Jacques Rouchouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Rouchouse
Description de cette image, également commentée ci-après

Photographié par Louis Monier.

Naissance (69 ans)
Lyon
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession

Jacques Rouchouse né le à Lyon est un essayiste et critique musical français. Producteur de nombreuses émissions musicales radiophoniques, il est un des plus ardents promoteurs de l'opérette en France[1], notamment par ses écrits plusieurs fois primés (Grand prix de littérature musicale de l'Académie Charles-Cros en 1995).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Rouchouse a pris goût dès son plus jeune âge à la grande musique et en particulier à l’art lyrique en écoutant à la Radio les émissions de Dominique Plessis, Henry Jacqueton, et Pierre Hiegel. Il assiste à son premier spectacle lyrique, le 7 février 1960 : l’opérette La Fille du tambour-major de Jacques Offenbach, à la Maison du Peuple de Pierre-Bénite (dans la banlieue lyonnaise) à l'occasion du gala annuel de la "Société Musicale L'Abeille", ce qui va marquer sa vie à jamais et le conduire à devenir « un des meilleurs spécialistes du genre[2] ». Il découvre le monde de l’Opéra, en 1961, avec notamment Carmen de Georges Bizet, grâce aux représentations consacrées aux ‘‘scolaires” par Paul Camerlo, le directeur de l'Opéra de Lyon de l’époque. Jacques Rouchouse monte à Paris, le 13 mars 1973, fait la connaissance de l’homme de théâtre et producteur de Radio Roger Pillaudin, lequel l’engage à l’ORTF de l’époque (en tant qu’assistant de production), pour l’émission Dialogues de France-Culture - de mars 1973 à octobre 1984. En 1979, Rouchouse propose un projet d’émissions lyriques au directeur de France-Culture Yves Jaigu, lequel l'invite à produire de grandes séries radiophoniques, telle L’opérette c’est la fête (de 1981 à 1988). Jacques Rouchouse collabore à l’émission Le Grand Débat, d'octobre 1984 à juin 1989, de Jacques Julliard, lequel reconnaît en Rouchouse une véritable « vocation » de l'opérette[3], et travaille aussi pour d’autres producteurs : Claude-Jean Philippe, Serge Daney, Laure Adler, Lucien Attoun, Jean Couturier.

Avec sa passion pour le détail et sa capacité de recréer le contexte, Jacques Rouchouse acquiert une érudition de premier plan, les Presses universitaires de France lui demandent de rédiger le nouveau « Que sais-je ? » sur l'opérette. Jacques Rouchouse a consacré une monographie à Hervé (Florimond Ronger dit) qui tient compte de ses œuvres et interprètes, mettant de l'avant le contexte théâtral à partir des journaux de l'époque[4]. Ses ouvrages sur l’opérette sont l’occasion d’une « chronique de la société française et surtout du milieu artistique parisien[5] ». Au terme de ce travail, c’est tout le genre musical qui apparaît d’une ampleur insoupçonnée : « A plonger ainsi dans ce monde parallèle - ce demi-monde qui fascinait le grand - c'est presque une civilisation que l'on découvre[6]. »

Membre de l'Académie de Vaucluse, il réside à Lauris, le village natal dans le Vaucluse du compositeur et hautboïste Joseph-François Garnier, dont il a écrit la biographie[7].

Publications et réalisations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Hervé, le père de l’opérette - 50 ans de Folies Parisiennes, préface de Jacques Martin. Éditions Michel de Maule, ISBN 2-87623-033-X.
  • 1999 : L’Opérette, Presses universitaires de France, coll. "Que sais-je ?" no 1006 ISBN 2-13-050073 0.
  • 2003 : Le Mystère des Garnier, ou l'aventure extraordinaire de trois provençaux, hautboïstes à l'Opéra de Paris, à la fin du XVIIIe siècle, Éditions du Luberon, Lauris ISBN 2-912097-37-1. [Biographie du compositeur Joseph-François Garnier, premier Professeur de hautbois au Conservatoire de Musique à Paris, en 1795]. Le Centre National du Livre (CNL) a attribué une bourse d'écriture à Jacques Rouchouse pour la réalisation de cet ouvrage.
  • 2013 : オペレッタ. Traduction par Victoria Tomoko Okada de L’Opérette dans la coll. « Que sais-je ? » en japonais, édition augmentée. Tokyo : Hakusuisha Editor, 2013, 178 p. ISBN 978-4-56050984-5

