Jacques d'Humières

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Jacques d'Humières
Titre Marquis d'Encre[a]
Gouvernement militaire Gouverneur de Picardie
Distinctions Chevalier de l'ordre de Saint-Michel ; Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Biographie
Dynastie Maison d'Humières
Naissance vers 1520
Décès
Père Jean II d'Humières
Mère Françoise Le Josne de Contay

Blason Humières.svg

Jacques d'Humières (né vers 1520 - mort en 1579) est un noble picard, marquis d'Encre[a] et gouverneur de Picardie, fondateur de la Ligue catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jacques d'Humières était le fils de Jean II d'Humières (mort en 1550) et de Françoise Le Josne de Contay (morte en 1557). Il était le frère de Charles d'Humières, Grand aumônier de France et évêque de Bayeux. Il épousa Rénée d'Averton (morte en 1592) avec laquelle il eut trois enfants : Charles d'Humières et Anne d'Humières morts en 1595 et Jacqueline d'Humières morte après 1606, héritière et dernière descendante de la maison d'Humières, qui épousa, en 1595, Louis II de Crevant (1565-1648)[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Chambellan du Dauphin, maître de sa garde-robe, puis, conseiller du roi et chambellan du roi en 1559, Jacques d'Humières fut nommé gouverneur de Péronne, Roye et Montdidier, le 15 décembre 1560, après la mort de son frère Louis. Lieutenant-Général du roi en Picardie puis gouverneur de Picardie à la création de cette fonction en 1568. Il était capitaine de cinquante hommes d'armes en 1567.

Le Prince de Condé investi du gouvernement de Picardie devant attribuer aux protestants, conformément au traité du 14 mai 1576, des places de sûreté, Jacques d'Humières, refusa de remettre des places fortes de Picardie, dont Péronne, aux protestants.

En juin 1576, avec l'appui de seigneurs des environs réunis au château d'Happlaincourt, il rédigea un manifeste qui fut rendu public à Péronne en [2]. Ce manifeste était en fait un appel lancé aux princes et prélats du royaume, afin de rétablir la religion catholique et « l’obéissance de Sa Majesté ». Le mouvement gagna le plupart des villes de Picardie : outre Péronne, Abbeville, Amiens, Corbie, Encre[a], Saint-Quentin, Beauvais adhérèrent à la Ligue catholique. Soutenu par l’Espagne, le mouvement gagna toute la France.

À sa mort en 1579, son fils Charles d'Humières lui succéda ; ce dernier se rallia en 1589 — après l'assassinat d'Henri III — à Henri de Navarre (qui devint Henri IV).

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier, seigneur d'Encre[a] en 1563 et de plus d'une trentaine de fiefs, il devint le premier marquis d'Encre en par lettres patentes du roi Henri III[3].

Chevalier de l'ordre de Saint-Michel et de l'ordre du Saint-Esprit à sa création le .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Encre est à l’époque le nom de la ville d’Albet, située dans la partie nord du département de la Somme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Humieres.pdf
  2. Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844 - réédition, Péronne et son canton, collection Jusant, Inval-Boiron, La Vague verte, 2010 (ISBN 978-2-913924-75-8)
  3. François-Alexandre Aubert de La Chenaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse française, Paris 1770.