Jacques Pierre Prothade d'Astorg

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Hippolyte d'Astorg
Jacques Pierre Prothade Hippolyte d'Astorg
Naissance
Poligny (Jura)
Décès (à 68 ans)
Saint-Cyr-la-Rivière
Origine Franche-Comté
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Marine
Grade Contre-amiral honoraire[1]
Années de service 1777-
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Ordre de Cincinnatus
Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Autres fonctions Maire
Conseiller général
Député de Seine-et-Oise
Famille Maison d'Astorg

Jacques Pierre Prothade Hyppolite, comte d'Astorg ( - Poligny (Jura) - Saint-Cyr-la-Rivière), est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Pierre Prothade d'Astorg descendait d'une vieille famille espagnole, longtemps établie en Guyenne, et qui acheta des terres en Bretagne et en Franche-Comté[2].

Entré le [3] dans la marine royale, il fit six campagnes de guerre, dont deux en Amérique et une dans l'Inde[3] sous le bailli de Suffren[4], et quatre de paix, au bout desquelles il fut nommé lieutenant de vaisseau à 26 ans ([3]).

Il fut présenté au Roi et à la cour, le [5] par le bailli de Suffren[2], et eut l'honneur de monter dans les carrosses de Sa Majesté, le [6].

Rendu à la vie privée, à l'époque de la Révolution française, il vécut fort retiré, habitant successivement ses terres de Bretagne et de Franche-Comté, « où il s'occupait uniquement du soin de se faire oublier[2] ». Néanmoins, il commanda la garde nationale de son canton, de 1789 à 1793[4].

Après le coup d'État du brumaire, le gouvernement consulaire le nomma successivement maire, puis président de canton.

Maire de Saint-Cyr-la-Rivière (1805-1828), il se fixa, en 1809, en Seine-et-Oise, fut président du collège électoral d'Étampes, et élu, par le Sénat conservateur, député au Corps législatif pour son département, le  ; le gouvernement impérial l'avait, la même année, nommé conseiller général de Seine-et-Oise et contre-amiral honoraire en 1813[1].

M. d'Astorg donna, le , au nom de la commission des finances, de longs éclaircissements sur le projet de loi relatif au budget, et termina par cette observation : « [...] que l'assemblée, n'ayant d'autre alternatire que d'adopter ou de rejeter la loi, tans pouvoir la modifier, il convenait de l'adopter. »

En , à la présentation du projet de restitution de deux cents millions de biens au duc d'Orléans et au prince de Condé, il protesta contre cette mesure qu'il déclara injuste sous cette forme, parce qu'elle favorisait certains émigrés et oubliait tous les autres. Il s'opposa à ce que la loi portant restitution des biens des émigrés, fut adoptée avec les restrictions proposées, ajoutant, qu'il fallait rendre pleine et entière justice. « Je n'ai rien à recevoir et rien à rendre, dit, avec véhémence, M. d'Astorg, je défends la cause des plus maltraités et de ceux qui ont tout perdu ; je demande donc la restitution des biens non vendus, de quelque nature qu'ils soient, et une indemnité pour les émigrés qui n'ont point de restitution à espérer. » « Ce système était le seul qu'il convînt d'adopter, et ne le fut point. En effet, il était plus facile de prouver son royalisme par quelques phrases bannales de proscription, que d'adopter, même en faveur de ses amis malheureux, des mesures sages et conciliatrices, propres à réunir la grande famille de état[2] ».

Dans la même session, il demanda le rétablissement de la franchise des ports de Marseille, de Bayonne, de Dunkerque, et de la ville de Strasbourg.

Nommé, en , président du collège électoral de Rambouillet, M. d'Astorg fut appelé, peu de mois après, à prendre, dans le port de Toulon, le commandement d'un vaisseau de ligne, et, le de l'année suivante, il reçut le brevet de commandeur de l'ordre de Saint-Louis[2]. Il était aussi chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre américain de Cincinnatus, créé par Washington en 1783, et « qui ne survécut pas à son fondateur[4] ».

