Jacques Serguine

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Jacques Serguine
Nom de naissance Jacques Gouzerh
Naissance (84 ans)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman, essai

Œuvres principales

Mano l'Archange, Éloge de la fessée

Jacques Serguine est un écrivain et essayiste français né en 1934.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1934 à Neuilly, Jacques Serguine, nom de plume de Jacques Gouzerh[1], vit et travaille à Avon (Fontainebleau). Il est remarqué très jeune par Jean Paulhan qui publie ses premiers textes dans La Nouvelle Revue française. En 1959, son premier roman, Les Fils de Rois, inaugure la collection Le Chemin (Gallimard) dirigée par Georges Lambrichs, et rate d'une voix le Prix Médicis, derrière Claude Mauriac. Assimilé au mouvement littéraire des Hussards il déclinera l'invitation par convictions politiques. Son quatrième roman Mano l'Archange, bien qu'unanimement salué par la critique dont Kléber Haedens qui en est le premier défenseur, se voit interdit à la vente pour "atteinte aux bonnes mœurs".

En marge d'une œuvre littéraire remarquée [2] et consacrée à l'aspect sensuel des rapports humains, Jacques Serguine est aussi l'auteur des célèbres, Cruelle Zélande et Éloge de la fessée (Folio Gallimard) dont on a pu dire qu'il a donné des lettres de noblesse à cette fantaisie érotique. Il est par ailleurs l'auteur du scénario original du film La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Les Fils de rois, Paris, Gallimard, 1959.
  • Le Petit Hussard, Paris, Gallimard, 1960.
  • Les Saints innocents, Paris, Gallimard, 1962, Prix Fénéon.
  • Mano l'Archange, Paris, Gallimard, 1962.
  • Les Falaises d'or, Paris, Gallimard, 1963.
  • Manuel et Gentille, Paris, Gallimard, 1967.
  • Les Jours, Paris, Flammarion, 1967.
  • Les Barbares, Paris, Gallimard, 1969.
  • La Mort confuse, Paris, Gallimard, 1970.
  • Les abois, Paris, Gallimard, 1971.
  • Les Russes et les Bretons, Paris, Gallimard, 1975.
  • Cruelle Zélande, Paris, Pauvert, 1978 (rééd. La Musardine, 2005).
  • Je suis de la nation du loup, Paris, Balland 1985; Paris, (Éditions du Rocher, 2005.
  • Je n'ai pas fini de t'aimer aujourd'hui, Paris, Belfond, 1989.
  • La Maison de l'Avenida, Paris, Belfond, 1992.
  • La Culotte de feuilles, Paris, Lattès, 1992.
  • Istambul Loti, Paris, Lattès, 1994.
  • Délit du corps, Le Cercle, 1998.
  • La Peau du chagrin, Paris, Le Rocher, 2003.
  • L'Été des jeunes filles, Paris, Mercure de France, 2006.
  • L'Attendrisseur, Blanche, 2007.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Éloge de la fessée, Paris, Gallimard, 1973.
  • Contradictionnaire, Paris, Le Cherche Midi, 1988.
  • L'Odeur de sainteté, Paris, Le Pré aux Clercs, 1989.
  • Un stylo à bile, Paris, Le Cherche Midi, 2002.
  • De la coupe aux lèvres, suivi de Écrire l'Éros, entretiens avec Stéphan Lévy-Kuentz, Blanche, 2004.

Notices[modifier | modifier le code]

  • Encyclopédie du Sadomasochisme, La Musardine, 2000, (351 p.).
  • Dictionnaire de la pornographie, Paris, PUF, 2005, sous la dir. de Philippe di Folco, (562 p.).

Extrait[modifier | modifier le code]

"Si l'écriture est le moyen sine qua non de l'écrivain, l'homme de lettres, lui, fait une carrière. Moi, je suis un écrivain, je l'ai toujours été. Bon ou mauvais, aux autres d'en décider. J'écris parce que je n'ai pas d'autre moyen de parler. Je n'aime pas la fréquentation des autres écrivains dans l'ensemble. Mes amis disent que je suis un ours mal léché, animal qui, avec le temps est devenu mon totem. J'ai donc toujours vécu en marge du milieu littéraire" (Écrire l'Éros, Entretiens avec Stéphen Lévy-Kuentz, Blanche, 2004).

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Catalog of copyright entries volume 16, part 1, number 2 juillet décembre 1962 p.1445
  2. La Nouvelle Revue française, n°188, 1er août 1968, pp. 151-154

Lien externe[modifier | modifier le code]

Le site de l'Institut national de l'audiovisuel propose le seul entretien de Bernard Pivot, dans le cadre de l'émission Apostrophes avec Jacques Serguine, à l'occasion de la publication de Je suis de la nation du loup : [2] .