secrétaire du duc de Madrid et le précepteur de Jacques, ce dernier ne peut compter que sur « l’héroïque Albert de Belgique et l’empereur de Russie », étant, toujours selon les mots de l’auteur, « les deux seuls souverains amis de personnel » de Jacques[42]. Francisco Melgar affirma également que Jacques n’est pas germanophile ni par ailleurs francophile mais uniquement « neutre »[42].

Dernière années

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Jacques de Bourbon à son bureau, au château de Frohsdorf, vers 1910.

Après la Première Guerre mondiale, il prend donc le titre de duc d’Anjou, en tant qu'aîné des descendants du roi Philippe V d'Espagne (1683-1746), né Philippe de France, duc d’Anjou. Ce titre d'attente sera par la suite repris par la plupart des prétendants légitimistes jusqu'à aujourd’hui. De son côté Philippe VI, actuel roi d’Espagne porte un écu aux armes d’Anjou (à savoir, « d'azur à trois fleurs de lis d'or et à la bordure de gueules »), placé au centre des armes d'Espagne.

Portrait du duc d'Anjou et de Madrid vers 1911 per Hermann Torggler. Col. Inigo Perez de Rada, Madrid.

En 1923, il fonde l'ordre de la Légitimité Proscrite destiné à reconnaître les mérites de ses partisans carlistes les plus loyaux et en particulier de ceux qui auraient été persécutés et auraient souffert du fait de leur foi politique[43].

Jacques de Bourbon vit une partie de son temps à Paris, où il a un pied-à-terre au no 43 de l'avenue Hoche, dans le 8e arrondissement. C'est là qu’il meurt, d’une angine de poitrine, le à 19 h 30, quelques jours après s'être réconcilié avec son cousin exilé l'ancien roi Alphonse XIII, qu'il fait chevalier[44] de l’ordre du Saint-Esprit[N 17] le .

Décès et succession

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Son acte de décès (no 1628) le mentionne comme « Jaime, Charles, Alphonse, Philippe de Bourbon, Duc d’Anjou et de Madrid, domicilié au château de Frohsdorf (Autriche) », l’employé de l'état civil ayant écrit le premier prénom en espagnol et ayant omis de nombreux prénoms parmi les siens.

Ses obsèques françaises[N 18] ont lieu le à Paris, en l'église Saint-Philippe-du-Roule, en présence d’Alphonse XIII et de nombreux Bourbons[N 19]. L’ancienne famille royale espagnole est donc présente, à la grande stupéfaction des journaux, en effet, en plus de l’ancien roi, son épouse, leurs deux filles ainsi que le comte de Barcelone et le duc de Ségovie assistent à la cérémonie[46],[47]. La grande-duchesse Charlotte de Luxembourg (dont l’époux Félix était le cousin germain du défunt) envoie également comme représentant le commandant Speller[48],[49]. L’impératrice Zita, le roi d’Italie et l’ancien roi de Bulgarie s’étaient également fait représenter[49]. Un service funèbre sera également célébré dans la Basilique Saint-Denis le 2 décembre 1931[26].

Finalement, le duc d'Anjou et de Madrid est[45] inhumé le à Viareggio (près de Lucques, en Italie), en la chapelle de la Tenuta Reale (« domaine royal ») — appelée aussi Villa Borbone[50],[N 20] (« villa Bourbon ») —, en présence[51] de son oncle Alphonse-Charles de Bourbon, âgé de 82 ans, qui lui succède comme prétendant légitimiste au trône de France et comme prétendant carliste au trône d'Espagne.

Selon ses dernières volontés, ses sœurs, les princesses Blanche, Béatrice et Alice offrent « au gouvernement français », le casque de Charles X ainsi que le sabre du général de Bourmont, remis au dernier roi de France après la prise d’Alger en 1830. C’est ainsi 102 ans plus tard, le 25 janvier 1932 que les descendants du souverain font don de ce vestige à la France[52].

Le prétendant sur son lit de mort en 1931.

Titulature et décorations

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Portrait de Jacques de Bourbon en uniforme des Hussards de Grodno où apparaissent ses décorations.