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
French heraldic crowns - marquis v2.svg
Ecu d'or à l'aigle de sable.svg
Alias : De sable, à l'aigle d'argent.[8]

Armes primitives de la maison d'Astorg, marquis de Roquépine, comtes de Barbazan

D'or, à l'aigle de sable.[8],[10]

Couronne de marquis[10]
Supports : Deux lions d'or.
Devise : « NIHIL ME PAYET ».
Blason à dessiner.svg Les armes primitives avaient été modifiées par la branche de Vaudelin

De sable (alias coupé d'azur et de sable) à un faucon d'argent, longé grilleté d'or, acc. en chef de deux fleurs-de-lis d'argent et en pointe d'une demi-fleur-de-lis du même, mouvante du flanc dextre.[8]

D'après l'armorial de Dubuisson[11] : Le faucon sur une main gantée d'or, la demi-fleur-de-lis en pointe, défaillant à senestre.
Ou : D'or, à l'autour de sable, armé et becqué d'argent, lié d'or et grilleté de sable, le grelot vidé d'or.[8]
Orn ext baron de l'Empire CLH.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron d'Astorg et de l'Empire

Écartelé : aux 1 et 4, d'or, à la croix ancrée de sable; au 2, des Barons-Maires (de gueules, à la muraille crénelée d'argent) ; au 3, de sable, à un faucon d'argent, longé et grilleté d'or, posé sur une main gantée (ou « gantelée ») du même, mouvant du flanc senestre, au comble d'azur, chargé de deux fers de lance d'argent et un demi-fer de lance du même en pointe.[7],[8]

Heraldique couronne comte français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes de comte héréditaire (lettres patentes du )

Écartelé : aux 1 et 4, d'or, à l'aigle éployée de sable regardant un soleil rayonnant de gueules, naissant de l'angle dextre du chef ; aux 2 et 3, de sable, au faucon d'argent, longé et grilleté d'or, posé sur un gant du même, acc. en chef de deux fleurs-de-lis d'argent, et, en pointe, d'une demi-fleur-de-lis du même, mouvante de l'angle inférieur dextre de l'écu.[8]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Fils d'Hugues Joseph ( ✝ - Poligny), comte d'Astorg, Vice-amiral, gouverneur et maire de Poligny (1766), et de Barbe Claudine Chevallier ( † 1805), Jacques Pierre Prothade Hippolyte a épousé, le à Paris (par contrat signé du roi et de la famille royale, le et le , du maréchal duc de Noailles-Mouchy et de sa famille), assisté de son cousin Jean-Jacques-Marie, comte d'Astorg, mestre de camp de cavalerie, Elisabeth de Grassin (1760-1799), fille de Simon-Claude, marquis de Grassin, vicomte de Sens, maréchal des camps et armées du roi (1748), gouverneur de Saint-Tropez, et de Geneviève de Viou de Tessancourt. Ensemble, ils eurent :

Veuf, il épousa en secondes noces, le à Saint-Cyr la Rivière (Essonne), Charles Elisabeth Jacques Ducoudray (1764-1834).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jacques-Pierre-Prothade-Hippolyte comte d'Astorg », sur saint-cyrlariviere.over-blog.com (consulté le 14 juillet 2011)
  2. a b c d et e Pierre Louis Pascal de Jullian, Galerie historique des contemporaines, vol. 1, , 2e éd. (lire en ligne)
  3. a b c et d Nicolas Viton de Saint-Allais, Ange Jacques Marie Poisson de la Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Abbé de Lespines, de Saint-Pons, Ducas et Johann Lanz, Nobiliaire universel de France : ou recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, vol. 4, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne), d'Astorg ou Astorgue
  4. a b et c « Astorg (Jacques-Pierre-Prothade, comte d') », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  5. Gazette de France du (no 10).
  6. Mercure de France du (no 7).
  7. a b et c « BB/29/1001 pages 56-60. », Institution de majorat attaché au titre de baron au profit de Jacques, Pierre, Prothade d'Astorg, accordée par lettres patentes du , à Ebersdorf., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  8. a b c d e f et g Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  9. « Cote LH/2776/16 », base Léonore, ministère français de la Culture
  10. a et b Arnaud Bunel, « Armorial des rues de Paris », VIIIe Arrondissement, sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 11 juillet 2011)
  11. Pierre Paul Dubuisson, Armorial des principales maisons et familles du royaume, de Paris et de l'Île de France, Edizioni Orsini de Marco, (réimpr. 2007) (ISBN 978-88-7531-088-2)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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