Préfaces[modifier | modifier le code]

Articles et programmes[modifier | modifier le code]

  • 1982 : « l’Opérette », Dictionnaire Larousse de la musique. Larousse, Paris, ISBN 2-03-511304-0
  • Collaborations à l’Avant-Scène-Opéra, Lyrica, Opéra International, Opéra pour tous, Compact-Magazine.
  • Programmes de théâtres : Théâtre National de l'Opéra de Paris, Opéra d’Avignon, de Saint Etienne, d’Arras, Opéra-Comique de Paris, Revue de l’Opéra de Paris, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Champs-Élysées, Théâtre des Bouffes Parisiens, Orchestre des Concerts Lamoureux. Programmes du Châtelet, théâtre musical de Paris, concernant l’opérette Véronique, ainsi que la zarzuela La Generala, en 2008.
  • Textes pour coffrets de disques : Pathé-Marconi (EMI), Sélection du Reader’s Digest, B-M-G, La Péniche-Opéra. Préface du coffret La gloire de l'opérette, double CD chez Frémeaux & Associés, en 2000.

Réalisateur de disques[modifier | modifier le code]

  • 1986 : l’Opérette, c’est la Fête, CD Radio France (ADD 21 1750 HM CD 65).
  • 1999 : l’Opérette en Folie, double CD pour Radio France Internationale.

Productions radiophoniques[modifier | modifier le code]

Sur France-Culture[modifier | modifier le code]

  • Opéra, opérettes, ou quand les chanteurs d'opéra rendent hommage à l'opérette, 1979.
  • Dix heures pour Offenbach, 1980.
  • L’opérette c’est la fête[8] - de 1981 à 1988 - dont Arletty, Elisabeth Schwarzkopf et aussi Gabriel Bacquier, acceptent de dire le générique.
  • Le tour de France de l'opérette, 1986-88.
  • Hommage à Dranem, 1986.
  • Les groupies de l’opérette, 1985-86.
  • Airs à boire et à manger, 1985-86.

Outre Arletty et Elisabeth Schwarzkopf, les plus prestigieux artistes participeront aux émissions de Jacques Rouchouse, mentionnons le compositeur Henri Sauguet, les chefs d'orchestre Willy Boskowsky, Igor Markevitch, Lorin Maazel, Georges Prêtre, les chanteurs Teresa Berganza, Joan Sutherland, Nicolaï Gedda, Rita Streich, Christa Ludwig, Gabriel Bacquier, Georges Thill, Régine Crespin, Jacques Jansen, Mady Mesplé, Alain Vanzo, Robert Massard, Michel Dens, Michel Sénéchal, Ernest Blanc, des comédiens aussi tel Maurice Baquet, Pierre Bertin, Rellys, Andrex, Charpini...

Autres radios[modifier | modifier le code]

  • France Musique : "Les nuits de France Musique : Les nuits Offenbach" – "Opérette, où as-tu la tête ?" 1987, générique dit par Suzy Delair.
  • Radio France Outre-Mer : "Histoires d’O...pérettes" 1988.
  • Radios locales de Radio France : "L’Opérette bat la campagne" : 30 épisodes à l'initiative de Jacques Santamaria, dont Rouchouse est l’auteur et Jacques Martin le narrateur. (1990, rediffusions en 1991 et 1998 par Radio Bleue).
  • France Inter : "L’Opérette, c’est la fête" (juillet/août 1995 et 1996) – "L’été Offenbach" (juillet 1997) – "L’été Viennois" (août 1998) (en remplacement - avec son accord - de Frédéric Lodéon).
  • Radio Bleue : "De l’Opérette à l’Opéra" (1997 à 1999) – "Les rendez-vous de l’Opérette” (été 1999) – "La note lyrique" (de 1999 à 2000).

