Jacques Yonnet

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Jacques Yonnet

Jacques Yonnet, né le et mort le , est un poète, un parolier, un dessinateur, un peintre, un sculpteur, et un écrivain français. Son fils, Dominique est le père de Jean-Jacques et de Frédéric Yonnet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est surtout connu pour son essai Rue des maléfices, Chronique secrète d'une ville (antérieurement publié sous le titre Enchantements sur Paris, 1954 chez Denoël), qu'une génération d'auteurs (dont Raymond Queneau, mais aussi Jacques Audiberti, Jacques Prévert, Marcel Béalu, Claude Seignolle) admirait comme l'un des meilleurs livres écrits sur Paris, sous l'Occupation[1]. Jacques Yonnet était un ami de Robert Doisneau dont les photographies illustrent son livre majeur.

Résistance[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre, Jacques Yonnet participe très activement à la Résistance parisienne : missions de liaisons radio, de reconnaissance, mission à Londres, exécution d'un traître… En septembre 1944, son article « Petiot, soldat du Reich » dans Résistance provoqua l'ouverture d'une enquête judiciaire et policière à l'encontre du médecin sinistre et criminel qui avait assassiné dans son cabinet de la rue Le Sueur à Paris des dizaines de personnes, dont nombre de Juifs, auxquelles il avait fait croire qu'il allait les faire évader de France. Petiot se dissimulait sous de faux noms au sein même de la Résistance parisienne. Marcel Petiot, le docteur Petiot, a été condamné à mort et a été exécuté.

À la fin des années 1950, Jacques Yonnet fut chroniqueur gastronomique à L'Auvergnat de Paris grâce à son ami Pierre Chaumeil. Il y écrivit ainsi des centaines de pages à la fois fantaisistes et poétiques, accompagnées de dessins, à la gloire des bistrots parisiens, publiés dans ce périodique[2]. Jacques Yonnet fut aussi l'auteur d'une bande dessinée, de deux plaquettes de poèmes, de chansons loufoques, d'une œuvre pathétique : Gagne ta guerre !

Canulars[modifier | modifier le code]

Jacques Yonnet fut l'auteur, avec ses amis Bob Giraud, Dignimont et Robert Doisneau, de nombreux canulars. Le 1er avril 1946, ce fut celui de la « Fabrique des Enfants rouges », un reportage-bidon[3], dans lequel il racontait que les communistes français séquestraient des orphelins pauvres dans un camp pour leur inculquer le marxisme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rue des maléfices, diverses éditions dont Payot et Phébus (d'abord publié chez Denoël sous le titre Enchantements sur Paris, 1954).
  • Troquets de Paris, éditions L'échappée, 2016 [4] (extraits des chroniques parues dans L'Auvergnat de Paris).

Références et sources[modifier | modifier le code]

  1. Marc Schweizer, Jean-Pierre Sicre in Jacques Yonnet l'Enchanteur
  2. « Le comptoir d’un café est le parlement du peuple » - CQFD, mensuel de critique et d'expérimentation sociales, sur cqfd-journal.org (consulté le 14 novembre 2016)
  3. Candide, no 658, 1946
  4. « Troquets de Paris | www.lechappee.org », sur www.lechappee.org (consulté le 14 novembre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]