Les titres portés par les membres de la maison de Bourbon n'ont pas d'existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Aîné des descendants de Louis XIV, Jacques de Bourbon a porté les titres suivants :

  •  : Son Altesse Royale, le prince Jacques de Bourbon, prince du Sang ;
  •  : Son Altesse Royale Jacques, fils de France ;
  •  : Son Altesse Royale le dauphin de France ;
  •  : Son Altesse Royale le duc d'Anjou.
    • Sa Majesté le roi de France et de Navarre.

En raison de sa position de chef de la maison de Bourbon, mais surtout d'aîné des Capétiens, Jacques de Bourbon était de facto le chef de la maison royale de France, il se revendiquait comme tel dans ses proclamations[2]

Les titres portés par les descendants de l'infant Don Carlos de Bourbon n'ont pas d'existence juridique en Espagne et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Aîné des descendants de Philippe V, Jacques de Bourbon a porté les titres suivants :

  •  : Son Altesse Royale le prince des Asturies ;
  •  : Son Altesse Royale le duc de Madrid.
    • Sa Majesté le roi des Espagnes.

Ordres dynastiques français et espagnols

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En qualité de chef de la maison de Bourbon et prétendant légitimiste au trône de France, et comme prétendant carliste au trône d’Espagne, Jacques de Bourbon revendiquait la grande maîtrise des ordres dynastiques traditionnels[53],[54].

Ordres dynastiques français

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Comme prétendant légitimiste au trône de France, il revendiquait la grande maîtrise des ordres suivants :

Ordres dynastiques espagnols

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Comme prétendant carliste au trône d'Espagne, il revendiquait la grande maîtrise des ordres suivants :

Ordres sous la protection du roi d'Espagne

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Décorations militaires

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Il faillit être nommé chevalier de la Légion d'honneur mais la Troisième République renonça à lui accorder cette distinction[56].

Publication

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Le marquis de Fraysseix-Bonnin, capitaine de vaisseau, publie dans Le Correspondant, les lettres qu’il reçut de Jacques. Ses lettres, sont rassemblées dans un livre intitulé « Guerre russo-japonaise : Lettres de S.A.R le prince Jaime de Bourbon, capitaine de dragons russes à l’état-major du général Kouropatkine ». Ce livre est publié en 1904[59].

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Le couple était cependant et visiblement épris l'un de l'autre.
  2. D’abord soutenue par la reine Isabelle II, la troisième guerre carliste se voit abandonnée par cette dernière après 1874.
  3. Depuis l'abdication en sa faveur, en 1868, de son père, le comte de Montizón, précédent prétendant carliste. Charles de Bourbon deviendra également prétendant légitimiste au trône de France à la mort de son père en 1887. Son fils puis son frère assumeront eux aussi, jusqu'en 1936, cette double revendication dynastique, qui sera reprise ensuite par la nouvelle branche aînée des Bourbons, issue de François de Paule de Bourbon, oncle cadet du comte de Montizón.
  4. Ce qui vaut à une trentaine de ces saint-cyriens d'être exclus[14],[15] de leur école militaire (par décision ministérielle du général Farre, ministre de la Guerre).
  5. « Ministère de l’Intérieur – Division de la sûreté générale – 2e bureau – Police des étrangers – Expulsion
    [...]
    « Le ministre de l’intérieur pourra, par mesure de police, enjoindre à tout étranger voyageant en France, de sortir immédiatement du territoire français et le faire conduire à la frontière »
    [...]
    Vu les renseignements contenus dans le rapport de M. le préfet de police, en date du 15 juillet 1881, sur don Carlos, duc de Madrid ;
    Considérant que la présence de l’étranger susdésigné sur le territoire français est de nature à compromettre la sûreté publique,
    Arrête :
    Article Ier. Il est enjoint au sieur don Carlos, duc de Madrid ;
    De sortir du territoire français.
    [...]
    Paris le 16 juillet 1881 »
    [16]
  6. Jules Brémond, dans Le Figaro du 18 juillet 1881, se livre à des hypothèses sur le motif de cette expulsion : « Ce décret ne donne [...] aucun motif à la mesure prise par le gouvernement. Toutes les suppositions sont donc permises. Nous savons très bien que dans les cercles gouvernementaux on essayera — on essaye déjà — de faire croire que l’expulsion de don Carlos est due à son attitude pendant la messe à l’occasion de la fête de Mgr le comte de Chambord. Mais ce motif n’est pas le vrai. La messe légitimiste de Saint-Germain des Près n’a d’ailleurs provoqué aucune manifestation, et l’attitude de don Carlos, aussi bien à l’église qu’à la sortie, a été absolument digne et correcte. Il faut chercher ailleurs la vraie raison du décret d’expulsion que vient de signer M. Constans. Il faut la chercher d’abord, croyons-nous, dans le désir du gouvernement français d’être agréable au gouvernement espagnol, avec lequel nos rapports sont assez tendus en ce moment. L’expulsion de don Carlos servirait de prétexte à un rapprochement. » Et dans la presse morlaisienne, Henri des Houx croit pouvoir affirmer que : « Mgr le duc de Madrid [...] n'est pas un prétendant français, et sa présence à la Chapelle expiatoire ou à Saint-Germain-des-Prés ne pouvait inquiéter la République. Non, ce n'est pas cela. Mgr le duc de Madrid est chassé, parce le gouvernement de la République française a peur du gouvernement espagnol[17] ».
  7. Mais également à cause du bannissement de son père en 1881.
  8. Fille aînée de son oncle paternel le duc Robert de Parme.
  9. Felipe Folchi étant marié.
  10. « Aux carlistes, vous êtes ma famille, mes enfants bien-aimés, et je considère qu’il est de mon devoir de vous annoncer qu’une de mes filles, celle qui était l’infante Doña Elvire, est morte pour nous tous. »
  11. Ce dernier trahie ses engagements. Il avait en effet promis à son beau-père et à son épouse, profondément catholiques, de faire baptiser et d'élever ses enfants dans la foi catholique. Cependant, trahissant sa promesse, il fit ordonner son fils aîné Boris dans la religion de son peuple.
  12. En effet, seul les Maisons de Habsbourg-Toscane et Bourbon-Parme reconnaissent Jacques comme souverain espagnol et français.
  13. Épouse du prince Félix de Bourbon-Parme, cousin germain de Jacques, et nièce de la duchesse de San Jaime, tante maternelle par alliance du prince.
  14. À qui il fait parvenir un exemplaire des Mémoires de la duchesse d’Angoulême.
  15. Dont le père, le prince Arsène de Yougoslavie, est le meilleur ami de Jacques.
  16. Jusqu’en 1915.
  17. L’ordre du Saint-Esprit, n'étant plus attribué par un souverain français depuis 1830, est devenu un ordre dynastique.
  18. Un second service funèbre a lieu trois jours plus tard à Viareggio[45].
  19. Le journal L’indépendance luxembourgeoise rapporte ainsi que la cérémonie se déroulas « présence de l’ex-roi Alphonse XIII, de la reine Victoria et de leurs enfants, du prince des Deux-Siciles, des princes Xavier, Sixte et René de Bourbon- Parme, d’un officier de sa maison représentant la grande-duchesse de Luxembourg et de l’infant Don Jaime. »
  20. À ne pas confondre avec la Villa Borbone delle Pianore (it)(« villa Bourbon des plaines »), qui se trouve 12 kilomètres plus loin, à Camaiore.

Références

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  21. Reynaldo Brea y Cuartero, Baron de Artagan,Príncipe heroico y soldados leales, éd. La Bandera Regional, Barcelone, 1912, p.24
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  54. On le voit en particulier porter le collier et la plaque de l'ordre du Saint-Esprit lors des obsèques de son père le 22 juillet 1909 à Varèse : [3]
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  58. « ÖNB Digital - OpenSeadragon Image Viewer », sur digital.onb.ac.at (consulté le )
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Bibliographie

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  • Patrick van Kerrebrouck, La maison de Bourbon (1256-1987), coll. Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France,éd. Patrick van Kerrebrouck, Villeneuve d'Ascq, 1987
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  • Melgar, Francisco, La Gran Víctima [el partido jaimista], conferencia pronunciada, el día 22 de marzo de 1917, en la Sociedad de amigos de Francia y sus alíados, Madrid : P. Orrier, 1917
  • de Bourbon, Jacques et Marquis de Fraysseix-Bonnin, Guerre russo-japonaise : lettres de Son Altesse Royale le prince don Jaime de Bourbon, capitaine de dragons russes à l'état-major du général Kouropatkine en 1904 (1904), Paris : de Soye et fils, 1904