En outre d'avoir été le collaborateur de Roger Pillaudin sur l’émission T.V. "L’homme en question" sur FR3 en 1977 et 1978 (premier invité : Marcel Jouhandeau), Jacques Rouchouse a été invité à diverses émissions : "Ca se discute" de Jean-Luc Delarue sur Antenne 2 (T.V.). Émissions de Gaëlle Le Gallic, Benoît Duteurtre (France Musique) – Roland Dhordain, Frédéric Lodéon, Claude Villers, Louis Bozon, Albert Algoult (France Inter) – Martin Penet, Marc Voinchet, Jean Lebrun, Michel Bidlowsky, Alain Veinstein (France Culture), André Chanu (Fréquence Protestante), Antoine Livio (Radio Suisse Romande, SSR), François-Régis Barbry "La mémoire en chantant" (France Culture).

Organisateur de concerts[modifier | modifier le code]

  • Les lauriers de l’opérette, à Lauris (Vaucluse) d'août 1989 à août 2000.

Prix, distinctions et jurys[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

(il est à noter que ces deux prix prestigieux ont été attribués au même ouvrage: Hervé, le père de l'opérette)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jurys[modifier | modifier le code]

Jacques Rouchouse a été membre de plusieurs jurys de concours lyriques :

  • Concours des voix d’or Francis Cover (en 1982, 1983, 1984, et 1986), sous la présidence du compositeur Henri Sauget, avec des personnalités telles que Nicole Broissin, Berthe Monmart, Jacques Doucet, Gérard Chapuis, René Terrasson, Louis Erlo, Paul Ethuin...
  • Concours National d'art lyrique d'Alès (de 1991 à 2000) auprès de Robert Massard, Charles Burles, Albert Lance, René Bianco, Paul Finel, Adrien Legros, Nicole Broissin, Pierre Le Hemonet, Raymond Duffaut, Gérard Serkoyan, Ginès Sirera... Sous la présidence de la cantatrice Andréa Guiot.
  • Concours International Offenbach (1988).
  • Concours d’opérettes de la ville du Thor, organisé par Raymond Duffaut (en 1988), avec Jean-Michel Damase, Nicole Broissin, Christian Borel, Gérard Boireau, Paul Ethuin, Andréa Guiot, Henri Bedex...

Références[modifier | modifier le code]

  • Louis Oster et Jean Vermeil, Guide raisonné et déraisonnable de l'opérette et de la comédie musicale, Fayard, 2008, ISBN 978-2-213-63765-5.
  • Brochand, Christian, Histoire générale de la radio et de la télévision en France, tome 3, 1974-2000, Paris : Documentation française, 2006.
  • Le Bail Karine, « France-Musique, France-Musiques », in Jeanneney, Jean-Noël, L'écho du siècle : dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, Paris : Hachette Littératures, 2001.
  • Prot, Robert, Dictionnaire de la radio : 75 années de radiodiffusion, Paris, Institut national de l'audiovisuel, 1997, p. 521.
  • Duteurtre Benoit, L'Opérette en France, Paris, Éditions du Seuil, 1997, p. 176. ISBN 2-02-029902-X

Notes[modifier | modifier le code]

  1. il est le premier qui ait convaincu la direction de France Culture (Radio-France), que lOpérette faisait partie intégrante de notre patrimoine culturel
  2. Sergio Ségalini, Opéra International, octobre 1993, p. 58.
  3. Jacques Julliard, «L'opérette», Le Nouvel Observateur, 22 juillet 1999, p. 87.
  4. « on note une attention particulière portée aux compte-rendus des journaux de l'époque. » Cf. Pascal Blanchet, La contribution de Florimond Ronger, dit Hervé, au développement de l'opérette (1848-1870): éléments biographiques et mécanismes du comique, thèse présentée à la Faculté de Musique, Université de Montréal, Ph.D. musicologie, août 2010, p. 41.
  5. Yves Bourgade, « Hervé, le père de l'opérette », Opéra International, no 183, p. 67.
  6. Gérard Condé, « Le compositeur toqué », Le Monde, suppl. Radio/Télévision, 24 juillet 1994.
  7. Bernard Delcambre, « La Lettre du Hautboïste », Revue de l'Association Française du Hautbois, no 14,‎ (ISSN 1297-0166)
  8. "Arts Spectacles”, L'autre J.R., Le Nouvel Observateur, 26 juillet 1985, p. 61 : "J.R., c'est Jacques Rouchouse, homme de radio et musicologue, qui, depuis plusieurs années et bien avant que celle-ci ne fût à la mode, défend la cause de l'opérette...”
  9. Jean Fabre, Bulletin de l'Académie de Vaucluse, no 369, juin 2007. (ISSN 1148-6554)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :